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 Pétage de plomb post cours!

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MessageSujet: Pétage de plomb post cours!   Mar 28 Aoû - 18:40


Pétage de plomb post cours!








Début Septembre


Nous avions beau n’être qu’au mois de Septembre, l’été était déjà bien loin à Poudlard. Le froid reprenait déjà ses droits, et l’eau du lac noir devait être glaciale. Pourtant, au bord du dit lac se trouvait Vladislav, les pieds dans l’eau, le pantalon retroussé sur ses mollets jusqu’en dessous de ses genoux, les mains dans les poches, les manches repliées également. Il s’était permis de déboutonner le col de sa chemise pour être plus à l’aise. Sa robe de sorcier, sa cravate au couleur de serpentard, son sac et ses chaussures avaient été abandonnés un peu plus loin sous un arbre. Il ne semblait pas du tout avoir froid. En même temps, il venait de Russie, les températures d’Écosse devait être douce pour le serpentard. Il regardait au loin, profitant du calme après la « tempête », dixit le cours qu’il venait d’avoir. Un vrai massacre remplit de stupidité. Une épreuve pour ses nerfs. Il n’avait rien contre les moldus, mais alors les sorciers qui voulaient les étudier sans rien y comprendre… Comment pouvait-on accepter un tel professeur, c’était dégradant! Il tentait de leur apprendre les objets du quotidien des moldu sans même savoir lui-même à quoi tel ou tel objet pouvait bien servir, ce ridiculisant pendant deux heures. « A quoi sert le canard en caoutchouc ? » Sérieusement ?! Une vraie torture. Comment pouvait-on être aussi stupide ? La majorité des élèves étaient habitués aux monde moldu. Il n’imaginait pas comment les né-moldu ont dû se sentir gênés… Poudlard ne pouvait pas prendre un professeur moldu marié à un sorcier ? Je sais pas moi, ce serait plus logique !!



Résultat, Vladislav était vite partit prendre l’air à la fin du cours avant de perdre définitivement ses neurones. Il n’aurait pas supporté une minute de plus sans subir de graves séquelles psychologiques. C’est pourquoi il était à présent les pieds dans l’eau (qu’elle idée ! Peut-être déjà un symptôme post traumatique). Il ne s’aventurait pas d’avantage, doutant de la gentillesse des occupants du lac noir. C’est pas comme-ci de sa salle commune on avait une vue imprenable sur les fonds du lac…. Et sur le calamar géant ! Il avait même vu un strangulot se faire poursuivre par une sirène en colère munit d’un trident. Il se demandait ce qu’avait fait la créature à tentacules pour la mettre dans cet état. C’était la fin de l’après midi, mais le soleil était encore assez haut pour ne pas disparaître derrière la cime des arbres pour le moment. De quoi lui donner un beau spectacle naturel, le soleil commençant à laisser diffuser une couleur chaude et orangé. Juste ce qu’il faut pour le calmer et l’emmener loin dans ses pensées, le visage impassible.



Dernière édition par Vladislav Wolkoff le Sam 6 Oct - 12:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pétage de plomb post cours!   Sam 8 Sep - 20:45
Pétage de plomb post-cours

Amusant mais déprimant, voilà qui correspondait bien au dernier cours. Concrètement je n'avais pris étude des Moldus uniquement pour les points bonus, mais le cours s'avérait être également un vrai moment de bonheur. C'était à chaque fois de plus en plus dur de ne pas rire, et j'évitais de croiser le regard des quelques autres nés-Moldus assis plus loin sous peine de déclencher un fou rire général. Le professeur avait été particulièrement déchainé ce soir-là, comme s'il s'était fixé l'objectif d'exposer notre hilarité au reste de la classe. Certains avaient même proposés une démonstration du canard en plastique -bien malheureusement refusée-.



