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 [Concours] Halloween 2007

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MessageSujet: [Concours] Halloween 2007   Mar 2 Oct - 22:51
Concours d'Halloween

Le soir d’Halloween, les coutumes sont diverses. Certains ne font rien, restant chez eux comme s’il s’agissait d’une nuit identiques aux autres, simplement dérangés dans la monotonie de leur soirée par les enfants friands de bonbons qui n’ont pas pris le temps de lire l’immense pancarte placardée sur la porte qui dit « Nous n’avons pas de bonbons. Ne sonnez pas. ». D’autres, par contre, profitent de cette fête pour se déguiser, visiter des maisons réputées pour être hantées, visionner des films d’horreur ou encore décorer leur maison pour la rendre effrayante. Le but est simple : faire peur, et s’empiffrer de sucreries en tous genres.

A Poudlard, l’ambiance est à la fête. Les couloirs sont décorés, la Grande Salle l’est également, et certains professeurs s’amusent, tout comme les élèves, à se déguiser. Un grand banquet est organisé. Certes, il n’est pas aussi imposant que ceux qui ont lieu les 1er septembre de chaque année, mais sa taille reste tout de même respectable. Rarement, au Château, les desserts proposés sont ainsi fournis en bonbons. Les fantômes qui peuplent l’école profitent de cet événement pour inviter leurs défunts amis ; c’est d’ailleurs la période de l’année où vous avez le plus de risque de traverser un spectre si vous n’êtes pas attentifs à ce qu’il se passe devant vous.

Ce 31 octobre-là, vous avez peut-être participé au banquet, ou peut-être pas. Vous vous êtes éventuellement déguisé et il est même possible que vous ayez abusé sur la dose de bonbons que vous avez mangés ! Quoiqu’il en soit, il est maintenant temps pour vous de rejoindre votre lit. En entrant dans votre dortoir, vous vous rendez rapidement compte qu’aucun des élèves avec qui vous le partagez n’est déjà arrivé : vous êtes le premier. Vous retirez donc votre costume ou vos vêtements (voire même votre uniforme scolaire, pour les plus sérieux !) et vous finissez par ouvrir votre armoire ou votre malle, peut-être pour en sortir votre pyjama.

Seulement voilà, cette année, l’Esprit frappeur du Château (notre très cher Peeves) a décidé de s’amuser un peu avec vos nerfs. Il a trouvé, il y a peu, un Épouvantard caché dans un vieux vase qu’il a découvert dans une salle de classe abandonnée. Il a donc pensé qu’il pouvait être amusant de surprendre un élève et, malheureusement pour vous, cela vous tombe dessus. Vous n’aviez peut-être pas remarqué que votre armoire ou votre malle tremblotait légèrement, ou peut-être que c’est justement cet étrange phénomène qui vous a mené à l’ouvrir pour découvrir ce qui provoquait cela. Quoi qu’il en soit, vous vous retrouvez maintenant face à votre plus grande peur. La question est la suivante : comment réagissez-vous ?



*******



Vous avez jusqu’au 31 octobre (date IRL) pour nous faire part de ce qu’a vécu votre personnage. Vous êtes libre de choisir s’il parvient à se débarrasser seul du Non-être ou si un autre élève lui vient en aide. Vous pouvez également décider si Peeves assiste ou non à cette blague de mauvais goût. Libre à vous de parler du début de soirée si cela vous chante. La règle est simple : vous écrivez un RP unique et vous le postez en-dessous de ce message. Le gagnant de ce concours sera proclamé à la suite d’un vote qui sera mis en place et auquel tout le monde pourra participer. Nous nous réjouissons de découvrir la peur cachée de votre personnage... A vos claviers !

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MessageSujet: Re: [Concours] Halloween 2007   Lun 22 Oct - 14:41
Pour Meredith, c'était un peu tous les jours Halloween. Etre considérée comme un monstre à qui l'on ne parle pas, voire dont on a peur, c'était un peu son quotidien. Et ce 31 octobre n'avait pas dérogé à la règle. Elle avait passé la soirée dans sa salle commune, en train de lire un livre intitulé "Mais non vous n'êtes pas un monstre, ce n'est pas de votre faute si votre mère est un troll", un livre fort intéressant qui expliquait comment se débarrasser de l'influence nocive d'une mère autoritaire... Rien à voir avec Katherina cependant. Elle lisait juste ça pour... se cultiver, voilà... Juste pour se cultiver.

