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 Un pacte à sceller

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MessageSujet: Un pacte à sceller    Dim 2 Déc - 20:39






Un pacte à sceller







28 Novembre

Le courrier est une étape importante de la vie de sorcier dans cette école. Elle arrive généralement le matin au petit déjeuné. La grande salle est alors envahie de nombreux hiboux lâchant leur colis ou leur lettre exactement à l’endroit précis du propriétaire. Les visages commencent alors à s’illumine ou au contraire à se noircir en fonction du contenu fraîchement arrive. Les lettre apportant de bonne nouvelle se traduise par des larges sourires et des sources de conversation interminable tout au long de la journée. Ou bien, au contraire les nouvelles tristes laissent place à la tristesse et l’indifférence. Certain se confient’ d autre souhaite passer pour le Calimero de service et se plaignent à tout le monde. D’autre reste dans le silence le 0lus absolu jusqu’à ce que la douleur qui envahi leur cœur disparaisse au fur et à mesure des semaines. Mais les courriers du matin, sont les courriers des familles. Les courriers plus officiel ou du moins ceux que l’on peut le plus appréhender arrive n’importe quand et n’importe où. Il nous tombe dessus sans que nous n’ayons rien demandé à personne.

Aujourd’hui, cela allé être mon tour. De recevoir l’un de ces courriers que l’on hésite à ouvrir par peur de lire le contenu et de savoir ce qui nous attend derrière. J’étais dans ma salle commune délibérément vide lors que je vis un hibou débarquer de nul part. Il ne me fallu pas longtemps pour comprendre qui en était le destinataire mais surtout qui était l’expéditeur. J’avais envoyé une lettre la veille au directeur pour lui révéler la vérité. Toute la vérité. Et ma sentence était la, dans le bec d’un hibou, je ne serais pas exclu, cela était une certitude, mais en fonction du contenu de cette missive ma vie au château aller sûrement changer. Mon cœur battait si fort dans ma poitrine que je sentais également la pression de mon sang circuler dans mes tempes. Je me lève, m’approche délicatement de l’animal avant de tirer de manière sec la lettre. Bien sûr, comme une petite vengeance indirecte de mon très cher directeur, je sens le bec de l’animal me pincer le doigt. Et, non, comme un jeu surement, il ne m’avait pas prévenu. C’est ainsi, qu’avec une douleur plus que désagréable au doigt, je me dirige vers le canapé qui fait face à la cheminée. Je m’y asseye avec de détacher le cacher de l’école afin de lire la missive. Accepté, il avait accepté. J’avais du mal à y croire, et encore plus à le lire. Le pacte venait d’être passé.  Je savais qu’à travers cette simple phrase, je devenais un pion, une marionnette. Voilà, à quoi j’avais réduit ma vie. Être un pantin et rien d’autre. Cependant, à mon gout le jeu en valait la chandelle. Plus personne ne serait abimés ni détruit à cause de moi. Il me faudra attendre le 7 décembre


7 décembre - 10H45






J’ai été incapable de me concentrer ce matin en cours. Dans ma tête se dessinait les multiple scénarios possible et existant qu’il pourrait avoir lieu lors de mon rendez-vous de midi. Oui, le reste de la lettre reçu un peu plus tôt, le directeur de Poudlard m’avait également convoqué. Malheureusement, mes tentions, et mon manque de concentration m’avait value quelques désaccords avec mon professeur. Nous en étions venues à nous dire des mots qui dépassé notre pensée. Et je crois, que j’ai prononcé des mots un peu trop familiers. Je me suis emporté. Je le sais, mais il pourrait essayer de me comprendre, mon cerveau ne supporte plus cette tentions. Je ne sais pas comment le directeur vas régir, je ne sais pas ce qu’il veut de moi, je ne sais pas. Putain je ne sais rien. Et ce professeur qui insistait encore et toujours pour que je lui réponde à ces questions. La scène, ressemblait à peu près à cela :


- [Professeur] Monsieur Oz, Pouvez-vous répondre à la question que je viens de poser s’il vous plait ?

Exactement aucune réaction de ma part. Mon regard fixait vers un coin de la salle.

