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 Cauchemar éveillé

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Date d'inscription : 07/08/2018

MessageSujet: Cauchemar éveillé   Sam 6 Oct - 19:16


Cauchemar éveillé








26 Octobre – Nuit.


La lune était éclatante dans le ciel. Pleine, elle baignait le monde dans une lumière blanche qui donnait à ces nuits spéciales un côté surnaturel et, lorsqu’on laissait son imagination aller, un aspect flippant. Vladislav ne voyait pas ce visage terrifiant de la pleine lune. Pour lui, les monstres des histoires que l’on racontaient aux enfants pour les effrayer afin qu’ils restent sages ne faisaient pas parti de ce monde. Du moins pas comme on les représentaient dans les livres. C’était souvent au final des humains avec des dons particuliers, des sorciers « maudits » ou malades qui aujourd’hui apprenaient à se contrôler ou du moins avaient les moyens de se maîtriser aujourd’hui, notamment grâce aux recherches du célèbre potionniste Severus Rogue qui avait amélioré une potion dont l’effet était de bloquer la lycanthropie afin de leur permettre de se contrôler lorsque la lune se faisait pleine, ou au moins d’atténuer les symptômes. L’efficacité de cette potion tue-loup fut une bénédiction pour les sorciers souffrant de cette « maladie ». Non, ce que voyait Vladislav, c’était la lumière qui éloignait les ténèbres. Pour lui, les pleines lunes étaient signe de clarté. Les ombres disparaissaient et on pouvait se promener comme en plein jour sans craindre les ténèbres. Il avait une vision très éloigné de ces nuits particulières qu’avait la majorité des humains. Pourquoi avoir peur de la seule nuit mensuelle où les ténèbres s’effaçaient ? C’est alors que, lors de cette fameuse soirée dont l’heure était déjà bien tardive, Vladislav sortit seul et, malgré l’éclairage naturel, sans se faire repérer, se dirigeant « à pas de loup » dans la forêt interdite. Pourquoi cette folie vous me demanderez ? Et bien de un car, comme déjà relaté précédemment, le russe ne craignait pas les monstres des pleines lunes. De toute façon, sa mère ne lui avait jamais raconté leur histoire, personne ne lui avait appris à se méfier de ce phénomène qu’était la pleine lune, alors évidemment, il ne faisait pas trop attention, prenant cette nuit comme une autre…. Il aurait dû. Et de deux, il voulait voir Noct’, sont petit ami aux ailes noires d’encre. Il n’avait pas eu vraiment le temps de le voir ces derniers temps et voulait y remédier. Son véritable ami lui manquait. C’est pourquoi il s’introduit en silence dans la forêt, mais pas assez sur ses gardes. A trop croire que Poudlard et ses environs étaient un endroit sûr, on tombait dans le piège.

Vladislav, depuis une bonne demi-heure, s’enfonçait de plus en plus dans la forêt. Il n’arrivait pas à trouver Noct’ et commençait à s’inquiéter. D’habitude, son ami le retrouvait rapidement, venait à sa rencontre pour lui grignoter les doigts et réclamer des friandises. Mais aujourd’hui, aucune trace de la chauve-souris. Le serpentard était allé dans les coins favoris de son ami qu’il connaissait, mais rien. Il doutait que son compagnon ne se soit fait attraper par une autre créature. Il lui avait prouvé à mainte reprise qu’il était assez malin pour qu’il ne s’inquiète pas pour lui. Cependant, l’idée qu’il était blessé ou traqué restait tout de même dans son esprit, l’amenant à aller encore plus loin dans les bois. L’autre théorie était que quelque chose avait fait fuir le petit animal ou lui faisait assez peur pour qu’il ne sorte pas de sa cachette, même pour son ami humain. Cette idée, malheureusement, était brouillée par son inquiétude pour la vie de Noct’. S’il avait fait taire son stress, s’il avait contrôlé ses émotions, il aurait peut-être porté un intérêt plus sérieux à cette option, tout comme au silence pesant qui régnait cette nuit dans la forêt. Cette dernière était connue pour être peuplée de créatures dangereuses, mais pas silencieuses.