Durant sa lecture, elle avait vu défiler les autres étudiants, déguisés pour certains, normaux pour d'autres (d'un autre côté, force est de constater que certains n'avaient pas besoin de déguisement pour faire peur). Puis, la soirée voire la nuit avançant, elle avait vu ces mêmes élèves rentrer. Certains étaient en pleurs, d'autres riaient à gorge déployée, et d'autres encore allaient sûrement faire une indigestion de bombons au vu du nombre de papiers vides que contenaient leurs paniers.

Lorsqu'elle sentit que ses yeux se fermaient, elle décida qu'il était grandement temps pour elle d'aller dormir. Ce soir-là, elle savait qu'elle aurait la chance d'avoir le dortoit pour elle toute seule. Les filles de sa promo avaient décidé de faire un semblant de fête pour célébrer dignement Halloween, et Meredith n'avait (fait étonnant) pas été conviée.

Arrivée près de son lit, elle chercha son pyjama. Mais au bout d'un quart d'heure, celui-ci demeurait introuvable. Elle avait retourné tout son lit, pas de pyjama. non pas qu'elle accordât une grande importance à son pyjama Snoopy qui lui allait bien trop grand, mais quand même, c'était un peu son pyjama fétiche. Elle soupira, se disant que ce n'était, après tout, pas la première fois que des affaires à elle disparaissaient. Et ce genre de disparition se terminait toujours par... une réapparition. Elle ne s'inquiéta donc pas plus que ça et se dirigea vers sa malle.

Seulement voilà, durant tout le temps où elle avait cherché Snoopy, il lui avait semblé entendre un espèce de raclement, ou des coups étouffés, elle n'aurait su le dire. Poudlard était un vieux château, et il n'était pas rare d'y entendre des bruits suspects. Essayant de faire abstraction du fait que l'on était la nuit du 31 octobre, celle ou l'on aimait se faire peur, la jeune Serdaigle avait mis les bruits sur le compte du vieux plancher. Mais là, elle se rapprochait de sa malle, et il fallait être réaliste. Le plancher ne craquait pas le moins du monde, et le bruit semblait provenir de ses affaires. Sentant une unique goutte de sueur froide couler le long de son dos (une goutte c'était déjà pas mal avec ce froid), Meredith décida de traiter le mal par le mal, et ouvrit la malle d'un coup sec, mais ce qui en sortit...

Bouche bée, la jeune Crane se trouvait devant la mort personnifiée. La bouche grande ouverte, l'adolescente était incapable de crier. Elle ne pouvait que contempler le corps encapuchonné qui se trouvait en face d'elle. La Mort faisait bien deux mètres de haut, peut-être plus, et tenait une faux qui aurait fait pâlir d'envie un agriculteur en manque d'outils. Alors que Meredith commençait à penser que son heure était venue, elle vit l'arme se brandir. Son seul réflexe fut de se jeter de l'autre côté de son lit.

Elle réfléchissait à toute vitesse. Comment la mort avait pu se retrouver dans sa malle, allait-elle vraiment trépasser ce soir, seule, dans son dortoir, pucelle de surcroît ? Hors de question. Mais bon quand même, elle était terrorisée, et n'était pas connue pour ses actes héroïques. En témoignait son intervention qui avait brillé par son inutilité lorsque Kate s'était faite frapper devant la salle de sortilège... Ce simple mot, ce "pardon", qui n'avait même pas ébranlé les grains de poussières qui trônaient sur les armures et les tableaux.

Le problème c'est que là la Serdaigle n'avait pas affaire à un élève qui avaient pété les plombs. Elle avait devant elle la Grande Faucheuse, la Seule et l'Unique. Elle se mit alors en position foetale devant son lit, attendant que la silhouette encapuchonnée décide de l'emmener. Mais alors que son souhait allait être exaucé, l'illumination arriva. La Mort, sa plus grande peur, dans SA malle, le soir d'Halloween. Une malle, un endroit sombre et fermé... Ce ne pouvait être qu'un épouvantard !

Ah bah oui bravo Meredith, et comment on s'en débarrasse des épouvantards ? Riddikkulus bien sûr... Et bah oui, mais faut le lancer... Et là, ça coince.

Ri.. Riddikkulus !

Espérant que sa camarade de chambre ne tenait pas trop au petit vase en verre qui venait d'exploser, Meredith fit une deuxième tentative, pensant très fort au meilleur moyen de ridiculiser la Mort.

