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 Un pacte à sceller

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MessageSujet: Un pacte à sceller    Un pacte à sceller  EmptyDim 2 Déc - 20:39






Un pacte à sceller







28 Novembre

Le courrier est une étape importante de la vie de sorcier dans cette école. Elle arrive généralement le matin au petit déjeuné. La grande salle est alors envahie de nombreux hiboux lâchant leur colis ou leur lettre exactement à l’endroit précis du propriétaire. Les visages commencent alors à s’illumine ou au contraire à se noircir en fonction du contenu fraîchement arrive. Les lettre apportant de bonne nouvelle se traduise par des larges sourires et des sources de conversation interminable tout au long de la journée. Ou bien, au contraire les nouvelles tristes laissent place à la tristesse et l’indifférence. Certain se confient’ d autre souhaite passer pour le Calimero de service et se plaignent à tout le monde. D’autre reste dans le silence le 0lus absolu jusqu’à ce que la douleur qui envahi leur cœur disparaisse au fur et à mesure des semaines. Mais les courriers du matin, sont les courriers des familles. Les courriers plus officiel ou du moins ceux que l’on peut le plus appréhender arrive n’importe quand et n’importe où. Il nous tombe dessus sans que nous n’ayons rien demandé à personne.

Aujourd’hui, cela allé être mon tour. De recevoir l’un de ces courriers que l’on hésite à ouvrir par peur de lire le contenu et de savoir ce qui nous attend derrière. J’étais dans ma salle commune délibérément vide lors que je vis un hibou débarquer de nul part. Il ne me fallu pas longtemps pour comprendre qui en était le destinataire mais surtout qui était l’expéditeur. J’avais envoyé une lettre la veille au directeur pour lui révéler la vérité. Toute la vérité. Et ma sentence était la, dans le bec d’un hibou, je ne serais pas exclu, cela était une certitude, mais en fonction du contenu de cette missive ma vie au château aller sûrement changer. Mon cœur battait si fort dans ma poitrine que je sentais également la pression de mon sang circuler dans mes tempes. Je me lève, m’approche délicatement de l’animal avant de tirer de manière sec la lettre. Bien sûr, comme une petite vengeance indirecte de mon très cher directeur, je sens le bec de l’animal me pincer le doigt. Et, non, comme un jeu surement, il ne m’avait pas prévenu. C’est ainsi, qu’avec une douleur plus que désagréable au doigt, je me dirige vers le canapé qui fait face à la cheminée. Je m’y asseye avec de détacher le cacher de l’école afin de lire la missive. Accepté, il avait accepté. J’avais du mal à y croire, et encore plus à le lire. Le pacte venait d’être passé.  Je savais qu’à travers cette simple phrase, je devenais un pion, une marionnette. Voilà, à quoi j’avais réduit ma vie. Être un pantin et rien d’autre. Cependant, à mon gout le jeu en valait la chandelle. Plus personne ne serait abimés ni détruit à cause de moi. Il me faudra attendre le 7 décembre


7 décembre - 10H45






J’ai été incapable de me concentrer ce matin en cours. Dans ma tête se dessinait les multiple scénarios possible et existant qu’il pourrait avoir lieu lors de mon rendez-vous de midi. Oui, le reste de la lettre reçu un peu plus tôt, le directeur de Poudlard m’avait également convoqué. Malheureusement, mes tentions, et mon manque de concentration m’avait value quelques désaccords avec mon professeur. Nous en étions venues à nous dire des mots qui dépassé notre pensée. Et je crois, que j’ai prononcé des mots un peu trop familiers. Je me suis emporté. Je le sais, mais il pourrait essayer de me comprendre, mon cerveau ne supporte plus cette tentions. Je ne sais pas comment le directeur vas régir, je ne sais pas ce qu’il veut de moi, je ne sais pas. Putain je ne sais rien. Et ce professeur qui insistait encore et toujours pour que je lui réponde à ces questions. La scène, ressemblait à peu près à cela :


- [Professeur] Monsieur Oz, Pouvez-vous répondre à la question que je viens de poser s’il vous plait ?

Exactement aucune réaction de ma part. Mon regard fixait vers un coin de la salle.

- [Professeur] Monsieur Oz, je vous ai posé une question. Vous êtes prié d’y répondre

- [Luka] Hein ? Quoi ? Quelle question ? Excusez-moi Monsieur, je suis ailleurs. Non pas que votre cours est peu intéressant, mais j’ai bien autre chose en tête que votre banale question. Donc, voilà ma réponse monsieur, je ne sais pas et je n’en ai rien à faire. Vous ne pouvez pas interroger les gens qui paraissaient intelligent et qui ne cesse de lever la main et me laisser tout simplement tranquille.


- [Professeur] Je retire 15 points à la maison de serpentard pour insolence.

-   [Luka] (dit plus fort que voulu) Allé vous faire foutre connard

- [Professeur] Monsieur Oz, vous sortez immédiatement, et vous allez expliquer tout cela au directeur. Racontez-lui bien que vous vous permettiez d’insulter gratuitement votre professeur. De plus, en plus de la sanction de monsieur le Directeur, vous viendrez en retenue pour le reste de la semaine.

-   [Luka] (là je suis exactement pris de panique) Monsieur, je suis vraiment désolé, j’ai beaucoup de pression. Je ne voulais pas vous insulter. Je vous en prie, je comprends la sanction, mais laissé moi ici. Monsieur Rahl, ne supportera pas une nouvelle présence de ma part. Je vous en supplie Monsieur.

Si je vous rappelle que ceci est un souvenir, pas besoin de vous détailler le reste. Le professeur ne m’a pas pardonné, et je me retrouve avec plus de deux heures d’avance devant le bureau du directeur. Comment, je vais bien pouvoir lui expliquer ma présence ici. C’est l’un des préfets qui m’a accompagné qui ouvre le passage du bureau du directeur. Il attendit que Gaël Rahl me fasse entrée avant de répartir en direction de la salle de cours.  Je reste debout comme un piquet en attendant l’autorisation de pouvoir m’asseoir. Celui-ci met du temps à arriver.

Finalement, je prends place sur une chaise. Enfin, plutôt ma chaise, celle qui me sers d’outil de torture. Je n’ose pas regarder le directeur dans les yeux. J’ai peur, et honte d’être arrivé dans son bureau pour exclusion et non pas pour notre simple rendez-vous.  Je maintiens la tête baissée. J’ai réellement peur. Je ne doute pas qu’il va me demander le pourquoi du comment. J’anticipe alors :

- [Luka]Je suis désolé Professeur. Je n’ai aucune raison valable. Pourquoi je suis ici ? J’ai insulté le professeur. Je pensais le faire qu’en pensée mais mes paroles ont dépassé ma parole. Et, j’ai peut-être essayé de le soudoyer et de le faire chanter. Je suis désolé professeur je n’aurais pas dû. Mais il est vrai que j’appréhender notre rencontre. Je suis désolé professeur.

J’avais fini par racheter une baguette magique, il y’a quelques semaines. Je savais très bien que le directeur allé s’en douter. Afin de lui faire comprendre que je viens en paix, dirige ma main vers ma poche afin de prendre ma baguette magique. Sans faire de mouvement brusque, je pose l’objet magique sur le bureau du professeur et la pousse vers lui.

- [Luka] Je ne suis pas là pour me battre Monsieur.

Soudain, j’ai réellement peur. J’ai l’impression que le regard du directeur me transperce l’ensemble de mon corps.  J’ai peur mais étrangement surtout honte. Je n’arrive plus à tenir le regard de mon interlocuteur. Je baisse dæe nouveau la tête et j’attends la suite.





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MessageSujet: Re: Un pacte à sceller    Un pacte à sceller  EmptyDim 2 Déc - 23:32
Une simple demande à ne pas questionner


Gaël Rhal était plongé dans des parchemins qui ne regardaient que lui, à tel point qu'il avait même pris la peine de retourner l'entièreté des tableaux de son bureau. Il savait pourtant que les occupants de ceux-ci étaient sous ses ordres et ne pouvaient en aucun cas divulguer les informations qu'ils récoltaient à qui que ce soit sans son accord, mais le simple fait que les portraits aient tous hérité de certains des traits des personnes qu'ils représentaient éveillait en lui une sorte de méfiance à leur égard. Absorbé par la lecture de cette lettre dont le contenu ne devait être lu par personne d'autre que lui-même, il sursauta lorsque quelqu'un frappa à la porte de la pièce, cognant par mégarde son genoux contre le bois de son bureau. Retenant un juron, il s'empara de sa baguette et la fit tournoyer au dessus de sa tête. Les tableaux pivotèrent et la lettre se replia d'elle-même, se glissant dans l'enveloppe que Gaël referma. Il rangea ensuite sa baguette tout en lâchant d'une voix forte :

"Entrez."