- [Professeur] Monsieur Oz, je vous ai posé une question. Vous êtes prié d’y répondre

- [Luka] Hein ? Quoi ? Quelle question ? Excusez-moi Monsieur, je suis ailleurs. Non pas que votre cours est peu intéressant, mais j’ai bien autre chose en tête que votre banale question. Donc, voilà ma réponse monsieur, je ne sais pas et je n’en ai rien à faire. Vous ne pouvez pas interroger les gens qui paraissaient intelligent et qui ne cesse de lever la main et me laisser tout simplement tranquille.


- [Professeur] Je retire 15 points à la maison de serpentard pour insolence.

-   [Luka] (dit plus fort que voulu) Allé vous faire foutre connard

- [Professeur] Monsieur Oz, vous sortez immédiatement, et vous allez expliquer tout cela au directeur. Racontez-lui bien que vous vous permettiez d’insulter gratuitement votre professeur. De plus, en plus de la sanction de monsieur le Directeur, vous viendrez en retenue pour le reste de la semaine.

-   [Luka] (là je suis exactement pris de panique) Monsieur, je suis vraiment désolé, j’ai beaucoup de pression. Je ne voulais pas vous insulter. Je vous en prie, je comprends la sanction, mais laissé moi ici. Monsieur Rahl, ne supportera pas une nouvelle présence de ma part. Je vous en supplie Monsieur.

Si je vous rappelle que ceci est un souvenir, pas besoin de vous détailler le reste. Le professeur ne m’a pas pardonné, et je me retrouve avec plus de deux heures d’avance devant le bureau du directeur. Comment, je vais bien pouvoir lui expliquer ma présence ici. C’est l’un des préfets qui m’a accompagné qui ouvre le passage du bureau du directeur. Il attendit que Gaël Rahl me fasse entrée avant de répartir en direction de la salle de cours.  Je reste debout comme un piquet en attendant l’autorisation de pouvoir m’asseoir. Celui-ci met du temps à arriver.

Finalement, je prends place sur une chaise. Enfin, plutôt ma chaise, celle qui me sers d’outil de torture. Je n’ose pas regarder le directeur dans les yeux. J’ai peur, et honte d’être arrivé dans son bureau pour exclusion et non pas pour notre simple rendez-vous.  Je maintiens la tête baissée. J’ai réellement peur. Je ne doute pas qu’il va me demander le pourquoi du comment. J’anticipe alors :

- [Luka]Je suis désolé Professeur. Je n’ai aucune raison valable. Pourquoi je suis ici ? J’ai insulté le professeur. Je pensais le faire qu’en pensée mais mes paroles ont dépassé ma parole. Et, j’ai peut-être essayé de le soudoyer et de le faire chanter. Je suis désolé professeur je n’aurais pas dû. Mais il est vrai que j’appréhender notre rencontre. Je suis désolé professeur.

J’avais fini par racheter une baguette magique, il y’a quelques semaines. Je savais très bien que le directeur allé s’en douter. Afin de lui faire comprendre que je viens en paix, dirige ma main vers ma poche afin de prendre ma baguette magique. Sans faire de mouvement brusque, je pose l’objet magique sur le bureau du professeur et la pousse vers lui.

- [Luka] Je ne suis pas là pour me battre Monsieur.

Soudain, j’ai réellement peur. J’ai l’impression que le regard du directeur me transperce l’ensemble de mon corps.  J’ai peur mais étrangement surtout honte. Je n’arrive plus à tenir le regard de mon interlocuteur. Je baisse dæe nouveau la tête et j’attends la suite.





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MessageSujet: Re: Un pacte à sceller    Dim 2 Déc - 23:32
Une simple demande à ne pas questionner


Gaël Rhal était plongé dans des parchemins qui ne regardaient que lui, à tel point qu'il avait même pris la peine de retourner l'entièreté des tableaux de son bureau. Il savait pourtant que les occupants de ceux-ci étaient sous ses ordres et ne pouvaient en aucun cas divulguer les informations qu'ils récoltaient à qui que ce soit sans son accord, mais le simple fait que les portraits aient tous hérité de certains des traits des personnes qu'ils représentaient éveillait en lui une sorte de méfiance à leur égard. Absorbé par la lecture de cette lettre dont le contenu ne devait être lu par personne d'autre que lui-même, il sursauta lorsque quelqu'un frappa à la porte de la pièce, cognant par mégarde son genoux contre le bois de son bureau. Retenant un juron, il s'empara de sa baguette et la fit tournoyer au dessus de sa tête. Les tableaux pivotèrent et la lettre se replia d'elle-même, se glissant dans l'enveloppe que Gaël referma. Il rangea ensuite sa baguette tout en lâchant d'une voix forte :

"Entrez."