RIDDIKKULUS !

Enfin ! C'était bon ! Un losange vert apparut au-dessus de la tête de la Faucheuse, et Meredith ne put cacher un sourire. Il faut savoir que pendant un été, pour l'aider à voir ce que pouvait être "La Vie Sociale", sa mère lui avait montré un jeu vidéo moldu, appelé "Les Sims", et il se trouve que dans ce jeu, on pouvait contrôler la Mort, et en faire ce qu'on voulait (des enfants, ou encore la laisser crever comme une bouse... comble de l'ironie). Puis la Faucheuse commença à rétrécir, et dans un espèce de bruit de disparition, laissa la place à un ordinateur. Et là, l'adolescente savait quoi faire.

Elle s'installa devant le jeu et alla dans le menu de construction. Une piscine, on ordonne à la Mort d'aller nager, on retire l'échelle. Pendant quelques minutes, Meredith regarda cette Faucheuse virtuelle se noyer. quiconque aurait été là à ce moment précis aurait vu un léger sourire sadique sur les lèvres de la Serdaigle, qui détonnait totalement avec le personnage. Mais Meredith était seule.

Après le trépas virtuel de l'épouvantard, Peeves apparut, au début tout souriant, puis déçu.

Oh... tu l'as eu... Tiens, c'était même pas drôle.

Il jeta sur Meredith une boule de tissu, qu'elle reconnut bien vite comme étant son pyjama Snoopy. Soudain, l'ordinateur se transforma en une parfaite réplique du Baron Sanglant, faisant fuir Peeves, en le poursuivant à travers les couloirs.

Cette nuit-là, on raconte que Peeves aurait fait 46 fois le tour du château, parc compris. N'ayant pas le courage de vérifier que ce soit physiquement réalisable, même pour un fantôme, je vous laisse le soin d'y croire... ou pas.

Oh... Meredith ? Et bien elle mit son pyjama et s'endormit, rêvant d'un monde où les gens meurent parce qu'on retire les échelles des piscines, ou encore parce qu'on les emmure avec juste un frigo et des toilettes.... Un monde de Sims quoi...  
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MessageSujet: Re: [Concours] Halloween 2007   Lun 22 Oct - 21:47

Quoi d'neuf Scooby-Doo ?




Je rentrais de la soirée plus tôt que les autres résidents du dortoir. La soirée spéciale Halloween était sympa, mais il fallait bien penser aux jours d'après. Autant de sérieux venant de ma part, c'était certes suspect voire même très inquiétant, mais j'avais à cœur de réussir cette année. Enfin surtout avoir de meilleurs résultats aux BUSES que Sherwood. Le reste était sans importance…
Une chanson dans la tête et l'esprit encore à la fête malgré la distance avec la soirée, je ne faisais pas vraiment attention à ce qui m'entourait, en particulier aux craquements en provenance de la malle placée aux pieds de mon lit. De toute façon nous étions dans l'endroit le plus sûr de Poudlard, que pouvait-il arriver de mal dans la salle commune ou les dortoirs ?  



J'ouvrais le contenant d'un simple sortilège sans même la regarder, toujours trop occupé à ne pas être psychiquement présent dans la pièce. Un frisson me parcourait l'échine et me ramenait brutalement au présent. Je tournais la tête pour sonder la chambre en quête de réponse, et distinguais une silhouette là où il n'y en avait pas quelques secondes auparavant. C'était Halloween, il fallait bien s'attendre à quelques surprises…


L'homme ne bougeait pas, il ressemblait à une statue. J'haussais les sourcils en me demandant de qui venait la blague. Je regardais l'illusion plus attentivement avant de m'en occuper. Haut d'un bon mètre quatre-vingts et vêtu d'une sorte de grande cape qui le couvrait de la tête aux pieds, il tenait une baguette magique dans sa main droite. Il ne bougeait pas plus qu'avant, alors je décidais de le faire disparaître. Je prenais le morceau de châtaigner dans ma poche et le pointait sur l'ombre mais un courant d'air ouvrait subitement la porte avant que j'aie le temps de prononcer un Finite. Je constatais avec effarement que Peeves venait d'entrer en trombe dans la chambre et qu'il avait l'air particulièrement surexcité, ce qui n'était jamais bon signe. Et bien entendu, aucun autre spectre en vue pour le tenir occupé ou le faire partir ; et de toute façon ce n'était pas celui "du coin" qui aurait fait grand-chose car le Moine Gras trouvait toujours une excuse à l'esprit frappeur. Avait-il seulement conscience de l'enfer ambulant qu'était son turbulent ami ? Dommage qu'il n'y ai pas de prise électrique à Poudlard, sans quoi j'aurais déjà passé cette saloperie dans un aspirateur.


