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 Convoi exceptionnel

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MessageSujet: Convoi exceptionnel   Mar 18 Sep - 11:26

Convoi exceptionnel


Jeudi 4 octobre, 16h30

La bagarre dans les couloirs, celle qui venait d'avoir lieu et qui avait engagé un bon nombre d'élèves pourtant respectables d'après ce que Nolan avait pu en voir durant les quelques cours qu'il avait déjà donné depuis le début de l'année, n'avait pas duré. Après son intervention suivit celle du Directeur de l'établissement, ce cher Gaël Rahl qu'il avait justement rencontré dans son bureau quelques jours auparavant pour lui parler de cette menace sanglante qui avait été déposée sur le mur. Pendant que ce dernier s'occupait actuellement du responsable de toute cette mascarade, Nolan avait été personnellement chargé de porter la victime la plus grave à l'infirmerie, celle à qui il avait prodigué les soins les plus urgents. Il avait été soulagé de l'entendre exprimer quelques mots même s'il avait été profondément choqué que ça soit pour lui rendre son devoir de Sortilège qu'il avait pris la peine de glisser dans sa cape.

Sans attendre, le professeur s'était exécuté, élevant Miss Sherwood dans les airs à l'aide d'un sortliège de Mobilicorpus. Il l'aurait bien portée à travers les longs couloirs de l'école mais il était certain que ce serait bien plus confortable pour elle de flotter dans l'air que d'être balotée dans ses bras. Pendant le trajet il n'avait lancé que quelques regards anxieux vers la jeune fille pour s'assurer qu'elle était toujours consciente. Il avait dû s'approcher de près une fois, lorsque ses yeux fermés à point li avait fait penser le contraire. Il avait penché son oreille au-dessus de la poitrine de l'élève afin d'entendre les battement de son coeur. C'est ainsi qu'il s'était rassuré avant d'entrer dans le grand dortoir médical. Les portes étaient déjà ouvertes, il n'eut qu'à y glisser le corps immobile de la Serpentard qu'il ne tarda pas à déposer doucement sur un des lit vides.

- La voilà, madame Pomfresh. Elle est très faible. Elle a subit le maléfice du Prince de Sang-Mêlé, d'où son état. .

Madame Pomfresh était déjà bien occupée à tenter de réanimer la préfête des Poufsouffle. A vrai dire elle s'affairait vivement au point qu'on aurait pu croire qu'elle n'avait même pas écouté Nolan. Pourtant elle hôcha vivement la tête. Elle était terriblement concentré et c'était plutôt une bonne chose. Le professeur jeta alors un oeil vers l'élève qu'il avait amenée ici : sa peau était siblanche qu'il se sentait lui-même pâlir à vue d'oeil. Cette fois il ne se sentait pas vraiment capable de faire plus, tout était entre les mains de l'infirmière médicomage, à moins qu'il ne puisse aide en quoique ce soit ?

- Est-ce que je peux faire quelque chose ?, avait-il demandé à l'égard de Madame Pomfresh, tout en se tournant vers elle, les yeux brillants.

- Vous pouvez commencer par donner à cette pauvre enfant un oreillé descent,
puis couvrez-là parce qu'après un tel traumatisme corporel son corps doit être glacé. Il faut vite qu'elle se réchauffe.


Sans rien dire, Nolan se pencha sur le lit voisin pour y attraper l'oreiller bombé qui y était déposé. Armé de délicatesse il glissa une main sur le crane de Kathleen pour y déposer le fameux oreiller avant de laisser reposer la tête de l'élève. Dans la foulée, il fit un pas glissant vers le bout du lit pour attraper la couverture assez fine qu'il ouvra et remonta fluidement sur la totalité du corps de la rousse. Il était cependant assez secptique quand aux propriétés réchauffante de ce pauvre drap, et comme si madame Pomfresh avait lu dans sa gestuelle perplexe, elle reprit la parole.