Il n'accorda d'abord pas la moindre attention aux deux élèves qui firent leur entrée dans la pièce circulaire, prenant d'abord le temps de glisser la fameuse lettre dans l'un des tiroirs de son bureau. Après avoir refermé ledit tiroir, il leva ses yeux sur les deux adolescents et congédia d'un simple regard le Préfet qui semblait être sur le point d'expliquer leur présence en ces lieux. Une fois que le Poufsouffle eut fermé la porte derrière lui, retournant sans doute dans la salle de cours qu'il avait dû quitter pour accompagner son camarde jusque là, Gaël posa ses yeux sur le Serpentard qu'il ne connaissait que trop bien. Certains des traits de son visage ressemblaient à ceux de son père. L'esprit ailleurs, le Directeur étaient en train de repenser à ce qu'il avait appris juste avant d'être interrompu au milieu de sa lecture, si bien qu'il ne se rendit pas immédiatement compte qu'il était en train de fixer Luka Oz droit dans les yeux. Clignant à plusieurs reprises des paupières, il l'invita d'un geste de la main à prendre place puis laissa le silence s'installer, attendant de l'élève qu'il s'explique, ce que ce dernier ne tarda pas à faire.

"Je suis désolé Professeur. Je n’ai aucune raison valable. Pourquoi je suis ici ? J’ai insulté le Professeur. Je pensais le faire qu’en pensée mais mes paroles ont dépassé ma pensée. Et, j’ai peut-être essayé de le soudoyer et de le faire chanter. Je suis désolé, professeur, je n’aurais pas dû. Mais il est vrai que j’appréhendais notre rencontre. Je suis désolé professeur."

Trois fois. Par trois fois Luka Oz avait dit être désolé. Savait-il seulement ce que pareil mot signifiait ? Désoler, du latin "desolare" signifiait "laisser seul, abandonner". Ainsi, le Serpentard avouait sans même s'en rendre compte, peut-être de manière totalement inconsciente, qu'il était finalement et indéniablement seul, d'une certaine manière. C'était parfait. Tout simplement parfait. Gaël Rahl avait fini par obtenir ce qu'il désirait, après deux mois de dure labeur. Il se délectait de la peur qui émanait du pauvre agneau qui lui faisait face. Si Luka l'avait regardé en cet instant, il aurait vu un bref sourire triomphal étirer le coin de ses lèvres. Malheureusement pour lui, la peur qui le consumait de l'intérieur le forçait à garder ses yeux baissés, ce qui lui fit par conséquent rater cette observation. Lorsque le Serpentard sortit sa baguette magique, Gaël ne broncha pas, sachant pertinemment qu'il n'était en aucun cas menacé. Il laissa l'adolescent déposer l'objet de bois sur la table tout en annonçant :

"Je ne suis pas là pour me battre Monsieur."

Laissant le silence se réinstaller, le Directeur se redressa et se pencha lentement par dessus son bureau, tendant sa main pour s'emparer de la baguette de l'Agneau apeuré. Reposant son dos contre le dossier de son fauteuil, il se mit à observer l'objet de bois en le faisant tourner entre ses doigts. Physiquement du moins, il ne portait plus la moindre attention à l'élève. Son esprit frôla celui de Luka durant un bref instant afin de récolter quelques informations concernant la matinée vécue par le jeune homme. Il n'alla pas plus loin, se retirant dès qu'il eut obtenu ce qu'il cherchait, ne laissant aucune trace du passage de son esprit dans le sien. Observant encore un instant la baguette qu'il tenait entre ses mains, il ne put s'empêcher de repenser au sort qu'avait subi la dernière baguette du Capitaine de Quidditch. Posant devant lui sur son bureau l'objet de bois sans laisser paraître son amusement certain, il prit la parole de sa grave et lente voix :

"Je sais que vous n'êtes pas là pour vous battre." Il laissa cette vérité faire son effet avant de poursuivre : "Je sais également que Monsieur Ostel vous a puni avant de vous envoyer dans mon bureau. La seule sanction que je vais ajouter à celle qu'il vous a déjà donnée est la suivante... Vous irez, dès que la cloche sonnera, en salle de Sortilèges pour demander à votre très cher Professeur de doubler les heures de retenue qu'il vous a mises, non sans lui présenter à nouveau vos plus plates excuses. Vous préciserez que la demande vient de ma part, car je juge sa punition pas tout à fait à la hauteur de vos actes à son égard. S'il voit un quelconque souci avec cela, il est bien évidemment libre de venir m'en parler. Maintenant, passons aux choses sérieuses !"

En disant cela, Gaël s'était levé de son fauteuil, attrapant au passage la baguette de Luka. Il contourna son bureau et se dirigea vers l'une des hautes fenêtres qui donnaient sur le parc. Plaçant ses bras derrière son dos, il ferma sa main droite sur son poignet gauche. Sa main gauche, quant à elle, tenait fermement la baguette de l'apprenti sorcier. Observant l'épais brouillard qui recouvrait le parc, le Directeur se rappela que de la pluie était annoncée pour ce soir-là. Vendredi... N'était-ce pas le jour durant lequel l'équipe de Quidditch des Serpentards s'entrainaient au stade ? Oui... C'était bien ça. Se rappelant qu'il avait dit qu'il était temps de passer aux choses sérieuses, Gaël prit une profonde inspiration. Comment formuler cela... Luka avait écrit dans la lettre qu'il lui avait envoyée qu'il obéirait à ses ordres et qu'il ferait ce qu'il voulait le voir faire et ce, tant qu'il en s'en prendrait pas à ses amis. Après un court instant de réflexion, le Directeur reprit la parole, s'adressant à l'élève sans lui faire face pour autant.

"Après avoir parlé avec le Professeur Ostel, vous irez chercher l'élève à qui vous vous êtes confié, et vous l'amènerez ici." Ramenant ses bras devant lui, il se remit à observer la baguette de Luka avant de demander : "Dites-moi, quelles sont les composantes de votre nouvelle baguette, Monsieur Oz ?"


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MessageSujet: Re: Un pacte à sceller    Un pacte à sceller  EmptyLun 3 Déc - 10:48






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7 décembre - 10H45







Le silence, toujours se foutu silence qui remplissait cette foutu salle également. Rien n’était plus désagréable que le silence que se sorcier imposait aux autres. Non. Je me retrouvais toujours la tête baissée à regarder mes chaussures. Dans ma tête se redessinait les lettres, et les phrases que j’avais écrite sur ce parchemin. Je m’y étais engagé et je tiendrais mon engagement. J’étais comme pied et poing liés obligé à répondre et à exécuter les ordres d’une personne que je détestais par-dessus tout. Mais non, Vlad, je ne suis pas aussi stupide que cela pour aller me balancer dans la gueule du loup sans aucune protection. Tu passeras dorénavant trois bonnes années à Poudlard mon ami. Il ne pourra rien t’arriver de la part de cet homme. En relevant l’légèrement la tête, je compris que le directeur s’était saisi de ma baguette et commençait de nouveau à jouer avec ma baguette. Je ne me rappelle que trop bien comment a finit la précédente. Mais rien, je ne peux rien ni dire ni rien faire. Juste rester là, immobile sur ma chaise, avec la sensation d’avoir mes poignets entravés et particulièrement lourd. Le directeur finit tout de même par briser ce silence

- [Gaël Rahl] Je sais que vous n'êtes pas là pour vous battre." Il laissa cette vérité faire son effet avant de poursuivre : "Je sais également que Monsieur Brown vous a puni avant de vous envoyer dans mon bureau. La seule sanction que je vais ajouter à celle qu'il vous a déjà donnée est la suivante... Vous irez, dès que la cloche sonnera, en salle de Défense contre les Forces du Mal pour demander à votre très cher Professeur de doubler les heures de retenue qu'il vous a mises, non sans lui présenter à nouveau vos plus plates excuses. Vous préciserez que la demande vient de ma part, car je juge sa punition pas tout à fait à la hauteur de vos actes à son égard. Maintenant, passons aux choses sérieuses !"