Peeves donc, qui faisait trois fois le tour de l'apparition toujours plantée de dos entre moi et ma malle avant de m'adresser un grand sourire carnassier et de s'enfuir aussi vite qu'il était venu, en claquant la porte au passage. Il a vraiment un grain celui-là… Internez le ou faites un truc mais le laissez pas en liberté. Ces pensées étaient à peine formulées dans mon esprit que l'ombre commençait à bouger. Je sentais alors quelque chose changer en moi, comme une sorte d'alarme qui retentissait dans ma tête, sans que je puisse identifier le problème. Mes yeux épiaient rapidement ce qui se trouvait devant moi alors que je raffermissais la prise sur ma baguette. Quelque chose n'allait pas. L'ombre se tournait lentement jusqu'à me faire face et arrêtait tout mouvement. J'observais donc son visage, en quête de réponse. Là non plus rien de particulier, car à la place de la tête se trouvait une masse noire assez neutre. On aurait dit un détraqueur qui venait de fumer le plus gros joint de sa vie. Je clignais des yeux et un masque argenté apparaissait en un éclair sur le visage inexistant de la chose. J'étais de moins en moins à l'aise dans la pièce, je sentais même mon rythme cardiaque qui accélérait rapidement. Qu'est-ce qui se passait à la fin ?! Une porte qui claquait me faisait détourner les yeux une demi-seconde, et la scène avait changée lorsque je les recentrais sur lui. Il enjambait quelques cadavres qui gisaient désormais à ses pieds. Couverts de vêtements déchirés ils baignaient dans du sang. Le leur. L'ombre lui, n'en était pas couvert. Encore plus noir qu'avant, il semblait absorber la lumière alors que son masque argenté brillait plus fort. Mon cœur ratait un battement, peut-être même deux, lorsque je reconnaissais certains des morts. Je n'avais pas besoin de voir leur tête pour savoir de qui il s'agissait. Je n'avais pas besoin de voir leur visage pour identifier ma famille.


Trois Moldus qui n'avaient rien pu faire. Ils ne connaissaient pas comment se protéger de la magie et n'avaient pas d'armes, ils étaient sans défense face à un tel adversaire et pourtant il avait tiré une grande satisfaction de leur mort. Un couple qui dédiait sa vie aux autres ainsi que leur jeune fils, assassinés brutalement par un être qui n'avait d'humain que la forme. J'étais le seul qui aurait pu les aider, et je n'avais pas été là. Où je me trouvais et ce que j'avais fait avant était désormais sans importance ; l'homme et ses amis avait gagné. Personne ne pouvait rien leur dire pour ce qu'il avait fait. Peut-être même qu'il serait considéré comme quelqu'un de bien. J'étais en retard, une fois de plus. Une fois de trop. Il avançait d'un pas. Puis d'un autre, il n'était pas pressé. Il savait qu'il avait tout son temps. Je pouvais presque voir le sourire sadique sous son masque. Il allait se rappeler de cette soirée… Oui, en repensant aux bons moments de sa vie. Peut-être qu'un jour, tranquillement assis à siroter un bon verre, un flash lui reviendrait et il n'éprouverait que de la nostalgie avant d'hausser les épaules et de reprendre le cours de sa discussion avec cette facilité qu'ont les gens à l'esprit tranquille. Je ne le connaissais pas, pas plus que lui nous connaissait, mais il avait fallu un exemple. L'absurdité de la mort était rendue encore plus incompréhensible par le choix aléatoire des victimes. Pourquoi eux et pas d'autres ? Qu'avais-je raté pour en arriver là ? Je voulais croire qu'ils allaient s'en sortir, mais je savais que l'homme s'était assuré qu'ils ne se relèvent. Jamais. Cherchant désespérément à comprendre quelque chose qui n'avait pas de logique, je perdais lentement pied. Les bras ballants le long du corps et les yeux restants bloqués tantôt sur ma famille ou l'homme, je reculais de quelques pas. Lui continuait d'avancer tout doucement. Comme un chat avec sa souris, il prenait soin de savourer chaque instant en se demandant parfois si tel ou tel sortilège ne serait pas plus amusant. A chaque centimètre qu'il gagnait la chambre semblait devenir plus sombre et son masque plus luisant. Chaque mètre que je lui cédais le rendait plus présent et plus fort.