- Cette couverture est ensorcelée, elle va faire grimper la température du corps de Miss Sherwood en un rien de temps, faites-moi confiance.
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MessageSujet: Re: Convoi exceptionnel   Mer 19 Sep - 11:35
"Convoi exceptionnel"



[Jeudi 4 octobre, 16h30]

A travers les larmes qui remplissaient ses yeux, Kathleen avait vu le Directeur de Poudlard arriver. A peine consciente de ce qu’il se passait, elle n’entendit pas ce qui était ordonné par la voix grave. Elle entendait tout au plus des bourdonnements lointains. A chaque fois qu’elle fermait ses paupières et qu’elle les rouvrait, c’était comme si des minutes entières s’étaient écoulées. Le public s’était rapidement dissout et les élèves qui avaient été blessés par Luka Oz semblaient être entre de bonnes mains. Du moins, si on pouvait qualifier celles du Sang-de-Bourbe qu’était Thanaël comme étant « bonnes ».

La Préfète, elle, était encore adossée au mur. Seule sa tête était penchée en avant. Sa joue toujours contre l’épaule du Professeur de Sortilèges, elle se laissa glisser dans l’inconscience, appréciant le contact qui, étrangement, la rassurait. Elle ne semblait pas se soucier du fait que les boutons de sa chemise soient tous ouverts et que, par conséquent, son haut de sous-vêtement soit visible. Elle avait bien d’autres pensées en tête à ce moment-là. En parlant de tête, la douleur qu’elle ressentait à l’arrière de son crâne s’estompât soudainement.

La voix lointaine s’éleva à nouveau, mais Kathleen fut incapable de décrypter ce qu’elle disait. Elle était trop loin. Après un instant, elle sentit son corps être soulevé. Plus rien ne la touchait. Elle ne touchait plus rien. Le rassurant contact physique qui la gardait jusqu’alors proche de Nolan Ostel étant brisé, elle tenta d’ouvrir ses paupières, mais elle en était incapable. C’était comme si elle se trouvait dans un rêve où elle n’avait ni la force ni la possibilité d’ouvrir ses yeux. Comprenant que c’était peine perdue, elle cessa de se battre contre la fatalité.

Apparemment, le fait que ses globes oculaires cessent de se mouvoir sous ses paupières avait inquiété le Professeur de Sortilèges, car celui-ci s’assura de la vitalité de Kathleen. Cette dernière n’aurait pas su dire combien de temps elle avait passé à léviter dans les airs, mais elle sentit son visage se crisper momentanément lorsqu’elle fut posée sur un matelas moelleux. Elle qui ne se couchait jamais sur le dos, elle n’allait pas avoir le choix, cette fois... Elle doutait fortement que l’infirmière ne la laisse dormir sur le ventre avec une côte cassée !

Des voix s’élevèrent autour d’elle. Deux voix différentes, l’une plus grave que l’autre. A moitié consciente, la Préfète comprit que Madame Pomfresh et Monsieur Ostel parlaient. Elle parvint à saisir le sens de leurs mots uniquement lorsque son nom de famille fut prononcé. Apparemment, l’infirmière demandait au Professeur de lui faire confiance. Mais pour quoi ? Kathleen n’allait sans doute jamais le savoir. La voix douce de la sorcière vêtue de blanc lui parvint une nouvelle fois. Elle s’adressait de toute évidence encore et toujours à Monsieur Ostel.

« Vous pouvez maintenant rester auprès d’elle, juste le temps que je m’occupe des autres élèves. Si son état empire soudainement, appelez-moi ! »

S’ensuivit le bruit caractéristique d’une chaise que l’on tirait près de son lit, puis de celui des rideaux qui étaient tirés. Il était fort probable que le Professeur soit en cet instant-même installé sur une chaise à côté d’elle, à la surveiller comme un berger surveille un troupeau de moutons. Madame Pomfresh avait décidé d’offrir un peu d’intimité à la rousse affaiblie. Dès que les rideaux étaient tirés, c’était comme si le ou la malade se trouvait dans une bulle, loin de tout. Décidant qu’il était temps pour elle de rejoindre la réalité, Kathleen ouvrit les yeux.