Que voulez vous que je réponde à cela ? Rien, je n’ai rien à dire à part accepter ma sentence. Les matchs de quidditch aller commencer et je ne pourrais pas être présent aux entrainements.  Cela donne vraiment une mauvaise image. Le capitaine de l’équipe qui ne vient pas s’entrainer pour mauvais comportement alors qu’il est demandé à tous les joueurs d’avoir une attitude irréprochable. Je finis par accepter verbalement malgré la pointe d’amertume qui me restait au fond de la gorge :

- [Luka] Bien monsieur, je ferais comme il vous plaira

Je suis du regard le directeur. L’homme venait de se lever afin de faire face à l’une des plus grandes fenêtres du bureau. Toujours un silence de plombs entre deux paroles. Rien de plus, qu’un silence lourd pesant et assourdissant. Mes yeux le fixe, ainsi que les mouvements qu’il fait avec ma baguette. Je ne peux rien dire, rien faire. Juste attendre la suite. Comprendre l’impact de mes gestes. Il finit enfin par rompre ce silence pour quoi ? Me demander de lui apporter sur un plateau d’argent la personne qui m’a aidé et soutenu. Putain mais il avait accepté notre pacte ! Il ne devait pas s’en prendre à mes amis. Ni lui, ni une tiers personne alors que lui voulait-il ? Je ne peux m’empêcher de répondre :

- [Luka Oz] Mais monsieur, vous m’avez dit avoir accepter ma proposition ? Alors pourquoi me demander une telle chose ? Je vous ai tout écrit professeur, je ne vous ai rien caché. Vous m’avez là devant vous, comme vous le souhaitiez, alors laissez cette personne à l’extérieur de cette conversation.

Le professeur finit tout de même par reprendre la parole pour me demander les composants de ma nouvelle baguette. Un stress m’envahi. Je me souviens que trop bien ce que m’a valu ma dernière baguette. Mais je ne peux en aucun car rester là en silence :

- [Luka Oz] C’est du bois d’IF, avec un cœur de crin de sombrale, elle fait 35 centimètres. Elle est fine et relativement rigide professeur.

Voilà, vous savez tout j’avais envi de rajouter. Mais cela ne servirait à rien. Ou peut être juste à m’attirer des emmerdes plus qu’autre chose. Sa demande me perturbait de plus en plus ; Je ne comprenais pas ce qui lui voulait.  Je savais très bien que je n’avais gagné qu’un faible labs de temps et que je serais dans l’obligation de lui emmener l’élève. Mais rien ne me peut qu’il allât tenir parole non strictement rien.

- [Luka Oz] Professeur, engagé vous magiquement à tenir se contrat. Cette proposition que je vous ai faite et je ferais de même. Alors je vous emmènerais l’élève. Même si j’ai du mal à voir quel intérêt vous avez pour lui. De plus, maintenant que vous avez atteint votre objectif de m’avoir comme une vulgaire marionnette qui vous écoutes au doigt et à l’œil, qu’attendez-vous de moi ? Et je sais pertinemment que ce n’est pas simplement aller parler à des professeurs ou vous emmener des élèves.

Mon ton avait été froid et sanglant. Ce n’est qu’après coup que je me suis rendu compte de mon insolence.  Non, je ne m’excuserais pas de nouveau comme une merde. Je suis peut-être son prisonnier et ceux pour un temps indéterminé, mais je reste un être humain et j’ai ma fierté à avoir. Donc non, je pensais tous mes mots.  Je ne serais pas faible comme les autres fois. S’il pense m’avoir brisé car je me suis rangé du coté qu’il souhaitait, il se trompe tout cela est prémédité. Il ne me brisera jamais, je ne serais jamais son esclave proprement dit. Je serais juste un pion vraiment compliqué à maîtriser, à manipuler et à jouer. Je ne fais que lui offrir un cadeau plus qu’empoisonné. Sachant, que j’ai encore la possibilité de m’enfuir de tout cela. De laisser ce monde de merde derrière moi et d’être enfin libre. Et cela, il ne pourra jamais me l’enlever.

Mais je sais bien que je vais devoir accomplir ce qu’il attend de moi ce foutu directeur. Je m’y suis engagé. Si je commence maintenant à défier son autorité, je vais avoir de nouveau des problèmes et je ne veux pas mettre en danger le peu de personne auquel je tiens. Je baisse de nouveau la tête.
Mes pensées fusent dans ma tête. Je suis obligé je le sais. Je finis par me lever de ma chaise.

- [Luka Oz] Je vais le cherche Professeur. Mais vous vous êtes engagé Monsieur

7 décembre - 11H05


Je finis par sortir du bureau du directeur. J’ai envie de fuir, de courir et de ne jamais revenir. Mais je sais très bien les conséquences. Tant pour moi, que pour mes amis. Je n’ai pas le droit de lui faire du mal, surtout à Vlad, il a toujours été la pour moi. Et la seule réponse, que j’ai, c’est le mettre dans la merde. Putain je suis trop con. Mais je n’ai plus le choix. Je crois en la promesse du directeur. Je ne lui fais pas confiance, mais je dois tenir mon engagement. Vlad est en cinquième année, il doit être en cours d’histoire de la magie. Je circule donc dans les couloirs d’un pas peu décisif. Mais le lieu de cours est plus près que ce que j’aurais aimé. Je frappe à la porte. J’attend que l’on me donne l’autorisation d’ouvrir. Je finis par entrée dans la salle.

- [Luka Oz] Bonjour Professeur, je suis navré de vous déranger. Le professeur Gaël Rahl souhaite voir monsieur Wolkoff dans son bureau maintenant.

Je n’apporte pas plus d’information. J’ai mal intérieurement. Par ma faute, j’affiche mon ami à toute sa classe et ceux pour aller voir le directeur de Poudlard. J’attend que mon ami se joigne à moi. J’attend que nous fassions quelques pas avant de briser ce silence insupportable.

- [Luka Oz] Je suis désolé. C’est à cause de moi. Il sait tout. Il sait tout ce que tu sais. J’ai dû lui avouer l’intégralité des choses. Je ne voulais pas qu’il apprenne par une personne extérieure ce que tu sais. Dis-lui tout. Protégé toi. S’il te demande de m’accuser ou de me décrédibiliser fait le. Protégé toi mon ami. Tout devait bien se passer. Il s’est engagé à ne rien faire. Du moins à ne rien te faire. Je suis vraiment désolé.

Je suis incapable de dire autre chose. J’ai honte. J’ai tellement honte de la situation. Nous reprenons la direction du bureau du directeur. Nous y sommes. Devant. Je frappe à la porte. Elle s’ouvre. Mon cœur bat si fort que j’ai l’impression qu’il va sortir de ma poitrine. Je suis incapable de croiser le regard de Vlad ; J’attend comme à mon habitude que le directeur nous laisse nous asseoir. J’ai baisse encore et toujours la tête. J’ai fait ce qu’il a voulu. Je lui ai montré que je respectais la part de notre marché. J’espère juste qu’il le fasse aussi. Je me doute bien que Vlad ne doit pas tout comprendre. Je brise un énième silence.

- [Luka Oz] Monsieur, comme vous le souhaitiez. Il sait que je suis un animagus non déclaré, et les événements qui se sont déroulés dans la forêt interdite avec mademoiselle Sherwood. Ainsi que les raisons pour lequel j’ai agressé miss Sherwood. Conformément à notre accord, j’ai fait ce que vous souhaitiez.

Voila. J’ai envoyé mon ami dans la gueule du loup. J’attend la tête basse que l’un ou l’autre daigne bien vouloir briser ce putain de silence. J’ai peur, j’ai envie que cette scène finisse le plus rapidement possible.







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MessageSujet: Re: Un pacte à sceller    Un pacte à sceller  EmptyDim 9 Déc - 23:30


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28 Novembre.

Voilà déjà presque trois mois que Vladislav avait intégré l’école de sorcellerie Poudlard et assistait aux cours d’histoire de la magie. Il devait dire qu’étudier ce cours du point de vue des anglais était très intéressant aux yeux du russe. Il devait bien être le seul à être attentif, voir passionné par la voix soporifique du professeur qui appréciait beaucoup en retour son élève étranger. Enfin un qui appréciait l’histoire à sa juste valeur ! -petite larme du dit professeur-. Mais en tant que sang pur, il avait apprit l’importance de connaître l’histoire. Et puisqu’il était loin de son pays, il était d’autant plus important de connaître l’histoire des sorciers anglais. La connaissance était une arme puissante, un outil de manipulation à ne pas prendre à la légère. Il voulait savoir ce qui était arrivé à ce pays, les guerres, les mages noires, tenter de comprendre sa famille, sa mère, son père biologique et comment il en était arrivé à devoir quitter son pays glacial pour un pays aussi lâche et désordonné bien qu’attachant. Il voulait comprendre comment sa famille s’était retrouvée lié à une famille anglaise qui avait choisi de rejoindre Voldemort à l’époque, de s’associer à tout ça alors qu’ils vivaient en Russie. Comprendre ce qui les avaient séduits dans tout ça, eux si puissants et respectés de par leur nom. Mais son attention fut alors brisé par un élève qui venait de toquer à la porte, interrompant le cours. C’est alors qu’il reconnu Luka et se demanda bien ce que le sixième année faisait là. Ce dernier s’adressa au professeur en s’excusant, expliquant que le directeur souhaitait voir Vladislav. Sur le coup, son esprit encore dans son cours, le nordique fut surpris, se demandant bien ce que lui voulait l’homme. Puis il vit l’expression de honte de Luka. Un souvenir lui revint en mémoire et le regard du russe s’assombrit une micro seconde en fixant « son ami » avant de faire disparaître toute émotion. Son professeur lui fit un signe de la tête pour lui autoriser de partir, ordre du directeur après tout, bien qu’avec déception car il perdait son élève le plus attentif. C’est triste la vie d’un prof d’histoire, personne n’aime cette matière, on pouvait comprendre qu’il s’attache aux rares rescapés.