Après presque une heure de recherches, le russe s’arrêta et fronça des sourcils. Ça y est, il venait de se rendre compte de l’atmosphère et du danger qui planait sur les lieux. L’idée que quelque chose n’allait pas germait enfin dans son esprit, mais bien trop tard malheureusement. Il s’était engouffré bien trop profondément dans la forêt. A présent, il ne pensait plus à la sécurité de Noct’ qui avait dû avoir l’intelligence qu’il n’avait pas eu de se planquer ou de s’éloigner de la forêt. Oui, à présent, c’était lui qui était en danger. Il devait vite rebrousser chemin et retourner au château en se faisant très petit et en priant Merlin de ne pas croiser la chose qui faisait fuir ou rendait muet les créatures de la forêt. Ce devait être quelque chose de terrible pour que même les centaures ou les acromentules se taisent. Encore immobile et sur le qui-vive, tendant l’oreille pour détecter une présence et voir s’il ne risquait rien de se déplacer, son sang se glaça et sa colonne devint une cascade glacial lorsqu’il entendit le hurlement d’un loup. Non, pas un loup. Cet animal n’inspirait pas assez de peur pour rendre muet la faune locale. Quelquechose de bien pire qui ne faisait son apparition…. qu’au nuit de pleine lune. Non ! Pourquoi ici ? Pourquoi ce soir ? Cette créatures considérait comme dans le top trois des pires que l’on puissent rencontrer dans sa vie était bien trop proche de Poudlard bon sang ! Que faisait cette bêtes aussi prés de l’école ?

Cette fois-ci, Vladislav ne céda pas à la panique qui l’avait déjà amené à l’erreur, résultat de sa situation sensible actuelle. Il tourna sur lui-même pour rebrousser chemin, Poudlard se trouvant heureusement à l’opposé du hurlement qu’il venait d’entendre. Plus vite il s’éloignait d’ici, plus il avait de chance de survivre. Mais c’est alors qu’un craquement se fit entendre. Celui d’une brindille sur lequel on venait de marcher et qui résonnait sinistrement entre les arbres et surtout dans les oreilles de Vladislav qui en tressautèrent nerveusement. La créature nocturne l’avait t’elle déjà repéré ? Il se retourna lentement, de peur qu’un geste brusque lui coûte la vie ou alors pour retarder l’inévitable qui pourrait potentiellement se produire. C’est alors que son regard se posa sur un homme. Un sorcier au vu de sa tenue. Vladislav en aurait presque soupiré de soulagement, s’autorisant à respirer, se rendant alors compte qu’il avait bloqué ses poumons sous la tension. Un humain se trouvait debout devant lui et non un mangeur d’homme. Son soulagement fut de courte durée car son esprit commença à réfléchir pour lui. Qu’est-ce que cet homme faisait ici en pleine nuit de pleine lune ? Le village le plus proche était à l’opposée de la fôret. Sa présence était suspect en fait. C’est alors qu’il le détailla un peu plus. Grâce aux rayons de la lune, il pouvait le voir assez nettement. L’homme restait figé devant lui, fixant un regard surpris et paniqué sur le jeune sorcier. Pourquoi le regardait-il ainsi ? Il remarqua sa baguette en main, se demandant si ce ne serait pas sage de sortir la sienne. Mais il avait peur qu’en faisant cela, l’homme le voit comme une menace et l’attaque. Pour le moment, il ne faisait rien alors pourquoi l’activer ? Bien que restant sur ses gardes et prés à sortir sa propre baguette, il détailla son accoutrement. Tout de noir, il portait un pantalon en cuir, des bottes en peau de dragons, des couteaux dont la lame se reflétait grâce à la lune, les dévoilant au regard acéré du russe…. Etait-il un chasseur ? Cela expliquerait peut-être sa présence ici. Peut-être que Poudlard avait engagé un sorcier pour les protéger de ces nuits spéciales ? L’homme continuait de le fixer avec un regard d’épouvante. Comme s’il avait vu un fantôme. C’est alors que Vlad’ détailla les traits du visage de l’homme. Il fit un pas en avant en plissant légèrement les yeux. L’homme se tendit à ce geste et recula d’un pas. Ce visage disait quelque chose au russe. Il l’avait déjà vu quelque part. Cependant, le serpentard ne put aller plus loin dans ses réflexions que les choses prirent une tournure dramatique.