Pour finir la journée en beauté après ce moment d'anthologie, rien de tel qu'une heure ou deux sur mon balai. La durée exacte d'une heure pouvant varier aléatoirement en fonction des conditions de vol et des personnes rencontrées. Mais c'était un beau début de soirée, et tous les sorciers issus de familles honnêtes et bien-pensantes devaient tous être en train soit de comploter, soit de se draguer entre cousins. Fine by me, au moins pendant ce temps ils nous foutaient la paix.
Je me retrouvais le plus vite possible au-dessus du sol. Sentir la gravité refusant de me libérer pendant les quelques secondes au moment du décollage avant de finalement s'en affranchir était peut-être la meilleure impression au monde. Le vol… Le vol était une façon de vivre un instant hors de tout. Un moment de liberté, où tout semble permis et surtout où rien n'est interdit. Un instant pour être ce que l'on a envie d'être sans se soucier du reste. Mais à force de ne se soucier de rien, on finit par oublier le monde extérieur… Si j'étais resté près du terrain de Quidditch pour ne pas trop me faire engueuler par le premier préfet trop piéton pour apprécier les joies du vol, j'avais fini par dériver vers le lac sans vraiment y faire attention. Je savais où je me trouvais bien sûr, mais c'était comme si je n'avais pas réalisé avoir autant bougé.


Le seul problème avec un balai, c'était le bruit. Il ne manquait que le "ZOUUUUM" tant apprécié des engins de course Moldus et c'aurait été le véhicule parfait. C'était là un manque de fun certain, mais il y avait toujours l'option de passer très vite au-dessus de l'eau et de faire des vagues pour titiller les êtres aquatiques, et en l'absence de mieux ça allait bien faire l'affaire. Effectuant un cout plongeon en direction de la surface, je repartais vers la berge -vite, toujours plus vite- en frôlant l'eau de quelques dizaines de centimètres. Les seuls bruits environnants étaient le vent qui s'engouffrait dans mes oreilles, avec le claquement distinctif de la cape aux couleurs de Poufsouffle. Du pur bonheur.


Les yeux emplis de larmes et les tympans encore sifflants, je ralentissais en retrouvant la terre ferme sous moi avec un sourire béat, presque idiot, sur le visage. C'était peu et c'était bête, mais qu'est-ce que c'était bien !  
C'est en tournant la tête sur le coté que je distinguais quelqu'un à une centaine de mètres de là. Je m'essuyais rapidement les yeux, et il me semblait bien reconnaitre la silhouette d'un ami. Qui n'étais d'ailleurs pas forcément connu pour être insensible au froid mais qu'importe. Je me rapprochais de lui en glissant silencieusement dans les airs. Et à plus je me rapprochais, à moins la silhouette me disais quelque chose. Jusqu'à définitivement me rendre compte de mon erreur et d'apercevoir les vêtements verts et argent posés plus loin. Non, ce n'était pas la personne que j'espérais. Mais ce Serpentard me disait quelque chose, du peu que je savais de lui il avait l'air sympathique. Enfin pour autant que quelqu'un de sa maison puisse l'être. Il tentait peut-être de chasser le cours précédent en essayant de noyer ce douloureux souvenir en le noyant par ses pieds -ce qui était sûrement possible, la magie n'étant pas tout à fait une science exacte et prévisible- mais je décidais de vérifier s'il tenait tant que cela à un rhume précoce.
Je me plaçais quelques mètres avant lui et allongeais mon torse sur le balai, en posant le menton sur les deux mains.


- Fais gaffe quand même. Les canards en plastique sont carnivores, et ils adorent les orteils… 

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MessageSujet: Re: Pétage de plomb post cours!   Dim 9 Sep - 17:14
Les canards en plastique

Je suis au regret de vous annoncer, Monsieur Redwood, qu'il n'y a pas (encore) de canards en plastique carnivores qui peuplent le Lac de Poudlard. J'en conviens cependant que l'idée n'est pas mauvaise ! J'essayerai d'en discuter avec la personne qui a inventé les ornithorynques pour voir s'il n'y a pas moyen que de tels canards existent un jour. Quoiqu'il en soit, je ne suis pas là pour vous faire un discours ornithologique, revenons-en donc à la situation actuelle.

Notre sorcier volant de compét' (oui oui, je parle bien de Redwood) a eu la fabuleuse idée d'aller titiller les êtres qui peuplent le lac en volant juste au-dessus de la surface de l'eau. S'il n'avait pas passé autant de temps à les chercher, sans doute qu'ils n'en auraient pas eu grand chose à faire de sa présence, mais le fait est que nos amis des profondeurs ne sont pas très patients...