Je trébuchais sur la sacoche d'un de mes voisins de chambre et me retrouvais par terre. Il n'était plus qu'à quelques mètres de moi et me toisait de toute da hauteur sans bouger. Le sang battait à mes tempes et j'avais le souffle court. La peur qui s'était doucement instillée en moi avait prit des proportions invraisemblables et me contrôlait désormais. Je devais échapper à l'ombre, il ne devait pas m'avoir. Jamais. Je rampais sur le dos mais n'allais pas bien loin, car j'heurtais rapidement le mur. Les chambres étaient grandes mais pas immenses… Je comptais le semer dans vingt mètres carrés ? Je ne voyais que lui. Il semblait absorber toute lumière et ne laissait autour que la nuit la plus noire. Mon corps ne répondait plus, pétrifié de terreur ; mon esprit était comme gelé. Je ne pouvais plus bouger ou réfléchir, c'est à peine si j'avais encore quelques nerfs connectés aux muscles. Le masque d'argent devenait hypnotisant et toute mon attention s'y focalisait. Plus l'endroit devenait sombre et plus la surface argentée émettait de la lumière, au point d'en être éblouissante. Le peu de réflexes qu'il me restait me faisais plisser les yeux et placer la main devant mes yeux. Une main qui tenait toujours ma baguette.


Je ne sais pas ce qui s'est passé ensuite, mais une pointe de lumière apparaissait au bout de la baguette. Que ce soit un réflexe absolument inconscient ou une action directe du châtaigner (les baguettes étaient parfois réputées pour agir d'elles-mêmes, alors peut-être que c'était le cas), mais quoi qu'il en soit Lumos venait d'être lancé. Un petit sortilège de rien du tout, qui ne pouvait m'aider en rien et qui ne provoquait aucune réaction chez mon adversaire. Mais cette petite lumière traversait mes yeux, courait dans le nerf optique et rallumait quelque chose dans mon cerveau. Acculé contre le mur, je ne pouvais plus fuir ; mais si cette chose avait tué des innocents désarmés sans difficulté, il allait en être autrement pour moi. Je n'avais plus rien à perdre à l'affronter directement. J'allais mourir aussi, mais à quoi bon rester en vie après ça ? J'étais toujours autant terrifié, peut-être même plus qu'avant, mais j'étais dans un état second. L'univers ne se résumait plus qu'à une arme et une cible. Je lançais un premier sortilège. Puis un deuxième. Au final tout le répertoire de sortilèges offensif y passait. J'avais à peine conscience des incantations utilisées, la moitié ne devait même pas fonctionner mais j'essayais quand même. Tout ce qui pouvait faire mal à cet homme était utilisé alors que ma poitrine se serrait. Il continuait d'avancer, insensible au barrage de sortilèges qui s'abattait sur lui. Certains le manquaient, d'autres passaient tout simplement au travers de son corps composé d'obscurité. Plusieurs Incendio avaient touchés les boiseries et commençaient à se propager au mobilier. Rapidement, un lit entier était embrasé alors les flammes léchaient le parquet et menaçaient de faire subir le même sort au reste de la chambre. Mais je ne le voyais pas. Je ne connaissais que la peur de l'ombre. Je devais le tuer, pas par vengeance mais pour vivre. A moins que ce ne soit l'inverse ? Il ne s'en tirerait pas intact, il allait se souvenir de moi pendant longtemps. Il le fallait.


La porte s'ouvrait brutalement. Peeves qui revenait se moquer ? Non, simplement d'autres élèves attirés par les bruits et mes hurlements. Leur entrée fracassante éclatait la bulle dans laquelle j'étais enfermé. L'ombre s'arrêtait et fixait les nouveaux arrivants. Il se brouillait et se transformait en araignée géante. Puis en nuée d'insectes, avant d'éclater en une gerbe de confettis qui retournaient dans la malle. Quelqu'un avait réagi et renvoyé l'épouvantard d'où il venait, mais je n'avais pas compris ce qui c'était passé. Le regard perdu dans le vague, fixant un point précis sans le voir, le souffle court et haletant, je sentais une main sur mon épaule. J'entendais que l'on m'appelait mais ne comprenais pas. Pratiquement inconscient de ce qui m'entourait, je captais quelques mots de leur conversation et une partie de moi voulait y répondre ; mais j'en étais incapable.