L’apparition de l’homme et ce visage familier fit oublier à Vladislav le vrai danger. C’est pourquoi, lorsque son regard capta du mouvement du coin de l’œil ainsi que le bruissement des feuilles indiquant un déplacement rapide, il eut à peine le temps de tourner la tête qu’un loup-garou lui sauta dessus, l’embarquant plus loin. Sous le regard de l’inconnu, le jeune sorcier disparu. Se fut soudain. Se fut violent. Se réveillant de sa stupeur, c’est alors qu’il se mit à bouger rapidement pour se mettre à côté de la créature sanglante sans craindre pour sa vie, lui parlant comme on parlerait à un sorcier qui était en possession de tous ses moyens. Mais c’était impossible pour un loup-garou, n’est-ce pas ? Le russe ne comprit pas dans l’immédiat ce qu’il se passait jusqu’à sentir les crocs de la bête s’enfoncer d’avantage dans son biceps et son flanc qu’il avait chopé ensemble dans son immense gueule, grognant et refusant de lâcher prise. Le sang tapait dans les oreilles du russe mais il comprit quelques paroles de l’inconnu peut-être pas si inconnu.

- Lâche-le ! Lâche-le je te dis ! C’est mon fils !

Le cerveau de Vladislav n’enregistra pas l’information sur le moment, embrouillé et engourdit par la douleur causée par la créature. Le lycan resserra encore sa prise, amenant le jeune russe à gémir puis à tousser du sang, se moquant bien de ce que l’homme lui disait jusqu’à ce que ce dernier le menace d’une baguette. L’adolescent ne sentait plus la moitié de son corps. Il ne pouvait rien faire qu’attendre la mort. Allait-il lui donner ? Il ne pouvait plus bouger, il ne pouvait même pas se débattre. Il avait mal. Il avait froid.

- Si tu ne le relâches pas ! Si tu le tues ! Je te tuerai ! Mais avant, je te ferais me supplier de t’achever, et continuerai de te torturer, encore et encore ! Et te soignerai pour que tu ne meurs pas, et recommencerai, encore et encore ! Lâches-le ! C’est un ordre de ton supérieur ! Va te trouver une autre proie que mon fils, sale chien !

Le loup-garou secoua le jeune sorcier dans sa gueule, aggravant les blessures, transformant sa chaire en lambeaux sous ses crocs blancs rougit de son sang. Son sang. Le même qui recouvrait ses babines et coulait de son manteau. Le même qui imbibait le sol sous son corps et ses vêtements, du moins ce qu’il en restait. Il sentait la force dans la mâchoire de l’animal broyer ses côtes flottantes, écraser ses poumons. Le tout craquait sinistrement dans ses oreilles. Il avait l’impression d’être sous l’eau. Il étouffait avec son propre sang qu’il tentait par des réflexes nerveux de recracher, lui faisant encore plus mal. Il entendait son environnement comme s’il était immergé, entendant son cœur battre lentement dans ses tympans. Il ne se rendait plus compte de l’écoulement du temps. Tout semblait terriblement lent, comme pour bien lui faire savourer la douleur. Après la douleur venait l’étourdissement. La préparation pour accueillir la mort. Le corps se faisait comme absent. On ne ressent plus rien. Dans un dernier élan de survit, le cerveau déconnecte les nerfs. Plus de douleurs, juste un profond sommeil libérateur. L’animal finit par le lâcher sous la menace. Il sentit à peine son corps heurter le sol tel un pantin inanimé. Il pouvait à peine bouger la tête pour suivre la scène qui se déroulait sous ses yeux. Le russe crut que le loup-garou allait attaquer l’homme qui sous entendait être son père, mais c’est alors qu’une chose improbable se produisit. Un autre loup-garou venait de bondir hors des buissons et avait sauté dans un aboiement monstrueux sur celui qui l’avait attaqué. Ils roulèrent plus loin avec une violence inhumaine, tentant de choper le cou de l’autre. La scène ne prit que quelques secondes avant que les deux sorciers ne se retrouvent seuls. En effet, le lycan « sauveteur » et le lycan « bouffeur » étaient partit se battrent bien plus loin dans la forêt, le silence reprenant ses droits. Pourquoi ? Qui était cet autre loup-garou ? Venait-il de les sauver en attirant la créature assoiffé de sang loin d’eux ? Qui sait. Dans tous les cas, Vladislav était toujours en vie, mais proche de la mort. Sa vision se troublait, ses forces le quittaient. Il ne put rien faire lorsque l’homme s’approcha et se pencha au dessus de lui. Il pourrait faire ce qu’il voulait de lui, il ne pouvait pas bouger. L’inconnu, sous son regard brouillé, sembla hésité sur la marche à suivre. Puis, il le vit lever sa baguette au dessus de lui. Merlin, faites qu’il l’achève. Ses plaies commencèrent alors à se refermer, du moins assez pour qu’il cesse de perdre du sang et au passage, la vie. L’homme le soignait. L’homme, son père, l’empêchait de mourir. Pourquoi ? Vladislav ne put rien dire, ne put rien faire. Il fini par simplement s’évanouir.