Pour se venger de l'acrobate sur balais, les êtres de l'eau ont eu la fabuleuse idée d'envoyer deux Strangulots s'occuper du sorcier. En arrivant proche de la rive, les démons à l'apparence répugnante ont immédiatement repéré une paire de pieds en train de se détendre tranquillement dans l'eau. Pour eux, il n'y avait pas de doute : le fauteur de troubles était le propriétaire de ces mignons petits petons.

La vengeance étant un plat qui se mange froid, leur plan était simple : s'emparer des jambes du malotru pour l'emmener avec eux dans les profondeurs glacées du lac. C'est donc avec agressivité qu'ils s'emparèrent des chevilles de l'élève, et qu'ils tentèrent, avec leur étreinte puissante, de l'entrainer dans l'eau. Faites vite si vous ne voulez pas que Vladislav Wolkoff se retrouve à observer sa Salle Commune depuis l'autre côté de la fenêtre !

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MessageSujet: Re: Pétage de plomb post cours!   Dim 9 Sep - 20:19


Pétage de plomb post cours!








 
Son regard perdu dans le paysage, ses yeux suivirent instinctivement un mouvement sur le lac, amenant son esprit à se concentrer sur cette tâche noire mouvante dans le décor. Il ne bougea pas, les mains toujours dans les poches, les pieds toujours dans l’eau. Il plissa juste les yeux en essayant de distinguer la silhouette. Il semblerait qu’un élève ai ressentit le besoin d’aller voler un petit peu après les cours. En soit c’était une très bonne idée. Il le suivit du regard tandis que l’élève - car il supposa que s’en était un - frôlait la surface du lac, rompant la tranquillité et l’immobilité du lac de multiples petites vagues. Vladislav préférait la nature que l’on ne touchait pas. Il aimait beaucoup ce miroir que faisait l’eau tranquille qui donnait l’impression que le ciel était infini. Là, ça cassait tout, mais soit, l’eau allait vite reprendre son immobilité. Après tout, ça arrivait plus souvent qu’on ne le pense, des petits poissons sursautant à la surface de temps à autre. Il s’imagina tout de même un instant une tentacule du calamar géant surgir de l’eau et choper le fauteur de trouble par pur agacement, connaissant le tempérament de cet animal. A dire vrai, les créatures aquatiques de ce lac semblaient tous avoir un sacré caractère. La scène aurait été drôle, mais Vlad’ avait la flemme d’aller chercher de l’aide. Un cinquième année contre un calamar géant, il n’allait pas plonger pour aller le sauver, quelle folie !




Le russe le suivit du regard jusqu’à ce que le garçon, un poufsouffle, rejoigne la berge. Il détourna alors le regard, désintéressé par son atterrissage, préférant retourner à sa contemplation du lac qui retrouvait peu à peu son immobilité. Du moins, jusqu’à ce que « le blaireau » l’interpelle en s’adressant à lui. De ce qu’il comprit, le garçon semblait vouloir faire de l’humour, du moins essayer, sur le cours précédent en parlant de canard en plastique carnivore dans le lac. Il devait donc être de son année et suivre des cours avec lui. Mais à dire vrai, Vladislav n’eut pas trop le temps de voir qui venait vers lui en tentant la carte humour pour commencer une approche avec lui, ni même de réagir à son commentaire, que se soit d’un levé de sourcil ou d’une réponse. En effet, le garçon détournant son regard du lac, le russe ne vit pas deux taches sombres s’approcher dangereusement de ses pieds. C’est ainsi qu’il se fit attraper les chevilles par des tentacules et tiré violemment vers les profondeurs du lac. Sous la surprise et la force du geste, Vladislav tomba et en quelques petites secondes, le serpentard avait disparu sous les eaux. Seule trace de sa présence il y a une seconde était les remous de l’eau qui disparaissaient déjà. Si le poufsouffle n’avait pas été là, personne finalement n’aurait vu la scène. On aurait retrouvé que ses affaires posées plus loin sur l’arbre bien plus tard. Mais attendez, n’allons pas trop vite, il n’était pas mort ni porté disparu. Il venait tout juste de se faire emporter dans le lac ET c’était un sorcier armé de sa baguette. Lui qui la mettait dans sa robe de sorcier de routine avait eu l’intelligence de la mettre dans sa poche de jean -magique ces vêtements sorciers aux grandes poches !- avant d’aller au bord du lac. Il ignorait pourquoi il l’avait prise précisément, rien n’indiquait qu’il en avait besoin. Peut-être une intuition inconsciente face à ce qu’il y avait dans le lac où il trempait ses pieds. Dans tout les cas peu importe il l’avait, et il en était très heureux au vu de la situation !