Fixant un instant le plafond, elle resta immobile, prenant de profondes inspirations. Le lit étant magiquement prévu à cet effet, il ne fallut à Kathleen que la volonté de se redresser pour que la tête de lit se courbe d’elle-même. Lorsqu’elle fut presque en position assise, la couverture qui avait été posée sur elle glissa. Mais pendant combien de temps Kathleen avait tenté de sortir de l’inconscience ? Une minute ? Trente minutes ? Une heure ? Elle n’en savait strictement rien. Refermant d’abord les boutons de sa chemise blanche, elle posa ensuite ses yeux sur Nolan.

« Je suis désolée... »

Cette phrase fut prononcée avec peine par la rousse dont les paupières inférieures étaient recouvertes du maquillage qui avait coulé à cause de ses larmes. Elle semblait être sincèrement désolée, mais encore fallait-il savoir si elle était désolée que Nolan Ostel se soit retrouvé au milieu de cette histoire, ou parce qu’elle ne lui avait pas donné le nom de Luka Oz alors qu’elle le soupçonnait de vouloir s’en prendre à elle ou finalement parce qu’elle ne lui avait pas rendu le devoir immédiatement à la fin du cours.

« Comment va-t-elle ? » interrogea madame Pomfresh qui avait passé sa tête entre les rideaux blancs avant même que le Professeur de Sortilèges n’ait pu répliquer quoi que ce soit.

« Ça va, Madame, ça va... »

« Tu ne devrais pas être ainsi redressée avec une côte cassée ! »

« Je sais Madame. »

Une discussion silencieuse s’ensuivit. Les deux sorcières avaient plongé leur regard l’un dans l’autre et n’ouvrirent plus la bouche. Un simple hochement de tête de la part de Kathleen permit de faire capituler l’infirmière qui détourna ses yeux. Elle semblait être sur le point de s’adresser à Monsieur Ostel quand un bruit se fit entendre derrière elle. Elle tourna la tête pour regarder par dessus son épaule ce qu’il se passait. Apparemment, elle devait s’en aller, car elle repassa sa tête entre les rideaux et dit au Professeur de Sortilèges :

« Monsieur, voudriez-vous donner une cuillère de Poussos à Miss Sherwood s’il vous plaît ? Après vous pouvez vous en aller, ou rester, comme vous le souhaitez. »

Tout en parlant, elle avait agité sa baguette pour faire léviter jusqu’au sorcier une bouteille blanche qui avait la forme d’un squelette ainsi qu’une cuillère. Kathleen suivit de ses yeux verdâtres les deux objets tandis que Madame Pomfresh repartait après avoir refermé les rideaux. La Serpentard se demandait s’il était vraiment nécessaire qu’elle ingurgite cette potion. Après tout, elle s’y connaissait en os cassés... N’osant cependant pas contredire les directives de l’infirmière, elle prendrait la cuillère de potion que Nolan Ostel allait lui donner sans émettre la moindre objection.  


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MessageSujet: Re: Convoi exceptionnel   Dim 14 Oct - 22:15

Convoi exceptionnel


Jeudi 4 octobre, 16h30

Comme l'infirmière le lui avait demandé, Nolan, après avoir fermé les rideaux autour de lui, tira alors la chaise encore collée contre le mur vers lui et s'installa près du lit, tout en gardant une distance correct avec ce dernier. Dans cette position il avait un autre point de vue sur l'élève puisqu'il était plus bas que le matelas. Ne sachant pas combien de temps il allait devoir attendre avant que la rousse n'ouvre les yeux, il glissa une main silencieuse dans la poche intérieure de sa cape pour en sortir sa baguette. D'un geste habile et vif, il alors apparaitre sur ses genoux un ouvrage ouvert à la page 107. Il s'agissait d'un récit biographique d'un ancien auror que Nolan admirait beaucoup pour tout ce qu'il avait pu accomplir pendant la guerre. Alors qu'il s'apprêtait à se replonger dans la lecture de ces lignes,  un bruissement de tissu le fit lever la tête. Kathleen s'éveillait.