- Redwood ? Hé ! On me secouait l'épaule, mais ma seule réaction fut de tourner lentement la tête en direction du brun qui me confondait avec un prunier ; sans dire un mot et en affichant un regard toujours aussi vide. Putain on l'a perdu ! Merde, elle est où Evans ?! Et d'où y sort ce truc ?


J'essayais de réagir, de bouger, de parler, ou au moins de cligner des yeux, mais rien. J'étais ailleurs, bloqué quelques minutes en arrière face à ma plus grande peur. J'étais alors bien vivant. Enfin plein de réflexes du moins. Je ne pensais qu'à fuir et me mettre en sécurité, mais désormais que la chose était partie je me sentais vide, comme s'il me manquait quelque chose. Un vide effrayant, qui menaçait de m'engloutir sans que je ne puisse rien y faire.


Je comprenais surtout que j'étais seul. Seul face à l'épouvantard, seul dans le reflet qu'il me renvoyait et seul à en subir les conséquences. Pendant un instant, c'était comme si l'univers entier avait été vidé de tout à part moi. C'était calme sans être tranquille et silencieux sans être reposant. C'était froid et désolé, dénué de toute joie. Pas un rire, pas un sourire ; juste un rien immense et grandissant dans lequel je menaçais de tomber sans jamais m'arrêter.
Je venais de voir que tout ce qui faisait mon identité pouvait disparaître d'un coup, que tout ce qui me différenciait d'une enveloppe vide n'était pas éternel.



Et en plus d'être angoissant, c'était terrifiant. 
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MessageSujet: Re: [Concours] Halloween 2007   Sam 3 Nov - 16:32
"Concours d'Halloween"



Kathleen était en train de se prélasser tranquillement dans son bain rempli à ras bord. Enfin... « Son », c’était un bien grand mot : elle était dans un bain, mais encore fallait-il savoir chez qui elle se trouvait. Entrouvrant ses paupières, elle vit une goutte d’eau quitter le plafond pour venir s’écraser dans l’eau du bain. Etait-ce de la condensation ? Peut-être. Refermant ses yeux, elle continua à profiter du liquide pour l’instant transparent qui n’était ni froid, ni chaud, ni même mouillé. De temps à autre, elle entendait une nouvelle goutte la rejoindre. La cadence à laquelle les gouttes tombaient devint de plus en plus soutenue.

Finalement, elle savonna ses cheveux puis les rinça. Elle passa ses mains sur ses yeux pour retirer la mousse qui s’y était accumulée puis ouvrit ses paupières et aperçut une goutte rouge se diluer dans l’eau. Levant son regard, elle observa le plafond d’où coulait désormais un jet ininterrompu de liquide rouge, ce dernier se déversant dans l’eau de son bain. Sa mère, qui venait d’apparaître dans l’encadrement de la porte, poussa un cri strident. Kathleen glissa lentement ses yeux sur elle. Rapportant son attention sur l’eau, ou devrais-je dire le sang, de son bain, la rousse regarda ses mains désormais recouvertes du précieux liquide écarlate.

« Ne t’en fais pas... Je pense que c’est juste la voisine du dessus qui est en train de se vider de son sang. On s’en occupera demain. »

La jeune fille avait parlé avec un calme incroyable et d’une voix terriblement réconfortante, glissant son regard de ses mains au plafond. Elle se leva, sortit de son bain puis se tourna pour faire face à sa mère qui avait laissé place à un homme. Kathleen n’aurait pas su dire s’il s’agissait de Vladislav, Luka, Thanaël ou encore Jughead. Il s’agissait de tous ces sorciers et d’aucuns à la fois. Se voyant désormais à travers les yeux de cet inconnu qu’elle connaissait, elle se vit approcher de lui, son corps et la pointe de sa chevelure couverts de sang. Arrivée devant l’homme, elle susurra à son oreille :

« Viens Nolan, il est temps de dormir. »

Se réveillant brusquement, Kathleen comprit que tout ce qui venait de se produire n’était qu’un rêve. Elle retrouva peu à peu ses esprits en laissant son regard se perdre dans les flammes qui brûlaient dans la cheminée qui lui faisait face. Elle ne savait pas depuis combien de temps elle était là, mais ce dont elle était sûre, c’est qu’elle devait se dépêcher de rejoindre son dortoir si elle désirait s’y changer avant que les filles avec qui elle se devait de le partager ne reviennent de la Grande Salle. Depuis qu’elle était Préfète, elle tenait à ne jamais se dévêtir devant ses camarades ; allez savoir pourquoi !