Donc revenons au moment présent. Bien que l’attraction fut assez forte pour le traîner dans l’eau avant qu’il n’ai le temps de s’agripper à quelque chose, bien que s’agripper à des galets n’aurait pas servit à grand-chose, l’emprise se faisait autour de ses jambes, le reste restant libre de mouvement. Ce qui était une chance pour le sorcier qui se retrouva immergé sans beaucoup d’oxygène dans les poumons. Et oui, il n’avait pas eu vraiment le temps de prendre une bouffée d’air avant l’apnée. Il se devait donc de faire vite tandis que quelque chose continuait de l’enfoncer. Les rayons de soleil sur la surface de l’eau s’éloignaient rapidement. Ni une ni deux, ne cédant pas à la panique après la surprise, il se reprit rapidement, attrapa sa baguette et se jeta un sort de têtenbulle informulé. C’était un sort assez simple, heureusement pour lui. Une fois la bulle apparut, il prit une grande bouffée d’air. Ce problème réglé, il fallait s’occuper des autres. Deuxième problème, la vitesse à laquelle il allait dans les profondeurs. Il commençait à avoir mal aux oreilles et s’il ne voulait pas que la pression lui déglingue les tympans, voir plus, il devait habituer son corps au changement de pression. Zut ! Il pinça son nez, éclatant la bulle, et exerça une pression sur ses oreilles pour créer une sorte de bouchon. De quoi lui donner un peu de temps pour tenter de se libérer avant de recommencer le geste. Rapidement, il relança le sort de têtenbulle. Ce sort restait fragile, c’était là son inconvénient. Tout ceci ne dura même pas dix secondes, et pourtant, tout semblait prendre du temps dans sa situation. Une fois son corps « hors de danger immédiat », -heureusement qu’il était habitué à des températures glaciales - il put se concentrer sur la source de son problème. C’est là qu’il aperçu, en baissant son regard vers ses pieds, deux immondes strangulots qui avaient enroulés leur tentacules autour de ses chevilles et de ses mollets. C’était étrange. Les créatures du lac n’approchaient pas de la rive du lac sans raisons. Ils ont leur territoire et d’un commun accord avec le directeur, ne se mêlent pas aux sorciers. Leur tranquillité en échange évidemment. Quelque chose avait dû les déranger pour les amener à rompre ce pacte. Vladislav se souvint du garçon qui avait rompu la tranquillité du lac en volant au dessus. Peut-être était-ce en lien avec le comportement étrange des strangulots. Il allait lui faire payer ça si c’était le cas, bien que le pouffy n’y soit pour rien si les créatures du lac ont un sale caractère. Ces dernières avaient juste attrapés le premier venu. Et c’était lui. Là, dans l’urgence, en fait il s’en moquait de tout ça, se concentrant plus tôt sur comment se sortir de cette emprise. Il ignorait où les créatures l’emmenaient et pour quoi faire, mais il n’allait pas attendre de le savoir à vrai dire. Sa baguette en main, le serpentard fronça des sourcils. Un rayon rouge sortit de la pointe de sa baguette pour atteindre le strangulot de gauche. Celui-ci, sous la surprise et la douleur, le lâcha. Vladislav n’attendit pas et attaqua celui de droite, mais lui ne le lâcha pas. Il se retourna, le tirant d’un coup sec de rage. Le garçon se débattit. Cela dura un petit moment mais il réussit à se libérer des strangulots avec un lashlabask et à les faire fuir. Mais en retour, le russe grimaça en sentant la chaleur au niveau de ses pieds qu’avait causé le sort. Il espérait ne pas s’être brûlé. Pour l’instant, il ne pouvait savoir, l’eau très froide engourdissant ses nerfs, l’empêchant d’analyser les dégâts dans l’immédiat. Les immondes créatures avaient compris qu’il n’était pas une proie facile. L’avantage avec les strangulots, c’est qu’ils n’étaient pas très courageux, ni persévérants. Ils abandonnaient assez vite, préférant chercher une proie plus facile à manger. La vérité était qu’ils avaient aussi fait leur travail. Il était dans le territoire des sirènes. Et Vladislav se rendit compte de sa