Il ignora combien de temps il était resté inconscient, mais la nuit était toujours là. La lune éclairait son corps étendu sur le sol. Il n’avait pas était déplacé. On l’avait laissé là, baignant dans son sang froid et coagulé, ses plaies refermées, laissés là « pour mort ». L’inconnu était parti après l’avoir soigné. Vladislav tenta de se redresser, l’esprit embrumé, mais retomba bien vite. En bougeant son corps, son sang s’était agité et une douleur cuisante l’obligea à s’écrouler sur les genoux, le front contre la terre, les bras crispés autour de lui, ses ongles s’enfonçant dans ses biceps. Ça faisait mal. Si mal. Il avait l’impression qu’on le brûlait de l’intérieur. Qu’on avait injecté de la lave ou de l’acide dans ses veines. Il ne put retenir longtemps un hurlement de douleur à en glacer le sang, déchirant la nuit où le silence était roi. Il était pâle comme un mort. De la sueur dégoulinait de son front, le corps trempé et tremblant de manière incontrôlable, ressentant le froid le mordre jusqu’aux os. Il ignora combien de temps il resta ainsi prostré sur lui-même dans une tentative d’atténuer cette douleur mais il lui sembla qu’une éternité s’écoula. C’était donc ça, le poison du loup-garou ? La douleur fini par s’atténuer assez pour que les larmes cessent de couler, que ses poumons puissent reprendre un rythme normal de respiration et que son corps cesse assez de trembler pour qu’il puisse bouger. Des minutes, des heures peut-être s’écoulèrent lorsqu’il put enfin bouger, puisant dans ses dernières forces.

Les bras serrés contre lui, recroquevillé, il « marcha » vers la direction qui devait le ramener à Poudlard. Son esprit ne pensait plus qu’à une chose, une information de survie : rentrer. Il en oublia où il était, les créatures qui rodaient, ce qui lui était arrivé et même qui il était,. Son corps se déplaçait seul, trébuchant et traînant ses jambes lourdes, le regard vide. Lorsqu’il atteignit le lac du château, le ciel commençaient à s’éclairer, annonçant l’arrivée des premiers rayons du soleil. Vladislav fit encore quelques pas avant de s’écrouler sur ses genoux devant le lac, le corps penché en avant, toujours replié sur lui-même comme si se redresser était un geste infaisable et insupportable. Il resta de longues secondes ainsi immobile. Son regard était vide, éteins. Jusqu’à ce que ses yeux bougent légèrement pour fixer son reflet. Il faisait peur à voir. Son regard était noirci par les cernes, ses mèches collés contre son front. Sur sa peau se mélangeait sueur et poussière. Il était sale. C’est alors qu’il plongea ses mains dans l’eau pour se nettoyer le visage, encore, et encore. Il était sale. Une fois sa crise passé, il se regarda à nouveau dans l’eau, les mains suspendu dans leur geste, à mi-chemin entre le lac et son visage, des gouttes glissant entre ses doigts et le long de ses avant bras, créant des sillons de peau blanche entre la poussière. Il commençait à recouvrir la mémoire. Devant ses yeux se reproduisait la nuit qui se terminait. Il voyait l’inconnu. Il entendait le hurlement du loup-garou. Il se souvenait de la douleur et de la sensation horrible des crocs transperçant et déchiquetant sa chaire comme s’il n’était qu’un lapin qu’un chien secouait dans sa gueule. Il se souvient de l’homme, son père ? Arrêtant le lycan avant qu’il ne le tue. Il le voit le soigner, puis le noir.