Se levant, elle rejoignit son dortoir où elle retira ses habits jusqu’à ne porter que ses sous-vêtements. Il était plus agréable de pouvoir se changer ailleurs que dans les toilettes, comme elle le faisait souvent quand elle revenait de ses rondes et que ses camarades étaient déjà dans leur lit. D’ailleurs, en parlant de lit... L’armoire qui se trouvait à côté du sien émettait de curieux bruits, comme si quelque chose qui se trouvait à l’intérieur tentait d’en sortir. Durant un instant, le meuble trembla. Les bruits devinrent des sortes de grincements, comme si la chose s’était mise à gratter contre le bois de la porte.

Ayant grandi dans un Manoir, Kathleen avait déjà eu affaire par le passé à pareil phénomène. Elle savait donc déjà de quoi il s’agissait : d’un épouvantard. Il y avait quelques années à peine, quand elle rencontrait un non-être de cette espèce, il prenait la forme de ses parents qui lui annonçaient qu’elle n’était que déception et une honte pour leur famille ou encore l’un ou l’autre de ses professeurs lui disant qu’elle était la pire élève ayant étudié à Poudlard depuis sa fondation. Quand elle était encore trop jeune pour lancer le sortilège Riddikulus, Stinky -son elfe de maison- ou un adulte s’en débarrassait pour elle.

Cependant, avec le temps, les peurs pouvaient évoluer, voire carrément changer... Et quelque chose, au fond de la rousse, lui disait qu’elle n’était plus effrayée par une probable déception de ses parents ni même par l’échec scolaire. Elle était prête à y faire face s’il le fallait, ce qui attestait bien du fait qu’elle n’en était plus effrayée. Dans ce cas, quelle forme allait prendre l’épouvantard en se trouvant face à elle ? La demoiselle l’ignorait totalement. Plus rien ne l’effrayait, pas même la Mort qu’elle avait eu l’occasion de frôler et qu’elle était prête à rejoindre lorsque le temps serait enfin venu pour elle de le faire.

S’emparant de sa baguette magique, elle prit une profonde inspiration et ouvrit d’un simple sort la porte de son armoire. Le panneau de bois tourna sur ses gonds. Kathleen était prête à se défendre, connaissant parfaitement le sort qu’elle devant lancer, mais elle voulait d’abord voir la forme qu’allait prendre l’épouvantard. Elle voulait connaître sa plus grande peur, ignorant totalement ce qu’elle pouvait être. Comme s’il s’était retrouvé face à un groupe de personnes, le non-être changea de forme à pas moins de sept reprises en l’espace de quelques secondes, ne laissant même pas le temps à la rousse de voir quelle forme il avait prise.

La dernière forme, cependant, était très reconnaissable. Un mammifère quadrupède recouvert d’une fourrure grise. C’était un canidé. Un chien, vous dites ? Mais non voyons. Un loup ? Presque. Son museau était un peu plus petit que celui d’un véritable loup, tout comme ses pupilles. Sa queue, quant à elle, était moins fournie qu’elle n’aurait dû l’être. C’était un loup-garou ou, plus exactement, une louve-garou. Il n’y avait physiquement pas de différence entre les deux, mais Kathleen le savait. Sa main moite se referma un peu plus sur le manche de sa baguette. Immobile, elle fixait l’animal sans parvenir à sortir de sa soudaine torpeur.

Les yeux de la louve-garou étaient d’une étrange couleur brun-vert. La manière dont elle avait retroussé ses babines pour découvrir ses crocs ne pouvait signifier qu’une chose : elle n’était pas sous Potion Tue-Loup. Si elle l’avait été, elle aurait fait demi-tour et serait partie sans porter la moindre attention sur Kathleen, mais là, elle semblait être sur le point de l’attaquer. La rousse n’aurait pas eu peur face à une lycanthrope capable de se gérer. Elle releva sa baguette, s’apprêtant à prononcer la formule malgré sa gorge serrée. Seulement voilà : c’était trop tard. L’animal bondit, attrapant entre ses crocs la baguette de Sureau.