Il n'accorda d'abord pas la moindre attention aux deux élèves qui firent leur entrée dans la pièce circulaire, prenant d'abord le temps de glisser la fameuse lettre dans l'un des tiroirs de son bureau. Après avoir refermé ledit tiroir, il leva ses yeux sur les deux adolescents et congédia d'un simple regard le Préfet qui semblait être sur le point d'expliquer leur présence en ces lieux. Une fois que le Poufsouffle eut fermé la porte derrière lui, retournant sans doute dans la salle de cours qu'il avait dû quitter pour accompagner son camarde jusque là, Gaël posa ses yeux sur le Serpentard qu'il ne connaissait que trop bien. Certains des traits de son visage ressemblaient à ceux de son père. L'esprit ailleurs, le Directeur étaient en train de repenser à ce qu'il avait appris juste avant d'être interrompu au milieu de sa lecture, si bien qu'il ne se rendit pas immédiatement compte qu'il était en train de fixer Luka Oz droit dans les yeux. Clignant à plusieurs reprises des paupières, il l'invita d'un geste de la main à prendre place puis laissa le silence s'installer, attendant de l'élève qu'il s'explique, ce que ce dernier ne tarda pas à faire.

"Je suis désolé Professeur. Je n’ai aucune raison valable. Pourquoi je suis ici ? J’ai insulté le Professeur. Je pensais le faire qu’en pensée mais mes paroles ont dépassé ma pensée. Et, j’ai peut-être essayé de le soudoyer et de le faire chanter. Je suis désolé, professeur, je n’aurais pas dû. Mais il est vrai que j’appréhendais notre rencontre. Je suis désolé professeur."

Trois fois. Par trois fois Luka Oz avait dit être désolé. Savait-il seulement ce que pareil mot signifiait ? Désoler, du latin "desolare" signifiait "laisser seul, abandonner". Ainsi, le Serpentard avouait sans même s'en rendre compte, peut-être de manière totalement inconsciente, qu'il était finalement et indéniablement seul, d'une certaine manière. C'était parfait. Tout simplement parfait. Gaël Rahl avait fini par obtenir ce qu'il désirait, après deux mois de dure labeur. Il se délectait de la peur qui émanait du pauvre agneau qui lui faisait face. Si Luka l'avait regardé en cet instant, il aurait vu un bref sourire triomphal étirer le coin de ses lèvres. Malheureusement pour lui, la peur qui le consumait de l'intérieur le forçait à garder ses yeux baissés, ce qui lui fit par conséquent rater cette observation. Lorsque le Serpentard sortit sa baguette magique, Gaël ne broncha pas, sachant pertinemment qu'il n'était en aucun cas menacé. Il laissa l'adolescent déposer l'objet de bois sur la table tout en annonçant :

"Je ne suis pas là pour me battre Monsieur."

Laissant le silence se réinstaller, le Directeur se redressa et se pencha lentement par dessus son bureau, tendant sa main pour s'emparer de la baguette de l'Agneau apeuré. Reposant son dos contre le dossier de son fauteuil, il se mit à observer l'objet de bois en le faisant tourner entre ses doigts. Physiquement du moins, il ne portait plus la moindre attention à l'élève. Son esprit frôla celui de Luka durant un bref instant afin de récolter quelques informations concernant la matinée vécue par le jeune homme. Il n'alla pas plus loin, se retirant dès qu'il eut obtenu ce qu'il cherchait, ne laissant aucune trace du passage de son esprit dans le sien. Observant encore un instant la baguette qu'il tenait entre ses mains, il ne put s'empêcher de repenser au sort qu'avait subi la dernière baguette du Capitaine de Quidditch. Posant devant lui sur son bureau l'objet de bois sans laisser paraître son amusement certain, il prit la parole de sa grave et lente voix :

"Je sais que vous n'êtes pas là pour vous battre." Il laissa cette vérité faire son effet avant de poursuivre : "Je sais également que Monsieur Ostel vous a puni avant de vous envoyer dans mon bureau. La seule sanction que je vais ajouter à celle qu'il vous a déjà donnée est la suivante... Vous irez, dès que la cloche sonnera, en salle de Sortilèges pour demander à votre très cher Professeur de doubler les heures de retenue qu'il vous a mises, non sans lui présenter à nouveau vos plus plates excuses. Vous préciserez que la demande vient de ma part, car je juge sa punition pas tout à fait à la hauteur de vos actes à son égard. S'il voit un quelconque souci avec cela, il est bien évidemment libre de venir m'en parler. Maintenant, passons aux choses sérieuses !"