Le serpentard rangea alors ses affaires en silence, ignorant le regard des autres élèves dont les chuchotements se voulant misérablement discret commencèrent à se faire entendre, se leva et salua son professeur d’une légère révérence militaire, reste naturel de Durmstrang, avant de quitter la salle sans regarder Luka. Il l’avait fait. Lorsqu’ils s’étaient retrouvés au bord du lac à picoler comme des ado stupides, le sixième année lui avait dit vouloir tout révéler au directeur, lui révéler que Vladislav savait certaines choses. Au départ, le russe pensait qu’il disait ça sous l’alcool. Mais non, son ami l’avait vendu. Il avait consciemment offert son ami au diable. Il était de ces lâches qui préféraient livrer leurs amis pour éviter de souffrir un peu plus. Tu as gagné Luka, tu es le bon toutou obéissant de Gäel Rahl, félicitation, tu dois être fière de toi. Est-ce que tu secoue gaîment ta queue devant ton maître sous ta forme d’animagus ?

Le problème, c’est que Vlad’ n’était pas en état de subir une entrevue avec son directeur. Il y a cinq jours à peine, il avait subit sa première pleine lune en tant que loup-garou. Grâce à sa préfète, les choses se sont bien passées, mais il en restait encore plutôt fatigué, ses yeux cernés de noir, les traits tirés. Durant le long trajet de sa classe au bureau du directeur, Vladislav s’efforça de faire le vide dans son esprit. Pas qu’il se doutait que l’homme était un légilimens, mais il ne voulait rien laisser transparaître. Aucune émotion, aucune faiblesse. Juste le bon militaire qu’il pouvait être. Il écouta Luka mais ne lui répondit pas, gardant le silence pesant pour faire regretter à son ami sa trahison. Il prenait néanmoins note de ses conseils. Lui aurait préféré mourir plutôt que de trahir son ami. Mais Luka et lui étaient l’opposé. C’était ainsi, et la vérité est qu’il n’arrivait pas vraiment à lui en vouloir. Son ami était fragile, faible, il l’a toujours su, il n’en était pas surpris. Il aurait préféré le protéger de l’homme, de sa famille, l’éloigner d’eux, le cacher d’eux pour qu’ils ne le trouvent pas. Mais alors il ne savait rien. Vladislav était encore ignorant des histoires anglaises et ignorait également l’attachement qu’il éprouverait pour Luka. Plus les mois passaient, et plus Vladislav se retrouvait embarqué dans des histoires qui le mettait dans l’embarras, voir en danger. Luka et son lien avec le directeur sadique. Kathleen envers qui il commençait à avoir une dette et à apprécier sa réelle personnalité qu’il commençait à entrevoir. Ces deux là qui ne pouvaient se supporter à cause des magouilles de leurs familles, tiraillant Vladislav des deux côtés. Foutu anglais ! A Durmstrang, il avait su conserver une certaine transparence et solitude. Mais les british avaient une sale manie de s’accrocher aux gens, même quand on les repoussait à coup de pied. Et le pire, c’est qu’on s’habituait à ces petites bêtes là et on finissait par céder et à les laisser entrer dans votre vie. Vile piège que c’était, car les anglais avaient aussi la fâcheuse manie de s’attirer des ennuis perfides. Les russes s’affrontent aux poings, les anglais préfèrent le poison lent et destructeur. De vrais vipères.

Vladislav laissa Luka entrer en premier dans le bureau du directeur. Le russe entra à son tour et se posta devant le bureau de l’homme, droit comme un soldat, les bras croisés dans son dos. Il salua son directeur d’une flexion rapide du buste, la tête suivant le mouvement pour se baisse avant de se redresser.

- Monsieur le directeur.

Voix neutre, se voulant obéissante et respectueuse, comme on le voulait à Dursmtrang. Bref, précis, un salue on ne peut plus banal et efficace.
Il attendit debout que son directeur s’adresse à lui et lui explique ce qu’il désirait de l’élève. Il garda son regard fixé sur l’homme, ignorant Luka dont la nervosité était plus que palpable dans la pièce. Lui restait calme, ne se permettant pas de s’asseoir sans y être invité. Il n’avait pas de raisons d’être nerveux. Attentif oui, mais il n’avait rien à se reprocher pour le moment, alors il attendait juste de savoir de quoi son supérieur souhaite discuter avec lui et si erreur il avait commis, alors il en assumerait les conséquences. Et si écouter un ami était une faute, car il se doutait du sujet de cette entrevue, alors il accepterait sans broncher la punition de son directeur quelle quelle soit, car c’est ainsi que sont élevés les élèves de Durmstrang. Même injuste, une punition est une punition. Mais c’est aussi ce qui rend un homme plus fort. Remettez de l’alcool sur le feu à petite dose, encore et encore, et vous le maintiendrez vif et brûlant, dangereux. C’est ainsi que l’on forge un russe. En maintenant sa colère. Sa rage de combattre et de vivre.

Vladislav détailla l’homme devant lui. Il se souvint de la première fois qu’il l’avait vu. Il lui avait inspiré de la confiance. Un homme droit, bon à faire intégrer la discipline. Le russe avait apprécié son discours d’entrée, il lui avait donné l’impression d’être un homme qu’il respecterait et suivrait volontiers. Et la vérité, c’est que bien que sa vision de lui ai changé de par ce que Luka lui avait rapporté, à présent qu’il se trouvait devant lui, il se souvenait pourquoi l’homme lui avait inspiré du respect. Il dégageait tellement de puissance. Il semblait inébranlable, droit dans ses idées. Et si Luka n’avait pas été son ami, Vladislav ne se serait pas méfié un instant de l’homme. C’était un génie, un manipulateur hors pairs, et le russe en restait plutôt admiratif malgré tout et comprenait que Luka est cédé aussi vite. Bien qu’il n’appréciait pas trop ses façons de faire avec son ami, Vladislav Wolkoff avait envie de gratter un peu la surface et de découvrir les secrets de l’homme qui, bien qu’assit, semblait bien plus grand et écrasant que lui, jeune homme de quinze ans, encore incomplet et, il faut l’avouer, encore en quête de la voie à suivre. De par son âge, il était facilement manipulable pour un homme tel que Gäel Rahl s’il n’avait pas été mis au courant du vrai visage du sorcier, ce qui lui donnait au moins l’avantage de la méfiance, sinon se serait trop facile, et il faut le dire, de la triche. Il avait envie d’être un défi pour l’homme, de ne pas céder de suite, d’avoir cette fierté. Il n’avait pas envie d’être faible. Il voulait faire ses preuves. Le sang du russe chauffa en lui et il se retint de justesse de sourire, revigoré par un nouvel objectif. Vladislav avait sa fierté. Il était le digne héritier de la famille Wolkoff et Avery. Il pouvait être très obéissant si on arrivait à avoir son respect, mais il refusait qu’on le voit comme un faible. Et si l’homme devant lui ne pouvait respecter cela, alors le russe refusait de courber l’échine devant lui. Il jouerait juste le rôle du simple élève respectueux du mieux qu’il pourrait. L’ancien Vladislav revenait en lui. Il n’agissait que par intérêt pour lui. Il ne marchait qu’au respect et à ce qu’il pourrait gagner. La torture et le chantage comme il le faisait avec Luka, s’était juste une perte de temps avec Vladislav. Et si Rahl souhaitait utiliser les mêmes méthodes pour une raison encore obscure, alors il avait perdu d’avance. Foi de russe !






Dernière édition par Vladislav Wolkoff le Ven 28 Déc - 23:28, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un pacte à sceller    Un pacte à sceller  EmptyMar 25 Déc - 1:27
Une simple demande à ne pas questionner


Lorsque Luka se mit à questionner l’ordre qu’il lui avait donné, le Directeur fit volte-face, plongeant son regard pénétrant dans celui de l’élève. N’avait-il pourtant pas écrit, dans sa lettre, qu’il ne dirait plus rien et qu’il ferait l’ensemble des choses qui lui seraient ordonnées ? Son questionnement était justifié, mais il n’avait pas à en faire part verbalement. Gaël n’avait aucune explication à lui donner. Fixant l’adolescent comme s’il avait face à lui le dernier des demeurés, le sorcier resta silencieux. Silencieux et immobile, offrant à Luka pour toute réponse un regard dénué d’expression. Il savait pertinemment que son interlocuteur détestait qu’il se mure dans le silence, mais parfois, l’absence de prise de parole était une réponse suffisante. Apparemment, le Serpentard comprit, car il répondit à la dernière question qui lui avait été posée.