Basculant en arrière, la rousse hurla. Son arme lui avait été arrachée avant d’être balancée à l’autre bout de la pièce. Désormais au sol, elle eut tout juste le temps de se redresser sur ses coudes pour voir la louve-garou se retourner et foncer sur elle. Reculant aussi vite qu’elle le pouvait en s’aidant de ses bras et de ses jambes, Kathleen tenta de capter le regard de l’animal. Malheureusement, ces yeux clairs qu’elle ne connaissait que trop bien ne laissaient voir aucune humanité, mais que démence et une volonté certaine de l’anéantir. Pire qu’une simple peur, elle avait face à elle sa plus grande crainte.

L’animal plongea sur elle : la Serpentard allait bientôt rejoindre la Faucheuse qu’elle ne redoutait plus. Les choses se seraient en effet terminées de cette manière si la porte ne s’était pas ouverte sur Laura, l’une des camarades de Kathleen, et que cette dernière n’avait pas eu le réflexe de lancer un sortilège de répulsion sur l’animal déchaîné. L’épouvantard désormais éloigné de la rousse prit immédiatement la forme de la plus grande peur de la nouvelle venue. Cette dernière devait ignorer la nature de ce qu’elle avait en face d’elle, car elle fondit en larmes en voyant son petit frère au sol, agonisant dans une mare de sang.

« Jack ! Oh mon Dieu, Jack, qu’est-ce que j’ai fait ! » sanglota-t-elle tout en s’approchant de ce qu’elle croyait être son frère en train de mourir. « J’ai cru que... Que c’était un... Un loup... Je... Jack... S’il te plaît... »

Etait-elle idiote ou le faisait-elle exprès ? Son petit frère étant un garçon, il n’avait pas la possibilité de rentrer dans un dortoir de filles et, pire encore : il n’était pas élève à Poudlard. Kathleen, encore sous le choc, n’eut même pas la force d’éclater de rire face à la scène. Après qu’elle eut retrouvé ses esprits, la Préfète se leva tandis que sa camarade pleurait avec le corps inanimé de son frère dans les bras, puis elle alla chercher sa baguette. S’approchant de Laura, elle pointa l’objet de bois sur le cadavre ensanglanté du garçon et prit la parole d’une voix étonnamment claire pour dire :



« Riddikulus ! »

Le non-être disparut dans une volute de fumée. Ne comprenant pas immédiatement ce qu’il venait de se produire, le regard humide de Laura s’illumina après un instant de réflexion. Tout en se relevant, elle demanda à Kathleen s’il s’agissait d’un épouvantard, ce à quoi l’intéressée répondit d’un hochement de tête affirmatif. La rousse était encore sidérée par sa propre peur : elle en était même venue à oublier qu’elle était vêtue uniquement de sous-vêtements. Ce fut le début de la question de Laura qui le lui rappela, mais elle ne lui laissa pas le temps de la terminer, la stoppant avant la fin de son intervention :

« Kathleen, qu’est ce que tu as dans le d... »



« Oubliettes ! »


Les yeux bleus de Laura se figèrent, puis elle afficha un regard lointain ainsi qu’une expression d'indifférence rêveuse. Kathleen en profita pour se ruer sur son haut de pyjama et l’enfiler. Elle savait que son sortilège n’était pas assez puissant pour faire oublier à sa camarade tout ce qu’elles venaient de vivre, mais elle lui avait au moins arraché le tout dernier souvenir qu’elle avait eu, ce qui était au final l’essentiel. Petit à petit, la blonde reprit ses esprits et essuya ses joues qui étaient encore humides. Elle semblait se sentir bête d’avoir réagi ainsi face à l’épouvantard et resta par conséquent silencieuse un court instant.

Avant même qu’elle n’ait pu s’adresser à la rousse pour s’enquérir de son état émotionnel d’un « ça va ? » plus poli que réellement intéressé, la Préfète s’était engouffrée dans les toilettes. Verrouillant la porte derrière elle, elle s’appuya contre le panneau de bois et se laissa glisser contre ce dernier jusqu’à ce que ses fesses rejoignent le sol. Ramenant ses genoux contre sa poitrine, elle croisa ses bras et y enfouit sa tête, se mettant à sangloter silencieusement. Ses joues se remplirent rapidement de larmes, mouillant au passage ses genoux dénudés. Kathleen pleura ainsi pendant de longues minutes, seule face aux images qui dansaient encore devant ses yeux.  


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[Concours] Halloween 2007

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