En disant cela, Gaël s'était levé de son fauteuil, attrapant au passage la baguette de Luka. Il contourna son bureau et se dirigea vers l'une des hautes fenêtres qui donnaient sur le parc. Plaçant ses bras derrière son dos, il ferma sa main droite sur son poignet gauche. Sa main gauche, quant à elle, tenait fermement la baguette de l'apprenti sorcier. Observant l'épais brouillard qui recouvrait le parc, le Directeur se rappela que de la pluie était annoncée pour ce soir-là. Vendredi... N'était-ce pas le jour durant lequel l'équipe de Quidditch des Serpentards s'entrainaient au stade ? Oui... C'était bien ça. Se rappelant qu'il avait dit qu'il était temps de passer aux choses sérieuses, Gaël prit une profonde inspiration. Comment formuler cela... Luka avait écrit dans la lettre qu'il lui avait envoyée qu'il obéirait à ses ordres et qu'il ferait ce qu'il voulait le voir faire et ce, tant qu'il en s'en prendrait pas à ses amis. Après un court instant de réflexion, le Directeur reprit la parole, s'adressant à l'élève sans lui faire face pour autant.

"Après avoir parlé avec le Professeur Brown, vous irez chercher l'élève à qui vous vous êtes confié, et vous l'amènerez ici." Ramenant ses bras devant lui, il se remit à observer la baguette de Luka avant de demander : "Dites-moi, quelles sont les composantes de votre nouvelle baguette, Monsieur Oz ?"


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MessageSujet: Re: Un pacte à sceller    Lun 3 Déc - 10:48






Un pacte à sceller







7 décembre - 10H45







Le silence, toujours se foutu silence qui remplissait cette foutu salle également. Rien n’était plus désagréable que le silence que se sorcier imposait aux autres. Non. Je me retrouvais toujours la tête baissée à regarder mes chaussures. Dans ma tête se redessinait les lettres, et les phrases que j’avais écrite sur ce parchemin. Je m’y étais engagé et je tiendrais mon engagement. J’étais comme pied et poing liés obligé à répondre et à exécuter les ordres d’une personne que je détestais par-dessus tout. Mais non, Vlad, je ne suis pas aussi stupide que cela pour aller me balancer dans la gueule du loup sans aucune protection. Tu passeras dorénavant trois bonnes années à Poudlard mon ami. Il ne pourra rien t’arriver de la part de cet homme. En relevant l’légèrement la tête, je compris que le directeur s’était saisi de ma baguette et commençait de nouveau à jouer avec ma baguette. Je ne me rappelle que trop bien comment a finit la précédente. Mais rien, je ne peux rien ni dire ni rien faire. Juste rester là, immobile sur ma chaise, avec la sensation d’avoir mes poignets entravés et particulièrement lourd. Le directeur finit tout de même par briser ce silence

- [Gaël Rahl] Je sais que vous n'êtes pas là pour vous battre." Il laissa cette vérité faire son effet avant de poursuivre : "Je sais également que Monsieur Brown vous a puni avant de vous envoyer dans mon bureau. La seule sanction que je vais ajouter à celle qu'il vous a déjà donnée est la suivante... Vous irez, dès que la cloche sonnera, en salle de Défense contre les Forces du Mal pour demander à votre très cher Professeur de doubler les heures de retenue qu'il vous a mises, non sans lui présenter à nouveau vos plus plates excuses. Vous préciserez que la demande vient de ma part, car je juge sa punition pas tout à fait à la hauteur de vos actes à son égard. Maintenant, passons aux choses sérieuses !"