position lorsqu’il sentit trois pointes appuyer contre la peau tendre de son cou, le forçant à relever la tête et à s’immobiliser. Une sirène lui faisait face, trident en main, visiblement mécontente. On était très loin de l’image idyllique des moldu d’une belle femme avec une queue de poisson. Le sorcier leva ses mains en signe de paix. Bien qu’il ai sa baguette à la main, il ne laissait paraître aucune animosité. Il ne voulait rien d’autres que remonter à la surface. Il ne voulait blesser personne, sauf s’il était question de défendre sa vie. Il resta muet, ne connaissant aucun mot de leur langue. Il n’avait aucun moyen de communiquer et de se sortir de là. Les sirènes n’étaient pas comme les strangulots. Elles n’étaient pas à prendre à la légère. Respirant rapidement dans sa petite bulle magique suite à son petit combat précédent, Vladislav réfléchissait rapidement à comment se sortir de ce pétrin. S’il pouvait leur dire qu’il n’y était pour rien, qu’il ne voulait en aucun cas perturber leur territoire et leur petite vie de poisson. Mais même dans le cas contraire, ces créatures n’avaient pas à réagir ainsi pour si peu. Risquer un conflit avec les humains juste à cause d’un élève qui volait au dessus du lac ? On se moque de qui là ? Ils étaient dans une école. Évidemment que quelques fois des élèves allaient rompre la tranquillité du lac, c’était évident. Et ce n’était pas courant tout de même. Il ignorait quelle mouche avait piqué ces créatures pour qu’elles tentent de noyer un élève. Quelque chose n’allait visiblement pas. Il se dit que finalement, c’était une bonne chose que ça tombe sur lui. Il était assez avancé pour se protéger et ne pas se noyer. S’ils avaient pété un plomb sur un premier année hein ? Ils auraient eu un mort ! Par chance, lui n’allait pas se laissait noyer aussi facilement. En fait, les habitants du lac noir avaient beaucoup de chance. Quelque chose semblait les énerver, assez pour agir de façon meurtrière. Il les sauvait en l’attaquant à lui. Ainsi, si problèmes il y avait, de par ce « kidnapping » qui avec chance n’aura pas de graves conséquences, le directeur allait réagir et parler avec eux pour comprendre le problème sans avoir le soucis d’un enfant mort sur le dos. Leur accord de paix et de partage du territoire n’était pas à jeter aux oubliettes dans l’immédiat et il pouvait éviter une guerre inutile là où une simple discussion aurait pût régler les choses. Les sirènes étaient dangereuses, et préféraient le côté guerrière amazone plutôt qu’un minimum de réflexion. Pour le moment, Vladislav s’en sortait bien. Mais il devait vite trouver comment s’en sortir avant que d’autres n’arrive en renfort et, au pire, lui prenne sa baguette. De plus, bien que russe, son corps commençait à s’engourdir. Plus il restait ici, plus il risquait l’hypothermie. Au vu des mouvements qu’il percevait du coin de l’œil, n’osant bouger sous la menace du trident, ce n’était plus qu’une question de seconde avant qu’il ne soit encerclé. Il espérait que le poufsouffle soit allé chercher de l’aide. Il espérait que ce ne soit pas un stupide gryffondor qui avait plongé tête baissée pour le sauver et faire son héro, ou son suicidaire, question de point de vue. Surtout que les strangulots nageaient bien plus vite que les humains, même en traînant l’un deux derrière eux. C’était folie de partir à leur poursuite, il mettrait trop de temps à arriver, si déjà il le retrouvait dans ce grand lac. Cela relèverait du miracle en fait. Il espérait que ce garçon ai réfléchit et soit partit chercher de l’aide. Il avait très peur du contraire, connaissant l’impétuosité des ado’. Là, il était coincé. Sa seule solution, c’était de gagner du temps en attendant les secours. Mais il doutait d’en recevoir, du moins il avait l’impression que le gamin allait faire la grosse connerie de choisir de plonger. S’il pouvait prévenir quelqu’un avant au moins… Bref, gagner du temps, ou se battre pour survivre. Que faire….