Gaël était sur le point de congédier d’un geste de la main Luka afin que celui-ci s’en aille faire ce qui lui avait été demandé, mais voilà qu’il reprit la parole pour entamer un monologue dénué d’intelligence et à dormir debout. Etait-il sérieux, l’enfant ? Le Directeur hésitait à s’approcher de l’élève pour lui administrer une gifle dont il se souviendrait. Apparemment, la manière dont il le regarda suffit à remettre l’insolent à sa place. Luka baissa la tête. Il ne s’excusa pas, mais le simple fait qu’il se lève de sa chaise suffit à faire comprendre à Gaël qu’il s’était souvenu des promesses qu’il avait faites dans sa missive. Cette impression fut confirmée par une ultime prise de parole durant laquelle Luka rappela que l’engagement n’était pas qu’unilatéral.

*Je le sais, mon enfant, je le sais...* pensa Gaël qui se retrouva ensuite seul dans la pièce ovale.

*******

Lorsque Luka frappa à la porte, le Directeur avait retrouvé sa place à son bureau. Assis dans son fauteuil, il se redressa puis ouvrit la porte d’un simple sortilège qu’il lança à l’aide de la baguette que le Capitaine de Quidditch n’avait pas récupérée avant de quitter les lieux. Quelle ne fut pas sa surprise en voyant entrer Vladislav Wolkoff ! N’ayant pas sondé l’esprit de Luka dans le but de connaître l’identité de la personne à qui il s’était confié, Gaël ne put que jubiler de voir de qui il s’agissait. Cela ne pouvait pas mieux tomber ! Il y avait de cela un mois environ, Vladislav Wolkoff s’était présenté à lui afin de lui faire une annonce inattendue et une demande bien précise. Ecartant cet épisode de son esprit, il invita les deux apprentis sorciers à s’installer face à lui puis laissa Luka prendre la parole.

« Très bien... Très bien... »

Ce furent les seuls mots qui accueillirent les paroles de Luka. Gaël avait parlé sur un ton détaché, presque pensif. Le fait était qu’il venait d’être délivré d’un poids de taille : il n’avait plus à chercher un moyen d’acheter le silence de la personne à qui Luka Oz s’était confié, car il possédait déjà un moyen de pression suffisant. Le Directeur avait répondu favorablement à la demande que lui avait faite le russe, un mois environ auparavant et, par conséquent, il pouvait cesser de répondre à cette demande mensuelle à tout instant, ce qui mettrait Vladislav dans une position bien désagréable, sachant que Gaël était le seul à pouvoir lui donner chaque mois ce dont il avait besoin pour affronter la pleine lune. Un large sourire étira les lèvres du sorcier qui annonça :

« Sachez, Monsieur Oz, que je fais parfaitement confiance à votre ami. Je sais en effet qu’il ne parlera à personne de ce que vous lui avez confié. Il me semble que Monsieur Wolkoff a compris que les histoires familiales sont des sujets complexes à comprendre et desquels la plupart des personnes préfèrent rester éloignées. » Glissant son regard dans celui du russe, il poursuivit : « D’ailleurs... Sachez que votre père se porte bien, et ce, aussi longtemps que je le déciderai. » Il laissa cette phrase lourde de sens faire son effet avant de se lever, un sourire amical aux lèvres, puis il demanda : « Puis-je vous servir quelque chose à boire, Messieurs ? Oh et... Monsieur Oz... Votre baguette. » Il attrapa l’objet de bois qui se trouvait jusqu’alors sur son bureau et le tendit à son propriétaire.


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MessageSujet: Re: Un pacte à sceller    Un pacte à sceller  EmptyMer 26 Déc - 19:47






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7 décembre











J’ai l’impression que mon cœur va exploser dans ma poitrine. Je me sens horriblement mal. Je sais que le choix que j’ai fait à de lourdes conséquences. D’un côté, je viens de trahir la confiance de mon seul vrai ami. Je ne suis pas stupide. C’est ce que je ressentirais, si lui avait fait la même chose. Mais contrairement à moi, il ne l’aurait jamais fait.  Il est une personne fidèle et courageuse.  Alors que moi, je ne suis qu’une espèce de merde qui fou mon seul ami dans la merde. Pourquoi suis-je aussi stupide, aussi con. Il ne pourra peut-être jamais comprendre que j’ai fait ça pour le protéger. Je l’ai fait pour lui. J’ai vendu mon âme au diable pour le protéger. Mais, je suppose qu’il ne le saura jamais. Qu’il ne le comprendra jamais. Je dois vivre avec ça. Avec le fait d’avoir peut-être perdu mon seul ami. Je n’avais pas le choix. Non, maintenant, il faut que j’assume mon choix. Je suis devenu une marionnette, un pion dont l’autre fou pourra se servir à n’importe quel moment. Je m’y suis engagé. Nous ne sommes pas liés magiquement, mais je sais très bien qu’au moindre infraction à cet engagement tout sera compliqué. Le silence qui règne tant sur le chemin, que dans ce bureau est juste insupportable. Et l’autre Serpentard qui dit seulement un bonjour. Mais c’est moi ou ils veulent tous les deux ma mort ? ça doit être ça, ils veulent tous les deux me voir mort. Je ne vois pas autre chose. Bon de toute façon dans quelques minutes cette torture sera sans doute finie. Je n’ai qu’a garder mon mal en patience. Je respire un grand coup, j’oublie la scène. C’est le mieux la technique de l’autruche.  L’autre con va de toute façon prendre la parole.  

Ok je m’attendais à toutes les réactions possibles sauf celle-là. Mais pas celle-là. Vient dans mon esprit connard. Vient, je sais que tu adores ça, lire dans mon esprit. Alors vient que je te fasse passer un message une bonne fois pour toute.  Tu ne fais confiance à personne enfoiré, alors ne joue pas à cela avec moi connard. Tu as quoi sur lui ? Tu n’as pas le droit de le faire chanter ou quoi que se soit d’autre. Alors à quoi tu joue batard. Tu veux jouer au roi du silence, alors on va jouer. Mais je sais que mes pensées te font chier. Je pense trop fort. Alors qu’as-tu sale sang de bourbe pour être aussi calme. Et oui, je sais les paroles qui te font sortir de tes gongs. Tu ne peux rien faire là. Il y a des témoins. Alors sang de bourbe, c’est qui la pute ta mère ou ton père. Qui a trahi ton sang ? Garde donc ton calme. Parait serein. Tu ne peux rien faire, alors à mon tour de m’amuser un peu. Et si je pense à tes parents, auras-tu la vision de ce que je vois. Et ça, pour le prouver tu vas avoir du mal. La liberté de pensée n’est pas encore interdite que je sache. Alors dis-moi, très chère professeur, que vas-tu faire ? Oui, oui, je ne vouvoie que les personnes que je respect et comme toi tu n’es juste rien, je ne vais pas perdre du temps avec ça. Il faudrait peut-être que j’écoute de nouveau. Il nous propose sérieusement à boire là ? Et maintenant, il me rend ma baguette ? Je ne comprends pas cette putain d’attitude, à quoi ça te sert de jouer à ami ami abrutit.

- [Luka] Merci professeur pour ma baguette, j’avais oublié que vous me laviez confisquez de manière abusive.

Je n’ai pas encore répondu à sa proposition de boisson. Je ne suis absolument pas rassuré par cette attitude trop amicale. J’essaie de trouver le soutient de mon ami. Je ne sais pas ce qu’il se passe dans sa tête. Les précédents propos du directeur l’on peut être déstabilisé. Je ne sais pas comment me positionner vis-à-vis de lui.  Je vais essayer quelques choses.

- [Luka] Professeur, je vous rappel que nous avions quelques choses à régler tous les deux. Il serait peut-être mieux pour monsieur Wolkoff pourrait retourner en cours. Il est inutile qu’il perde plus de temps.

Aller lâche le une bonne fois pour toute sang de bourbe. Tu ne laisserais pas autant d’insulte impuni. Ou alors tu es bien plus lâche et faible que ce que je pensais. Pff, il est vraiment pathétique. Je garde pour autant le silence tout en dévisageant de manière arrogante le directeur. Un petit rictus uniquement visible par celui-ci. Je m’amuse à le narguer ainsi pendant de longues minutes.