Que voulez vous que je réponde à cela ? Rien, je n’ai rien à dire à part accepter ma sentence. Les matchs de quidditch aller commencer et je ne pourrais pas être présent aux entrainements.  Cela donne vraiment une mauvaise image. Le capitaine de l’équipe qui ne vient pas s’entrainer pour mauvais comportement alors qu’il est demandé à tous les joueurs d’avoir une attitude irréprochable. Je finis par accepter verbalement malgré la pointe d’amertume qui me restait au fond de la gorge :

- [Luka] Bien monsieur, je ferais comme il vous plaira

Je suis du regard le directeur. L’homme venait de se lever afin de faire face à l’une des plus grandes fenêtres du bureau. Toujours un silence de plombs entre deux paroles. Rien de plus, qu’un silence lourd pesant et assourdissant. Mes yeux le fixe, ainsi que les mouvements qu’il fait avec ma baguette. Je ne peux rien dire, rien faire. Juste attendre la suite. Comprendre l’impact de mes gestes. Il finit enfin par rompre ce silence pour quoi ? Me demander de lui apporter sur un plateau d’argent la personne qui m’a aidé et soutenu. Putain mais il avait accepté notre pacte ! Il ne devait pas s’en prendre à mes amis. Ni lui, ni une tiers personne alors que lui voulait-il ? Je ne peux m’empêcher de répondre :

- [Luka Oz] Mais monsieur, vous m’avez dit avoir accepter ma proposition ? Alors pourquoi me demander une telle chose ? Je vous ai tout écrit professeur, je ne vous ai rien caché. Vous m’avez là devant vous, comme vous le souhaitiez, alors laissez cette personne à l’extérieur de cette conversation.

Le professeur finit tout de même par reprendre la parole pour me demander les composants de ma nouvelle baguette. Un stress m’envahi. Je me souviens que trop bien ce que m’a valu ma dernière baguette. Mais je ne peux en aucun car rester là en silence :

- [Luka Oz] C’est du bois d’IF, avec un cœur de crin de sombrale, elle fait 35 centimètres. Elle est fine et relativement rigide professeur.

Voilà, vous savez tout j’avais envi de rajouter. Mais cela ne servirait à rien. Ou peut être juste à m’attirer des emmerdes plus qu’autre chose. Sa demande me perturbait de plus en plus ; Je ne comprenais pas ce qui lui voulait.  Je savais très bien que je n’avais gagné qu’un faible labs de temps et que je serais dans l’obligation de lui emmener l’élève. Mais rien ne me peut qu’il allât tenir parole non strictement rien.

- [Luka Oz] Professeur, engagé vous magiquement à tenir se contrat. Cette proposition que je vous ai faite et je ferais de même. Alors je vous emmènerais l’élève. Même si j’ai du mal à voir quel intérêt vous avez pour lui. De plus, maintenant que vous avez atteint votre objectif de m’avoir comme une vulgaire marionnette qui vous écoutes au doigt et à l’œil, qu’attendez-vous de moi ? Et je sais pertinemment que ce n’est pas simplement aller parler à des professeurs ou vous emmener des élèves.

Mon ton avait été froid et sanglant. Ce n’est qu’après coup que je me suis rendu compte de mon insolence.  Non, je ne m’excuserais pas de nouveau comme une merde. Je suis peut-être son prisonnier et ceux pour un temps indéterminé, mais je reste un être humain et j’ai ma fierté à avoir. Donc non, je pensais tous mes mots.  Je ne serais pas faible comme les autres fois. S’il pense m’avoir brisé car je me suis rangé du coté qu’il souhaitait, il se trompe tout cela est prémédité. Il ne me brisera jamais, je ne serais jamais son esclave proprement dit. Je serais juste un pion vraiment compliqué à maîtriser, à manipuler et à jouer. Je ne fais que lui offrir un cadeau plus qu’empoisonné. Sachant, que j’ai encore la possibilité de m’enfuir de tout cela. De laisser ce monde de merde derrière moi et d’être enfin libre. Et cela, il ne pourra jamais me l’enlever.

Mais je sais bien que je vais devoir accomplir ce qu’il attend de moi ce foutu directeur. Je m’y suis engagé. Si je commence maintenant à défier son autorité, je vais avoir de nouveau des problèmes et je ne veux pas mettre en danger le peu de personne auquel je tiens. Je baisse de nouveau la tête.
Mes pensées fusent dans ma tête. Je suis obligé je le sais. Je finis par me lever de ma chaise.