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MessageSujet: Re: Pétage de plomb post cours!   Mar 18 Sep - 11:24
Pétage de plombs


Voir le russe se faire enlever sous l'eau me laissait immobile sur la berge. Stupéfait et choqué par ce qui était sans aucun doute une attaque de la part des créatures aquatiques, je restais planté là sans bouger pendant une seconde. Puis une autre après celle-ci. Je revenais finalement à moi et mettais pied à terre en dégrafant ma cape. J'allais chercher l'élève disparu par ma faite. Inutile d'être très malin pour me rendre compte que leur réaction était due à mon survol de leur lac ; mais si on avait même plus le droit de s'amuser sans se faire bouffer par la première créature venue…

Subitement arrêté dans mon action alors que j'allais me jeter dans l'eau à la poursuite du serpy, j'essayais de trouver ce sur quoi mon esprit venait de bloquer. Pense. Vite. C'est ce que je me répétais sans cesse en essayant de trouver une solution. Un truc n'allait pas… Mais quoi ? Je n'arrivais pas à trouver quelle était cette chose qui me tracassais. Je décidais d'y aller, chaque seconde de perdue était un risque supplémentaire pour le vert et argent. Je n'aurais qu'à faire un feu avec l'arbre présent à coté pour nous réchauffer une fois sortis du lac. La zone d'ombre dans mon esprit s'éclairait subitement. Qu'est-ce que mon père disait toujours à propos du feu ? Ne jamais y aller seul. C'était donc ça. Et c'était tellement évident. Lui courir après reviendrait certainement à nous tuer pour de bon. Personne d'autre n'était au courant de ce qui venait de se passer, et je devais donc d'abord avertir au moins quelqu'un d'autre de l'attaque. Si je plongeais tout de suite pour aller le chercher et que nous ne remontions pas, on ne nous retrouverait peut-être jamais. Et ce serait faire plaisir à beaucoup de monde que de mourir maintenant ; du monde que je prévoyais de faire chier le plus longtemps possible.



Foutue magie, si seulement j'avais une radio, une fusée de détresse ou même juste un téléphone. Un vieux cellulaire, sans internet ou fonction sms, juste capable d'appeler à l'aide…
Une minute. J'avais une fusée éclairante. Un sortilège parfois appris pour les sorties "classes verte" dans la Forêt Interdite. Qui pouvait aussi servir de feu d'artifice d'ailleurs ; preuve de la créativité de certains énergumènes… Je tendais la main vers le ciel et hurlais la formule comme si cela allait changer quelque chose. Mais peut-être que les étincelles ne suffiraient pas. Sans personne pour les voir et s'en inquiéter, elles avaient autant d'utilité qu'une loupe à un aveugle. Je sautais sur le balai et fonçais vers le château le plus vite possible. Peu importe si un préfet passait par là et m'enlevais des points pour vitesse excessive, la vie de quelqu'un était en jeu. Quel dommage de ne pas maitriser le sort du Patronus ! Ça nous aurait évité bien des ennuis… Et au moins mon message serait parvenu à un adulte capable de nous aider. Parce que je ne trouvais qu'un groupe de deuxièmes années qui trainaient à coté du château. Je fonçais vers eux et leur ordonnaient de trouver quelqu'un, car un élève venait de se faire capturer par les sirènes. Je devais être assez convaincant car l'un d'entre eux se précipitait à l'intérieur. Je ne restais pas plus longtemps et retournais au bord du lac aussi vite que j'étais venu. Maintenant que des "renforts" étaient probablement en route, je pouvais aller m'expliquer avec les poissons. J'espérais vraiment que les gamins allaient prévenir quelqu'un.