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MessageSujet: Re: Un pacte à sceller    Un pacte à sceller  EmptyVen 28 Déc - 23:28



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28 Novembre.

Vladislav sentait la nervosité de Luka. Son ami avait beaucoup de mal à supporter les tensions ambiantes. Ça semblait même le rendre fou et il s’agitait pour rien. Vladislav devrait peut-être lui apprendre à mieux se contrôler. Il comprenait en écoutant son ami que Gaël Rahl arrivait facilement à la manipuler. Il lui donnait tout pour le torturer facilement.

Vladislav ne quitta pas son directeur du regard, attendant patiemment, droit et immobile.

« Sachez, Monsieur Oz, que je fais parfaitement confiance à votre ami. Je sais en effet qu’il ne parlera à personne de ce que vous lui avez confié. Il me semble que Monsieur Wolkoff a compris que les histoires familiales sont des sujets complexes à comprendre et desquels la plupart des personnes préfèrent rester éloignées. »


Le russe serra la mâchoire tout en hochant la tête pour confirmer les paroles de l’homme, sachant pertinemment de quoi le directeur faisait mention, craignant que son ami apprennes qu’il était un monstre qui, une nuit par mois, dévorait sans pitié toute âme qui croiserait son chemin. Grâce à son directeur, il n’avait pas encore commis cette terrible faute, mais il était alors un toutou que l’on tiens en laisse, enfin presque. Il n’avait rien dit à Luka, il ne voulait pas qu’il sache, du moins pas tout de suite. Ce serait encore un poids dans son esprit, une arme pour Gaël qui pourrait l’utiliser pour en faire ce qu’il voulait, menacer le russe pour que Luka lui lèche les pieds. Et surtout, il ne voulait pas perdre Luka qui le regarderait avec tant de dégoûts et de haine. Mais le pire, c’est qu’à présent, le directeur, en plus d’avoir un moyen de pression sur lui en connaissant son secret, en avait un autre en la personne de Luka. Son ami pour qui il subirait n’importe qu’elle torture pour le protéger. Le directeur avait son silence de par sa lycanthropie, mais pas son allégeance. Il préférait gardait sous silence le monstre en lui, mais n’en mourrait pas si c’était dévoilé, surtout qu’à son tour, il pouvait dévoiler la lycanthropie de Kathleen. Le directeur savait qu’il ne dirait rien à ce sujet, Vlad respectait sa préfète malgré les tensions avec Luka, mais à lui de ne pas manquer à sa parole. Mais sa lycanthropie n’était pas suffisante pour lui faire plier le genou juste pour que le directeur ne dévoile pas qu’il était un loup-garou. Il avait son silence, il pouvait lui demander ce qu’il voulait, mais il ne plierait pas le genou devant lui, il restait un esprit libre. Mais à présent, il savait son amitié avec Luka, et là les chose se corsaient. Pour lui comme pour son ami. Qu’as tu fait Luka ? Tu pensais nous protéger, mais tu n’as fait qu’affermir le pouvoir de cet homme sur nous deux. Il jeta un coup d’œil à Luka, observant ses réactions de nervosité.

« D’ailleurs... Sachez que votre père se porte bien, et ce, aussi longtemps que je le déciderai. »

Là, les sourcils du russe se froncèrent, fixant à nouveau le directeur. Quel lien cet homme avait-il avec son père ? Se rendait-il compte que cette simple phrase en révélait bien plus sur l’homme aux yeux du russe ? Pourquoi lui révéler ça ? Pourquoi, de par cette simple phrase, lui révéler son identité et risquer d’être découvert ? Qu’avait-il vu chez le russe pour prendre se risque tout en restant sûr de lui ? Car oui, il ne fallut que quelques secondes à Vladislav pour faire le lien.
Son père était un mangemort qui n’obéissait qu’à un seul homme aujourd’hui. Lorsque les mots de l’homme prirent sens dans son esprit, Vladislav eut un mouvement de recul du buste en levant la tête, fixant l’homme autrement. Il savait à présent qui il était réellement et tout prenait sens dans son esprit. Cet homme était dangereux, bien plus qu’il ne l’imaginait. Il s’efforça de ne pas regarder Luka, sa peau blanchissant légèrement. Puis, aussi rapidement, il reprit contenance, son regard devenant plus sérieux, plus intelligent, plus calculateur.

« Puis-je vous servir quelque chose à boire, Messieurs ? Oh et... Monsieur Oz... Votre baguette. »

Cette proposition se voulait amicale, mais Vladislav se voyait mal la refuser, craignant que ce soit une forme de test. Il voyait mal l’homme proposer une chose aussi banale innocemment. Surtout devant Luka et Vladislav devant qui il n’avait pas à se forcer à jouer au jeu des faux semblant et des convenances. Bien entendu, Luka lui se permit de refuser. Comme ça Vladislav pourra avoir des éléments de comparaisons entre son attitude, celle de Luka et comment Gaël Rahl réagirait à l’une et à l’autre. Il répondit donc à cette question en prenant place dans l’un des fauteuils, son corps restant rigide de tension. Car oui, proposer une boisson était une nvitation à prendre place. En réalité, il sentait ses jambes faiblirent en découvrant l’identité réelle de l’homme et s’asseoir était une très bonne idée. Se rendait-il compte qu’à présent, Vladislav lui-même avait quelque chose contre lui et seul son silence conservait son secret ? Il n’était pas Luka, décrédibilisé par sa famille qui le traiterait de menteur et de fou. Il devait s’en douter, après tout son père était sous ses ordres. En vérité, il ignorait ce qu’il attendait de lui, et ça l’inquiétait d’avantange. Il ne pouvait agir envers lui comme il le faisait avec Luka, il n’obtiendrait aucun résultat. Mais l’homme savait que Vladislav ne dirait rien. Pas par peur pour sa vie ou ceux de ses proches, il pouvait bien faire ce qu’il voulait de son père ou de sa mère, mais parce qu’il avait parié sur autre chose : peut-être son désir de savoir. En tout cas il avait vu quelque chose en lui qui lui donnait l’assurance dont il faisait preuve envers le jeune homme. Vladislav veut en savoir plus sur son père, sur ses origines, sur les choix de sa famille au temps de Voldemort. Le russe veut le voir, lui parler, et il savait être l’intermédiaire entre le père et le fils. Il savait que le jeune homme serait discret et obéissant pour obtenir ce qu’il voulait. Mais pas au prix de la liberté de son esprit. Là il y avait encore du chemin à faire pour le plier à sa volonté. Et pour preuve, il répondit à l’invitation de l’homme, jouant à son jeu comme-ci tout était normal.

«  Une vodka ne serait pas de refus. »

Oui, il était mineur, mais dans son pays, les règles ne sont pas les mêmes, et Gaël devait le savoir, puisque Vladislav savait qu’il avait des relations là-bas en tant que celui qu’il cachait être. Il esquissa un sourire poli et se voulant détendu.

- [Luka] Professeur, je vous rappel que nous avions quelques choses à régler tous les deux. Il serait peut-être mieux pour monsieur Wolkoff pourrait retourner en cours. Il est inutile qu’il perde plus de temps.

Vladislav tourna lentement son regard vers Luka pour fixer un regard froid et inexpressif sur lui, comme indifférent. Ne pouvait-il pas se faire oublier un peu ? Aimais-t’il tant se faire flageller par l’homme devant eux qui n’attendait que ça ? A présent qu’il l’avait jeté dans la gueule du loup, pensait-il vraiment que Gaël le laisserait tranquille ? Il aurait mieux fait de ne rien dire. Si le directeur les invitait à boire quelque chose, c’est qu’il n’en avait clairement pas fini avec lui, ou il l’aurait simplement congédié, puisqu’il était assuré de son silence. Il retourna alors son regard vers le directeur.

« Je suis ravi d’entendre que mon père va bien. »

En réalité, il n’en avait rien à faire de son père qui se faisait passé pour mort depuis la chute du précédent seigneur des ténèbres. Il n’était qu’un inconnu qui avait comme seul lien le sang qui coulait dans ses veines. il voulait juste comprendre, savoir qui il était et à présent, il n’avait pas besoin nécessairement de son paternel pour ça, il avait l’homme devant lui, aussi sadique et manipulateur que ces prédécesseurs.