- [Luka Oz] Je vais le cherche Professeur. Mais vous vous êtes engagé Monsieur

7 décembre - 11H05


Je finis par sortir du bureau du directeur. J’ai envie de fuir, de courir et de ne jamais revenir. Mais je sais très bien les conséquences. Tant pour moi, que pour mes amis. Je n’ai pas le droit de lui faire du mal, surtout à Vlad, il a toujours été la pour moi. Et la seule réponse, que j’ai, c’est le mettre dans la merde. Putain je suis trop con. Mais je n’ai plus le choix. Je crois en la promesse du directeur. Je ne lui fais pas confiance, mais je dois tenir mon engagement. Vlad est en cinquième année, il doit être en cours d’histoire de la magie. Je circule donc dans les couloirs d’un pas peu décisif. Mais le lieu de cours est plus près que ce que j’aurais aimé. Je frappe à la porte. J’attend que l’on me donne l’autorisation d’ouvrir. Je finis par entrée dans la salle.

- [Luka Oz] Bonjour Professeur, je suis navré de vous déranger. Le professeur Gaël Rahl souhaite voir monsieur Wolkoff dans son bureau maintenant.

Je n’apporte pas plus d’information. J’ai mal intérieurement. Par ma faute, j’affiche mon ami à toute sa classe et ceux pour aller voir le directeur de Poudlard. J’attend que mon ami se joigne à moi. J’attend que nous fassions quelques pas avant de briser ce silence insupportable.

- [Luka Oz] Je suis désolé. C’est à cause de moi. Il sait tout. Il sait tout ce que tu sais. J’ai dû lui avouer l’intégralité des choses. Je ne voulais pas qu’il apprenne par une personne extérieure ce que tu sais. Dis-lui tout. Protégé toi. S’il te demande de m’accuser ou de me décrédibiliser fait le. Protégé toi mon ami. Tout devait bien se passer. Il s’est engagé à ne rien faire. Du moins à ne rien te faire. Je suis vraiment désolé.

Je suis incapable de dire autre chose. J’ai honte. J’ai tellement honte de la situation. Nous reprenons la direction du bureau du directeur. Nous y sommes. Devant. Je frappe à la porte. Elle s’ouvre. Mon cœur bat si fort que j’ai l’impression qu’il va sortir de ma poitrine. Je suis incapable de croiser le regard de Vlad ; J’attend comme à mon habitude que le directeur nous laisse nous asseoir. J’ai baisse encore et toujours la tête. J’ai fait ce qu’il a voulu. Je lui ai montré que je respectais la part de notre marché. J’espère juste qu’il le fasse aussi. Je me doute bien que Vlad ne doit pas tout comprendre. Je brise un énième silence.

- [Luka Oz] Monsieur, comme vous le souhaitiez. Il sait que je suis un animagus non déclaré, et les événements qui se sont déroulés dans la forêt interdite avec mademoiselle Sherwood. Ainsi que les raisons pour lequel j’ai agressé miss Sherwood. Conformément à notre accord, j’ai fait ce que vous souhaitiez.

Voila. J’ai envoyé mon ami dans la gueule du loup. J’attend la tête basse que l’un ou l’autre daigne bien vouloir briser ce putain de silence. J’ai peur, j’ai envie que cette scène finisse le plus rapidement possible.







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MessageSujet: Re: Un pacte à sceller    Hier à 23:30


Un pacte à sceller









28 Novembre.

Voilà déjà presque trois mois que Vladislav avait intégré l’école de sorcellerie Poudlard et assistait aux cours d’histoire de la magie. Il devait dire qu’étudier ce cours du point de vue des anglais était très intéressant aux yeux du russe. Il devait bien être le seul à être attentif, voir passionné par la voix soporifique du professeur qui appréciait beaucoup en retour son élève étranger. Enfin un qui appréciait l’histoire à sa juste valeur ! -petite larme du dit professeur-. Mais en tant que sang pur, il avait apprit l’importance de connaître l’histoire. Et puisqu’il était loin de son pays, il était d’autant plus important de connaître l’histoire des sorciers anglais. La connaissance était une arme puissante, un outil de manipulation à ne pas prendre à la légère. Il voulait savoir ce qui était arrivé à ce pays, les guerres, les mages noires, tenter de comprendre sa famille, sa mère, son père biologique et comment il en était arrivé à devoir quitter son pays glacial pour un pays aussi lâche et désordonné bien qu’attachant. Il voulait comprendre comment sa famille s’était retrouvée lié à une famille anglaise qui avait choisi de rejoindre Voldemort à l’époque, de s’associer à tout ça alors qu’ils vivaient en Russie. Comprendre ce qui les avaient séduits dans tout ça, eux si puissants et respectés de par leur nom. Mais son attention fut alors brisé par un élève qui venait de toquer à la porte, interrompant le cours. C’est alors qu’il reconnu Luka et se demanda bien ce que le sixième année faisait là. Ce dernier s’adressa au professeur en s’excusant, expliquant que le directeur souhaitait voir Vladislav. Sur le coup, son esprit encore dans son cours, le nordique fut surpris, se demandant bien ce que lui voulait l’homme. Puis il vit l’expression de honte de Luka. Un souvenir lui revint en mémoire et le regard du russe s’assombrit une micro seconde en fixant « son ami » avant de faire disparaître toute émotion. Son professeur lui fit un signe de la tête pour lui autoriser de partir, ordre du directeur après tout, bien qu’avec déception car il perdait son élève le plus attentif. C’est triste la vie d’un prof d’histoire, personne n’aime cette matière, on pouvait comprendre qu’il s’attache aux rares rescapés.