Une fois revenu vers les affaires de Vlad, je glissais en bas du balai et le laissais au pied de l'arbre avec mes chaussures qui ne feraient que me gêner pour la nage. J'entrais dans l'eau glacée du lac jusqu'aux genoux et lançais un dernier Periculum pour faire bonne mesure. Si quelqu'un venait nous chercher, il aurait au moins une idée plus précise de notre localisation. Il s'agissait maintenant de descendre, et vite. J'aurais bien utilisé mon précieux balai, mais je doutais fortement de sa capacité à accélérer sous l'eau. J'avais cependant une idée pour me lester et rejoindre la cinquième année. Grâce à Accio, j'attirais à moi un galet et des lacets venant de mes chaussures en continuant d'avancer dans l'eau. Je fixais les brins de nylon à la pierre avant de l'agrandir jusqu'à ce qu'elle ait la taille d'une grosse citrouille. Elle m'entrainait directement vers le fond sans beaucoup d'efforts. J'ajoutais simplement le sortilège de Têtenbulle afin de pouvoir respirer. L'environnement s'assombrissait de plus en plus au fur et à mesure de la descente, et je sentais clairement le changement de température. Encore une fois j'en venais à regretter la technologie : un scaphandre et une lampe auraient été parfaits dans cette situation. Mais la magie pouvait servir, il fallait juste faire marcher ma tête. Être inventif, et tenter de rester en vie pour mettre le plan en œuvre. Car il fallait bien trouver un plan d'action maintenant que j'étais sous l'eau.


Trouver Vlad fut bien plus facile qu'escompté. Enfin pas de la façon que j'avais espéré non plus d'ailleurs… Un strangulot surgissait de nulle part et m'attrapait le poignet en m'emmenant encore plus profondément dans abysses. Si j'avais eu un simple couteau de plongée la créature aurait fini en sushi, mais pas sûr que ça plaise aux autres habitants du lac… Je le faisais déguerpir en utilisant un lashlabask, mais j'avais lâché mon lest lors de son assaut et je me retrouvais à devoir nager vers le bas pour continuer ma progression. Enfin jusqu'à ce qu'une sirène ne vienne se placer devant moi, me faisant bien comprendre qu'il était préférable d'obéir sous peine de finir en brochette de pouffy. Pas vraiment décidé à servir d'engrais aux algues qui tapissaient le fond du lac, je me dirigerais dans la direction indiquée sans rechigner. Nager pendant ce qui semblait être des minutes sans fin commençait à m'épuiser, d'autant plus que les êtres l'eau imposaient une cadence rapide. Je commençais à penser que j'allais finir ici, pour avoir voulu sauver un Serpentard -certes lui-même attaqué par faute-. Mais au même moment je le voyais. Le russe était là depuis tout ce temps, ou bien avait-il été amené ici lui aussi ? Car il était évident que la sirène voulait que je retrouve l'autre élève. Ils voulaient nous rassembler, mais dans quel but ? Cela ne pouvait être bien, c'était mon unique certitude. J'avançais vers la victime de ma connerie et maintenais ma position à coté de lui. Nous nous jetions un coup d'œil au travers de notre bulle respective. Il semblait attendre de moi un plan, ou en tout cas que je reste calme ; et j'espérais qu'il avait une idée pour sortir de là.


Chacun de nous réfléchissait et tentait de trouver une solution. La fuite était hors de question. Les créatures qui nous entouraient étaient beaucoup plus rapide que nous à la nage, et l'obscurité ambiante ne serait pas d'une grande aide non plus. Il fallait les distraire et réussir à disparaître plus vite qu'ils ne pouvaient nous rattraper. L'Histoire est un éternel recommencement, peut-être que quelqu'un avant nous s'était retrouvés dans une situation similaire et s'en était sorti ; je cherchais donc dans ma mémoire si je me rappelais un événement pareil. Les bouquins allaient me servir d'une autre façon que prévu. Y'avait pas eu une épreuve du Tournois au fond du lac ?