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MessageSujet: Re: Un pacte à sceller    Un pacte à sceller  EmptySam 2 Mar - 23:16
Une simple demande à ne pas questionner


Gaël savait, au fond de lui, qu’il était risqué de faire à Vladislav ce qui pouvait s’apparenter à du chantage. Il allait cependant veiller à ne jamais franchir cette fine limite après laquelle il était probable que le nouvel élève se rebelle. L’homme avait déjà assez à faire avec une tête brûlée : il n’avait pas besoin d’en avoir une deuxième à gérer. L’effet de surprise était pourtant bien là et le Directeur se délectait intérieurement du déferlement de questions qui se lisait dans les yeux de Luka Oz. Ce dernier fixait d’ailleurs Gaël avec une insistance bien trop prononcée, comme s’il voulait lui faire passer un message par la pensée. Sans doute voulait-il savoir ce qu’il détenait comme information sur son camarade de maison pour être ainsi certain que le Serpentard garderait le silence. Bien que curieux de découvrir ce que ledit message pouvait bien contenir comme informations -sans doute qu’il s’agissait d’un florilège d’insultes en tous genres et de mises en garde ridicules- le Legilimens n’allait pas faire ce plaisir à l’adolescent de toute évidence irrité. Le russe, quant à lui, se contenta d’hocher la tête, semblant cependant tendu par les paroles de Gaël. Cette tension laissa place à la perplexité lorsque le Directeur fit mention de son père. C’était risqué, très risqué, mais le sorcier aimait jouer, et pour lui le fait d’éveiller la curiosité de ses interlocuteurs était une activité des plus divertissantes.

Plus serein que jamais, l’homme attendait que Luka récupère la baguette qu’il tendait dans sa direction en tenant la pointe entre son pouce et son indexe, lui permettant ainsi de récupérer l’objet en l’attrapant par le manche. Toujours debout, il observait à tour de rôle les Serpentards, attendant de savoir ce qu’ils désiraient boire. Récupérant l’objet de bois, le capitaine de Quidditch se permit de prendre la parole. Alors qu’il plongeait son regard dans le sien, il poursuivit, faisant un rappel qui n’avait pas lieu d’être et qui avait de toute évidence pour but de faire sortir Vladislav Wolkoff du bureau directorial au plus vite. Le sorcier s’apprêtait à répliquer immédiatement, mais il préféra laisser le silence s’installer et répondre favorablement à la commande de boisson faite par le russe. D’un coup de baguette, il fit venir à lui deux verres transparents finement sculptés ainsi que deux bouteilles d’alcool : la première contenait un liquide incolore tandis que l’autre était remplie de Whisky Pur Feu. Sans que l’homme n’ait à lever le petit doigt, les verres furent remplis et les bouteilles se reposèrent d’elle-même sur le bureau de bois. Le silence que Gaël avait consciemment laissé planer fut briser par Vladislav qui annonça qu’il était ravi d’entendre que son père allait bien. Détachant finalement ses yeux de Luka qu’il s’était mis à sonder de son regard, le directeur porta son attention sur le russe et répliqua tout en s’emparant de son verre de Whisky, levant ce dernier comme pour porter un toast :

« A Miss Sherwood. »

Il prit ensuite une gorgée de sa boisson avant de laisser son dos rejoindre le dossier de son fauteuil. Gaël ne doutait pas que Vladislav saurait pour quelle raison il avait porté un toast à Kathleen Sherwood. Après tout, c’était grâce à elle si le russe et le père de ce dernier étaient toujours en vie à ce jour. Il savait aussi que Luka n’apprécierait pas de ne pas comprendre cette référence, d’autant plus qu’il connaissait parfaitement le lien qui le liait à la rousse. Rapportant son attention sur l’adolescent qui portait « Oz » pour nom de famille, le Directeur s’adressa à lui :

« Premièrement, Monsieur Oz, je ne vous ai absolument pas confisqué votre baguette. Vous l’avez vous-même déposée sur mon bureau en arrivant tout à l’heure et vous ne m’avez à aucun moment demandé si vous pouviez la récupérer. Pourquoi aurais-je cherché à vous la confisquer de manière abusive ? Bref, passons... » Il fit un geste de la main pour faire comprendre qu’il n’attendait pas de réponse à cette question réthorique et il poursuivit : « Je ne vois cependant pas ce à quoi vous faites référence lorsque vous dites que nous avions quelque chose à régler vous et moi... Et qui êtes-vous, Monsieur, pour juger ce qui est mieux pour votre camarade, mh ? Vous savez quoi ? Retournez vaquer à vos occupations, Monsieur Oz, et laisser les adultes parler entre eux. Ainsi, vous ne serez pas en train de "perdre plus de temps" vu qu’apparemment discuter avec moi n’est rien plus que cela... Une perte de temps. »

Gaël Rahl savait très bien ce à quoi Luka faisait référence lorsqu’il disait qu’ils avaient des choses à régler, mais le fait était que le Directeur était loin d’être enclin à répondre favorablement à sa requête. Sceller un pacte magique avec cet adolescent était impensable et profondément risible. Comment avait-il pu penser, ne serait-ce qu’une seconde, qu’il allait accepter ? Le sorcier espérait que le Serpentard comprendrait le message caché derrière sa dernière phrase : s’il pensait pouvoir le convaincre de sceller un pacte magique, il se mettait la baguette dans l’oeil jusqu’au manche ! Il s’engagerait dans une tâche chronophage, car jamais Gaël ne changerait d’avis, et ce quels que soient les arguments de l’apprenti sorcier. S’étant mis à ignorer royalement ce dernier à l’instant même où il avait fini de s’adresser à lui, le Directeur avait rapporté son attention sur Vladislav Wolkoff. Il lui demanda alors, faisant comme si Luka Oz était déjà parti :

« Dites-moi Monsieur Wolkoff : avez-vous été bien accueilli à Poudlard ? Comment se sont passés vos premiers mois parmi nous ? J’imagine que la Russie vous manque, mais j’espère que vous vous plaisez tout de même ici... » ajouta-t-il tout en prenant une nouvelle gorgée de Whisky.


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MessageSujet: Re: Un pacte à sceller    Un pacte à sceller  EmptyLun 4 Mar - 22:37






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7 décembre






Je finis par gardais le silence et ceux même intérieurement. Cela ne servait à rien, strictement rien. Je ne passe que pour un fou dégénéré. Il n’avait pas l’intention de sceller le moindre pacte. Je veux bien être con mais il y a des limites. J’ai encore fait de la merde comme toujours. Il faudrait vraiment que je cesse tout cela. Enfin passons. Finalement des verres ne finirent pas apparaitre devant nous. Tant Gaël que Vlad semblaient être heureux de cette situation. Fallait-il vraiment qu’il prononce cette phrase « à Kathleen ». Il s’amuse à quoi ? à me narguer ? Il croit sérieusement que je ne sais pas ce qu’il se passe entre les deux sorciers ? Encore une fois, il serait plus convenable d’arrêter de me prendre pour un con. Kathleen peut faire ce qu’elle veut avec qui elle veut. Oui, j’aurais préféré qu’elle choisisse mon meilleur ami. Enfin, je suppose être mon ex meilleur ami. Je ne comprends pas vraiment ce qu’il se passe entre les deux protagonistes. Mais je ne doute pas qu’ils ressentent des sentiments réciproque l’un envers l’autre. Finalement, Vlad semble passer un meilleur moment que moi. Encore une fois je suis de trop. Finalement, ce moment qui semble être si conviviale est rompus par notre très chère directeur pour me faire part que je pouvais récupérer ma baguette et me demande d’arrêter de fabuler. De plus, il me fait passer de nouveau pour l’idiot de service. Oui, ne vous inquiétez pas monsieur, j’ai bien compris que j’étais de trop de votre discussion familiale. Je ne finis pas récupérer ma baguette sans ne dire un seul mot. Je n’ai de toute façon rien à dire. Oui, c’est ce que je vais faire vous laissez parler entre adule, puisque je suis le grand gamin immature que tout le monde connait. Et en plus il continue à faire comme si je n’étais pas là. Je suppose que tu vas faire de même Vlad. Cela ne sert donc à rien de rester avec deux personnes qui ne sont pas de confiance. Oui, j’ai définitivement fait une connerie en venant dans ce putain de bureau.
Je finis par me lever sans dire un mot. Je range ma baguette dans ma robe. Et pour donner suite à un regard de dégout envers les deux hommes, je finis par dire :


- Eh bien je vais vous laisser discuter. Vous semblez avoir tant de chose à vous dire en mon absence. Mais allez-y faite vous plaisir. De toute façon, c’est ce que tout le monde fait en ce moment non ? Et Vlad j’espère qu’elle te donne satisfaction au lit ta très chère Kathleen. Et moi qui m’inquiétait pour toi. J’ai juste été trop con en fait. Et ne vous inquiétez pas monsieur le directeur, je suis le fou de service désespéré. Bravo vous avez réussi. Je vais donc juste me casser de ce château puisque je suis le si bien venue.