Le serpentard rangea alors ses affaires en silence, ignorant le regard des autres élèves dont les chuchotements se voulant misérablement discret commencèrent à se faire entendre, se leva et salua son professeur d’une légère révérence militaire, reste naturel de Durmstrang, avant de quitter la salle sans regarder Luka. Il l’avait fait. Lorsqu’ils s’étaient retrouvés au bord du lac à picoler comme des ado stupides, le sixième année lui avait dit vouloir tout révéler au directeur, lui révéler que Vladislav savait certaines choses. Au départ, le russe pensait qu’il disait ça sous l’alcool. Mais non, son ami l’avait vendu. Il avait consciemment offert son ami au diable. Il était de ces lâches qui préféraient livrer leurs amis pour éviter de souffrir un peu plus. Tu as gagné Luka, tu es le bon toutou obéissant de Gäel Rahl, félicitation, tu dois être fière de toi. Est-ce que tu secoue gaîment ta queue devant ton maître sous ta forme d’animagus ?

Le problème, c’est que Vlad’ n’était pas en état de subir une entrevue avec son directeur. Il y a cinq jours à peine, il avait subit sa première pleine lune en tant que loup-garou. Grâce à sa préfète, les choses se sont bien passées, mais il en restait encore plutôt fatigué, ses yeux cernés de noir, les traits tirés. Durant le long trajet de sa classe au bureau du directeur, Vladislav s’efforça de faire le vide dans son esprit. Pas qu’il se doutait que l’homme était un légilimens, mais il ne voulait rien laisser transparaître. Aucune émotion, aucune faiblesse. Juste le bon militaire qu’il pouvait être. Il écouta Luka mais ne lui répondit pas, gardant le silence pesant pour faire regretter à son ami sa trahison. Il prenait néanmoins note de ses conseils. Lui aurait préféré mourir plutôt que de trahir son ami. Mais Luka et lui étaient l’opposé. C’était ainsi, et la vérité est qu’il n’arrivait pas vraiment à lui en vouloir. Son ami était fragile, faible, il l’a toujours su, il n’en était pas surpris. Il aurait préféré le protéger de l’homme, de sa famille, l’éloigner d’eux, le cacher d’eux pour qu’ils ne le trouvent pas. Mais alors il ne savait rien. Vladislav était encore ignorant des histoires anglaises et ignorait également l’attachement qu’il éprouverait pour Luka. Plus les mois passaient, et plus Vladislav se retrouvait embarqué dans des histoires qui le mettait dans l’embarras, voir en danger. Luka et son lien avec le directeur sadique. Kathleen envers qui il commençait à avoir une dette et à apprécier sa réelle personnalité qu’il commençait à entrevoir. Ces deux là qui ne pouvaient se supporter à cause des magouilles de leurs familles, tiraillant Vladislav des deux côtés. Foutu anglais ! A Durmstrang, il avait su conserver une certaine transparence et solitude. Mais les british avaient une sale manie de s’accrocher aux gens, même quand on les repoussait à coup de pied. Et le pire, c’est qu’on s’habituait à ces petites bêtes là et on finissait par céder et à les laisser entrer dans votre vie. Vile piège que c’était, car les anglais avaient aussi la fâcheuse manie de s’attirer des ennuis perfides. Les russes s’affrontent aux poings, les anglais préfèrent le poison lent et destructeur. De vrais vipères.