Le haut du corps de la jeune sorcière avait été dévêtu tout le long de son parcours dans les couloirs, et jusqu'à ce que le professeur la couvre avec le drap magique. Néanmoins ce ne fut que lorsque celle-ci se redressa, les yeux ouverts, qu'il y fit vraiment attention. Le fait qu'elle soit consciente qu'il la portait son regard sur elle en cet instant le gêna et il sentit alors sa tête tourner vers la droite comme pour laisser à Kathleen le soin de cacher sa poitrine avec un minimum d'intimité. Sa voix féminine certainement étouffée par la douleur parvint aux oreille de l'enseignant qui daigna enfin retourner la tête vers la jeune fille. Il avait l'air perplexe : "purquoi êtes vous désolée" allait-il lui demander quand Mrs Pomfresh fit irruption. Il assista alors à un combat de regard entre Kathleen et l'infirmière qui tentait de la raisonner. A nouveau, Mrs Pomfresh le réquisitionna pour faire son travail. Elle était visiblement débordée et tout ça à cause d'un élève trop colérique... Nolan en secoua la tête de déception. Il attrapa au vol la bouteille de potion tout en se redressant sur ses deux jambes.

- Bien Madame..

Un pas lui permis de s'approcher de la table de nuit sur laquelle était posée une cuillère étincelante de propreté. Il la saisit et se tourna à nouveau vers Kathleen tout en dévissant la bouteille blanche. Une fois cela fait, il la pencha au dessus de la cuillère avec précaution, pour ne rien renverser à côté, puis il remplit l'objet de métal. De sa main droite, il dirigea alors la cuillère vers le visage fatigué de la rousse. Ce n'est qu'à ce moment là qu'il trouva une fois de plus la situation légèrement embarrassante, mais il s'adaptait facilement. Délicatement il incita Kathleen à ouvrir la bouche pour avaler le liquide dont il connaissait le goût répugnant. Lorsqu'elle s'exécuta, il glissa la cuillère dans la bouche de celle-ci et la repris une fois qu'elle avait refermé ses lèvres autour. Aussitôt il reposa la cuillère sur la table de chevet, ainsi que la potion Pousse-os. Il se retourna à nouveau vers Kathleen, légèrement préoccupé.

- Mrs Pomfresh à raison, vous feriez mieux de vous rallonger maintenant. Rester assise rendra la guérison encore plus douloureuse... Les os qui repoussent ce n'est pas une partie de plaisir.

Nolan pouvait parler en connaissance de cause. Si durant son parcours à Poudlard il n'avait jamais eut à séjourner à l'infirmerie, il s'était beaucoup blessé par la suite dans des duels et autres combats violents. Par période, le Pousse-os lui avait été d'une grande aide. Il avait même finit par ne plus redouter son goût infecte à force de l'ingurgiter. Le professeur, fixant un peu l'élève sans se montrer trop insistant, se rassit sur la chaise. Il avait une envie démengeante de lui demander pourquoi Luka Oz s'en était-il pris à elle aussi brusquement. Mais n'était-ce pas trop tôt pour remuer tout ça ? Il trouvait l'idée un peu indélicate.

- C'était donc Mr Oz l'auteur de ce sordide message sur le mur du hall d'entrée, n'est ce pas ?

Il n'attendait pas de réponse à cette question puisqu'il la connaissait bien. Il espérait simplement lancer subtilement la conversation sur ce qui l'intéressait. Bien qu'il ne montrait pas sa déception et ce soupçon de colère qui l'avait animé tout à l'heure dans le couloir, ils étaient toujours aussi vifs en son fort intérieur.
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MessageSujet: Re: Convoi exceptionnel   Lun 22 Oct - 2:26
"Convoi exceptionnel"



Le Professeur ne se fit pas prier par l’infirmière et s’empara immédiatement de la bouteille de Poussos. Il versa un peu de son contenu dans la cuillère qu’il tendit à Kathleen. En avalant l’infâme potion, cette dernière manqua de s’étouffer, se mettant à tousser la bouche fermée, ce qui lui arracha quelques larmes... Il y avait plus agréable que de tousser avec des côtes cassées ! Sa toux s’étant rapidement arrêtée, elle essuya le coin de ses yeux du bout de ses doigts. Elle remarqua alors un peu de noir sur sa peau : il s’agissait de son maquillage qui avait coulé. Retirant le surplus de crayon tout en écoutant Nolan Ostel lui conseiller de se rallonger, elle n’eut pas le temps de répondre qu’il enchaîna avec une question dont il connaissait très certainement déjà la réponse.