Je ne sais pas si c’est la tristesse ou la haine qui me traversa à ce moment. Mais une larme coula sur mon visage. Heureusement je me tenais maintenant dos aux deux protagonistes. Je n’ai en effet strictement plus rien à faire. Et dire que je m’apprêtais à vendre mon âme au diable. Quel con je fais. Je pris alors la direction de la porte du bureau afin de sortir de cet enfer. Je n’ai plus envie d’entendre leurs paroles ou même leurs voix. Oui, allez y discuter entre vous comme si je n’existais pas. C’est le mieux que vous avez à faire.









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MessageSujet: Re: Un pacte à sceller    Un pacte à sceller  EmptyMar 5 Mar - 18:42



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28 Novembre.

Assit en face du directeur, Vladislav avait accepté son invitation à boire quelque chose, se retrouvant avec un verre de vodka à la main, le dos posé contre le dossier, une jambe croisée sur l’autre. Il savait allier élégance et droiture dans une position se voulant décontractée. L’homme devant lui sembla apprécier et respecter son attitude mature et formel alors qu’il n’était pourtant qu’un élève de seize ans. Si seulement Luka pouvait apprendre et comprendre qu’agir comme il le faisait ne permettait qu’à Gaël de mieux le tenir en laisse. C’est alors que le directeur trinqua à Kathleen. Bien entendu, le russe savait très bien pourquoi il faisait cela et leva son verre à son tour, gardant son geste figé tout en fixant le directeur. D’un petit mouvement de la tête, il trinqua à son tour d’une voix posée.

- A Kathleen.

Puis il but une gorgée du liquide transparent, surtout pour se donner du courage. Après tout, elle lui avait sauvé la vie ce soir de pleine lune, ce que Luka ignorait totalement. Il ne savait plus quoi penser de son ami à dire vrai. Il agissait sans réfléchir, et bien que Vlad l’appréciait, il ne pouvait visiblement pas lui faire confiance et tout lui dire à cœur ouvert si on en croyait sa situation actuelle, assit devant Gaël Rhal, plus dangereux qu’on ne pouvait l’imaginer. Même Luka ne devait pas se douter de qui il était vraiment. Mais l’homme avait fait l’erreur, ou était-ce voulu, de lui parler de son père. Du peu qu’il en savait de son paternel, il n’y avait qu’un homme pour savoir où et comment allait son père. Et un homme puissant comme lui qui semblait contrôler le monde sans que ce dernier n’en ai la moindre idée ne pouvait être un simple larbin, non. Il devait avouer qu’il avait une parfaite couverture ici, en tant que directeur.

Vladislav adorait Luka, c’était indéniable, il lui avait déjà répété, encore et encore. Ils s’étaient même engueulés à plusieurs reprises car le russe ne supportait pas ce que s’infligeait son ami. Et pourtant, ce dernier pouvait être très stupide. Alors que le nordiste faisait tout pour garder le contrôle et tenter de ne pas s’attirer d’ennuis, son ami qui l’avait balancé dans la gueule du loup, refaisait une de ses crises, le regardant avec d’égout. Il se foutait de qui là ? C’est lui qui l’avait vendu au directeur et il se permettait de douter encore de lui après tout ça ? Tout ce qu’il faisait, c’était maîtriser la situation là où lui foutait la merde. Et puis quoi, il s’attendait à quoi, qu’il se mette à crier qu’il était pas content à son tour ? A gir sans réfléchir ? Ça les aurait avancé à quoi ? Vladislav était peut-être simple dans sa vie, il était néanmoins issu d’une famille de sang-pure et savait comment se tenir dans ces cas là. Son ami le décevait. Il était en colère contre lui de douter de lui après tout ça, après tout ce qu’il avait supporté pour lui, encore maintenant. Et quoi, il ne comprenait rien alors il faisait son caprice ? Très bien ! Comme disait Gaël, qu’il les laisse discuter entre adulte ! Au moins loin du sorcier ce dernier ne pourra pas lui faire du mal pour le moment, bien que le jeune homme se doutait qu’il allait punir le serpentard pour son attitude plus tard, et il ne sera pas une gêne pour le russe. Présent, il restait un point de pression à utiliser contre Vladislav. Loin du bureau, on évitait d’autres gaffes et il pourrait mieux se concentrer son ami loin d’ici. Luka le trahissait et lui reprochait ensuite d’essayer de s’en sortir dans la galère où IL l’avait foutu. Le russe n’avait rien demandé. Luka agissait vraiment comme un enfant. Et pourtant il essayait encore de le protéger.

« Laissez les adultes parler entre eux »
. En temps normal, entendre ça de la part d’un homme tel que lui aurait été flatteur pour un simple adolescent. Sauf que Vladislav avait toutes les raisons de se méfier de lui. Il ignorait si l’homme était sincère, ou si s’était juste pour rabaisser Luka et l’énerver, ou si s’était juste pour l’amadouer. Vladislav ne changea rien à son comportement, fixant le directeur tandis que Luka faisait encore l’enfant. Il jouait le jeu du sorcier sadique, Vladislav était sûr qu’il prenait son pied de pouvoir punir le serpentard pourtant d’un an son aîné et si immature. Une chose que l’on apprenait aux enfants des familles de sang purs, s’était de contrôler ses émotions pour bien se comporter en société, quoi que l’on pense de la personne en face. Tout n’était que manipulation dans les deux camps. Et Vladislav savait jouer parfaitement à ce jeu, trompant même son ami qui avait finalement peu foi en lui.  Il était écœuré par les paroles de Luka envers lui. Comment pouvait-il oser sous entendre de telles choses alors qu’il l’avait vendu au diable. Il préféra l’ignorer royalement, ne voulant pas jouer au jeu de Gaël en lui offrant une scène. Vladislav l’aurait bien giflé à ce moment, alors que son ami quittait les lieux. C’est lui qui avait été trop con. Luka était irrécupérable. Franchement, si c’était tout ce que l’on récoltait en acceptant quelqu’un dans sa vie, du mépris et des ennuis, alors Vladislav préférait retourner dans sa solitude. Il y était très bien. Il avait assez donné pour une cause qui n’était pas la sienne et l’homme en face de lui était bien trop dangereux pour que Vladislav face le con à son tour pour un ami qui n’en était pas vraiment un au final, vu ce qu’il lui faisait depuis qu’ils se connaissaient.

« Dites-moi Monsieur Wolkoff : avez-vous été bien accueilli à Poudlard ? Comment se sont passés vos premiers mois parmi nous ? J’imagine que la Russie vous manque, mais j’espère que vous vous plaisez tout de même ici... »

Grâce à Gaël, son attention fut détournée de l’agaçant sujet qu’était Luka. Il devait se concentrer sur le moment présent et sur l’homme devant lui. Il lui accorda un sourire poli et contrôlé.

«  Je dois vous avouer, Monsieur le directeur, que la vie à Poudlard est bien plus paisible qu’à Durmstrang. Et je dois avouer que oui, malgré que vivre ici soit très agréable, la Russie me manque. Comme tout ceux loin de leur foyer je supposes. »

Vladislav n’entra pas dans les détails. Malgré les histoires de ces dernières semaines, les anglais n’était pas très dangereux, plutôt faibles en fait, et très doué pour se complaire dans une vie contrôlé par des hommes tordus si on en croit l’histoire, se cachant derrière des enfants et accusant des innocents de leurs maux plutôt que de se battre. Le russe se ramollirait presque s’il n’avait pas gardé quelques habitudes de Dursmtrang. Il avait vraiment du mal à suivre les pétages de câbles hormonales des ado anglais. En Russie, ils étaient éduqués comme des militaires et tout le monde s’occupait de ses affaires au risque d’avoir à faire à une famille russe. Ils avaient leur fierté, et il était clair là-bas qu’il était dangereux de se mêler de ce qu’il ne les regarde pas. Ici, on le foutait dans des histoires qui ne le concernait pas. Et pourtant, l’homme devant lui devait se douter qu’il avait mieux à faire que de s’occuper de gamins à problèmes, entre sa mère qui souillait encore le nom de leur famille – oui, son sort ne l’inquiétait pas, cette femme n’avait été que cruauté envers lui- et son père biologique toujours en vie qui s’obstinait à jouer à cache cache avec son fils. Vladislav n’aimait pas perdre non plus son temps dans des banalités qui n’étaient qu’une comédie. A présent qu’ils étaient seuls, l’homme n’avait plus à se cacher derrière un masque, n’est-ce pas ?
Il avait bien des questions qui lui brûlaient la langue. Le naturel curieux de Vladislav pouvait lui attirer des ennuis et il se devait de se maintenir pour le moment, souhaitant d’abord savoir ce que l’homme avait à dire et surtout, ce qu’il attendait de lui. Tâter d’abord le terrain avant de se lancer serait plus judicieux. Il aura tout le temps par la suite pour assouvir sa curiosité maladive, du moins si l’homme devant lui le lui permettait.  




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