Vladislav laissa Luka entrer en premier dans le bureau du directeur. Le russe entra à son tour et se posta devant le bureau de l’homme, droit comme un soldat, les bras croisés dans son dos. Il salua son directeur d’une flexion rapide du buste, la tête suivant le mouvement pour se baisse avant de se redresser.

- Monsieur le directeur.

Voix neutre, se voulant obéissante et respectueuse, comme on le voulait à Dursmtrang. Bref, précis, un salue on ne peut plus banal et efficace.
Il attendit debout que son directeur s’adresse à lui et lui explique ce qu’il désirait de l’élève. Il garda son regard fixé sur l’homme, ignorant Luka dont la nervosité était plus que palpable dans la pièce. Lui restait calme, ne se permettant pas de s’asseoir sans y être invité. Il n’avait pas de raisons d’être nerveux. Attentif oui, mais il n’avait rien à se reprocher pour le moment, alors il attendait juste de savoir de quoi son supérieur souhaite discuter avec lui et si erreur il avait commis, alors il en assumerait les conséquences. Et si écouter un ami était une faute, car il se doutait du sujet de cette entrevue, alors il accepterait sans broncher la punition de son directeur quelle quelle soit, car c’est ainsi que sont élevés les élèves de Durmstrang. Même injuste, une punition est une punition. Mais c’est aussi ce qui rend un homme plus fort. Remettez de l’alcool sur le feu à petite dose, encore et encore, et vous le maintiendrez vif et brûlant, dangereux. C’est ainsi que l’on forge un russe. En maintenant sa colère. Sa rage de combattre et de vivre.

Vladislav détailla l’homme devant lui. Il se souvint de la première fois qu’il l’avait vu. Il lui avait inspiré de la confiance. Un homme droit, bon à faire intégrer la discipline. Le russe avait apprécié son discours d’entrée, il lui avait donné l’impression d’être un homme qu’il respecterait et suivrait volontiers. Et la vérité, c’est que bien que sa vision de lui ai changé de par ce que Luka lui avait rapporté, à présent qu’il se trouvait devant lui, il se souvenait pourquoi l’homme lui avait inspiré du respect. Il dégageait tellement de puissance. Il semblait inébranlable, droit dans ses idées. Et si Luka n’avait pas été son ami, Vladislav ne se serait pas méfié un instant de l’homme. C’était un génie, un manipulateur hors pairs, et le russe en restait plutôt admiratif malgré tout et comprenait que Luka est cédé aussi vite. Bien qu’il n’appréciait pas trop ses façons de faire avec son ami, Vladislav Wolkoff avait envie de gratter un peu la surface et de découvrir les secrets de l’homme qui, bien qu’assit, semblait bien plus grand et écrasant que lui, jeune homme de quinze ans, encore incomplet et, il faut l’avouer, encore en quête de la voie à suivre. De par son âge, il était facilement manipulable pour un homme tel que Gäel Rahl s’il n’avait pas été mis au courant du vrai visage du sorcier, ce qui lui donnait au moins l’avantage de la méfiance, sinon se serait trop facile, et il faut le dire, de la triche. Il avait envie d’être un défi pour l’homme, de ne pas céder de suite, d’avoir cette fierté. Il n’avait pas envie d’être faible. Il voulait faire ses preuves. Le sang du russe chauffa en lui et il se retint de justesse de sourire, revigoré par un nouvel objectif. Vladislav avait sa fierté. Il était le digne héritier de la famille Wolkoff et Avery. Il pouvait être très obéissant si on arrivait à avoir son respect, mais il refusait qu’on le voit comme un faible. Et si l’homme devant lui ne pouvait respecter cela, alors le russe refusait de courber l’échine devant lui. Il jouerait juste le rôle du simple élève respectueux du mieux qu’il pourrait. L’ancien Vladislav revenait en lui. Il n’agissait que par intérêt pour lui. Il ne marchait qu’au respect et à ce qu’il pourrait gagner. La torture et le chantage comme il le faisait avec Luka, s’était juste une perte de temps avec Vladislav. Et si Rahl souhaitait utiliser les mêmes méthodes pour une raison encore obscure, alors il avait perdu d’avance. Foi de russe !




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Un pacte à sceller

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