« Ne vous inquiétez pas, mes os ne vont pas repousser, juste se ressouder ! »


La Serpentard avait tenu à rassurer le sorcier avant de répondre à sa question. Il y avait une grande différence entre faire pousser un os et en réparer un. Ayant enlevé la quasi totalité de son maquillage en passant ses doigts sous ses yeux, Kathleen avait presque l’air d’être démaquillée, ce qui ne lui donnait l’air que plus pâle. Adressant un sourire rassurant à son Professeur, la rousse espérait qu’il n’insisterait pas trop pour qu’elle se rallonge complètement. Elle préférait être à moitié allongée pour s’adresser à lui, comme si le fait d’être entièrement couchée était un signe de faiblesse. Décidant qu’elle ne risquait rien en répondant à l’interrogation de Nolan, la Préfète se permit de lâcher après un court instant de réflexion :

« C’est fort probable, Monsieur... Mais je crains qu’on n’en aura jamais la certitude. »

Elle avait pesé chaque mot avant de le prononcer, ne voulant pas être accusée par la suite de diffamation vis-à-vis de Luka Oz dans le cas où il n’aurait pas commis cet acte qui restait assez puéril pour être son oeuvre. S’apprêtant à hausser les épaules comme pour appuyer la fatalité de la situation, Kathleen ne réalisa pas son geste en se rendant compte qu’elle n’en avait pas la force. Le visage toujours tourné vers Nolan Ostel, elle fut heureuse de voir qu’il avait repris place. Avant de se rassoir, il avait retiré de sa chaise un bouquin qui lui appartenait apparemment. Glissant ses yeux sur le livre, la Serpentard rapporta ensuite son attention sur l’homme qui se tenait non loin d’elle. Bien trop curieuse, elle lui demanda :

« De quel livre s’agit-il ? »

De là où elle était, elle ne pouvait pas lire le titre. Comme si elle venait de prendre conscience de la personne qu’elle avait en face d’elle, la demoiselle détourna son regard un instant pour réfléchir. Il y avait de fortes chances pour que le sorcier ait mieux à faire que de veiller sur une adolescente blessée. Cependant, la rousse appréciait sa compagnie. Elle se trouvait donc face à un dilemme dont elle se serait bien passée : devait-elle lui faire comprendre qu’il n’avait pas à se sentir obligé de rester, ou allait-elle agir de manière égoïste en lui demandant de ne pas la quitter ? Reposant ses yeux brun-vert sur Nolan, elle décida de le libérer de toute obligation morale. Elle reprit donc la parole avant même qu’il n’ait eu le temps de répondre à sa question :

« Pardonnez-moi de vous retenir, Monsieur. Vous avez sans doute mieux à faire que de répondre aux questions sans intérêt d’une élève un peu trop curieuse en ce qui concerne vos goûts littéraires ! Mais avant tout, permettez-moi de vous dire... » Avec peine, Kathleen souleva son bras afin de diriger sa main vers le sorcier. Déposant ses doigts gelés sur les siens, elle tenta d’exercer une légère pression, n’y parvenant pas réellement par manque de force. Ses yeux perçants dans lesquels une lueur de reconnaissance brillait étaient plongés dans ceux de son interlocuteur. Dans un murmure, elle lui dit : « Merci... ».

Un sourire sincère vint étirer ses lèvres rosées et brillantes car encore légèrement recouvertes de Poussos. Il était rare que la demoiselle remercie quelqu’un pour quelque chose. Toutefois, suite à ce qu’elle avait vécu cet après-midi-là, plus d’une personne méritait des remerciements de sa part. Même si elle doutait encore des motivations de certaines des personnes qui étaient intervenues -par exemple celles de Thanaël- d’autres méritaient que Kathleen mette de côté sa fierté pour avouer qu’elle ne serait plus vivante sans leur intervention. La personne qui l’avait arrachée aux griffes de la mort se trouvait en cet instant devant elle : il était donc logique qu’elle en profite pour la remercier comme elle se devait de le faire.  


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