Et là, se fut la révélation. Il avait était mordu par un loup-garou. Il était toujours en vie. Mais à présent, le poison nommé lycanthropie coulait dans ses veines. Il se souvint de la brûlure qu’il avait ressentit en lui.

Puis vient le déni. Non. C’était impossible. C’était un cauchemar. Non, il n’était pas un loup-garou. Il n’allait pas se transformer contre sa volonté et dévorer des gens. Il était un sorcier ! Il était en train de dormir ! Oui c’est ça, il dormait, et allait se réveiller. Il s’aspergea à nouveau de l’eau sur le visage. Mais lorsque les premiers rayons du soleil percèrent de la cime des montagnes et baignèrent son visage d’une douce chaleur, il comprit. Vladislav ne dormait pas. Le russe était allé en forêt la nuit dernière. Vladislav n’avait pas eu de mère ou de père aimant pour lui expliquer qu’il ne fallait pas sortir les nuits de pleine lune. Pour lui dire que cette douce lumière blanche ne faisait pas fuir les ténèbres mais la dissimulait de son regard. Que cette lumière était un appas derrière lequel se cachait les pires monstres qui existaient. Tel le poisson-pêcheur dans les eaux les plus profondes et obscures qui attire ses proies avec de la lumière. Et lui était tombé dans le piège et s’était fait dévorer. La panique le prit. Il avait beau être conscient de son nouvel état, la peur le piégeait dans le déni. Il se nettoya frénétiquement, comme si sa lycanthropie était visible, faisant disparaître les traces de la nuit, comme si le venin allait partir de son corps. Il avait peur qu’on découvre ce qu’il était, qu’on le voit comme un monstre, qu’il se fasse virer de Poudlard, que ses quelques amis le rejettent et le regardent avec horreur et répugnance. La panique le submergeait, lui embrouillait l’esprit et l’amenait à se convaincre que tout allait bien, qu’il n’était pas malade. Il était normal alors il n’y avait rien à dire à personne. Il allait bien. Il était normal. N’est-ce pas ?

Une fois nettoyé au mieux, il se releva, faisant taire les plaintes de son corps meurtri et douloureux. Il alla par automatisme dans son dortoir. Il était encore très tôt. Il ne croisa personne, tout le monde dormait. Il alla dans la salle de bain où il s’enferma. Il enleva ses vêtements et alla sous la douche, comme-ci de rien était, ou du moins essayait-il de s’en convaincre. Le sang et la saleté partirent avec l’eau dans les tuyaux et bientôt ne resta comme seule preuve de cette effroyable réalité que la cicatrice sur son bras et son flac, reste des crocs du loup-garou. L’homme, son père, l’avait très bien soigné au vu du traitement des crocs sur son corps. Les ignorant avec force volontairement, il s’habilla de vêtements propres, jeta les autres déchirés et inutilisables de toutes façon. Il sortit des douches, prit son sac de cours et alla s’installer dans la salle commune pour travailler, s’obstinant et se répétant en litanie dans sa tête que tout allait bien. Mais son regard restait hanté par ce qu’il vivait. Il sentait encore le venin parcourir ses veines. Non, il avait juste un petit rhume, tout allait s’arranger. Oui, ce n’était qu’un mauvais rêve, il s’était endormi dans la forêt, fatigué, et avait imaginé tout ça. Il n’était pas malade. Il n’était pas maudit à vie.


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