Le plan se faisait pièce par pièce dans mon esprit, mais nos gardiens étaient toujours présents près de nous et je bougeais donc avec prudence. Gardant la main gauche bien en évidence, je tendais l'autre en direction du Serpentard. S'il ne semblait pas très intéressé par me serrer la main vu les circonstances, ses doigts se rapprochaient des miens sous mon regard insistant. J'empoignais son poignet sans geste brusque pour ne pas énerver les sirènes et lançais Lumos Maxima sans prévenir. J'avais juste le temps de fermer les yeux avant que le flash n'illumine le fond du lac. Le bon millier de Lumens n'était pas encore retombé que je mettais toute ma force dans le sortilège Ascendio. J'avais eu peur de mettre trop de puissance dans le sort, mais je devais tout de même remonter Vlad avec moi. Au diable les paliers de décompression, il fallait surtout sortir de là. Nous remontions oui, mais pas aussi vite que je l'avais espéré. Les êtres de l'eau étaient sur nos talons, et plus grave encore la bulle qui recouvrait ma tête avait explosée au moment du décollage sans que j'ai eu le temps de prendre une grande inspiration. Le trajet retour allait devoir se faire avec le peu d'oxygène qu'il me restait. Le regard rivé vers la surface, je la voyais se rapprocher lentement. Très lentement, alors que mes poumons commençaient à réclamer violement de l'air. On y était presque. Je voyais la lumière du jour, je distinguais presque les nuages. J'ignorais si on nous poursuivait encore, et je ne regardais pas en bas sous peine de prendre peur. Encore quelques mètres et nous serions sauvés. Mes poumons me brulaient désormais. La terre ferme, le chant des oiseaux et mon précieux balai…

Puis ce fut noir. 

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MessageSujet: Re: Pétage de plomb post cours!   Mer 19 Sep - 22:58


Pétage de plomb post cours!









Vladislav était en mauvaise posture. Le froid commençait à agir sur son corps qui s’engourdissait. Encerclé par les sirènes, il ne pouvait rien faire d’autre qu’attendre. Mais elles, qu’attendaient-elles ? Voilà plusieurs longues minutes qu’il était là, menacé par un trident. La réponse finit par venir, elles attendaient quelqu’un. Lui qui espérait que Thanaël aille chercher de l’aide, ce dernier prit malheureusement l’option gryffondor : plonger pour sauver un camarade en détresse. Comme s’il pouvait faire quoi que ce soit ici ! Il n’était pas dans son milieu naturel, les créatures aquatiques si ! Dépité, Vladislav ferma les yeux une seconde lorsqu’il vit le pouffy le rejoindre, lui aussi menacé. En plus d’avoir plongé, il avait foiré son sauvetage. Il s’était fait prendre et était pas mieux que lui. Quel intérêt de plonger si c’était pour finir comme ça ? C‘était débile. Il espérait qu’il ai prévenu quelqu’un au moins. Il priait Merlin d’un miracle ou d’une once d’intelligence du garçon. Il gémit de désespoir au regard de Thanaël, roulant des yeux, visiblement de mauvaise humeur – en même temps y avait de quoi l’être-. Le garçon semblait attendre de lui un plan de secours alors que le serpy’ attendait justement de l’aide de sa part ! Très utile le sauvetage, bravo ! A présent, il cherchait un moyen de les sortir tout les deux de là ou au moins de gagner du temps. Il aurait pu se sortir de là seul mais à deux…. Ils n’étaient pas en bonne posture et bien plus lent que les créatures pour tenter de fuir, même avec l’aide d’un sort. Et pourtant, c’est le plan que choisit de suivre le pouffy. Par Merlin, avait-il un cerveau ? La suite était prévisible. Mais d’abord, reprenons le cours des évènements.

Vladislav vit du coin de l’œil la main de Thanaël se rapprocher de la sienne. En espérant que ce n’était pas juste pour se rassurer ou pour avoir moins peur – p’tit enfant cherche jupe à sa maman- , il décida de lui faire confiance -allez savoir pourquoi, le gamin faisant que conneries sur conneries, d’où leur situation actuelle- et rapprocha sa main. Alors que Than attrapait fermement son poignet, ce dernier les aveugla tous, le russe comprit, pour faire une diversion. Heureusement que le lanceur du sort Lumos avait lui au moins pensé à fermer les yeux. Sous la surprise du flash et l’aveuglement, les sirènes reculèrent pour se défendre d’une attaque à l’aveugle. Vladislav le sut car il sentit le trident quitter enfin la peau tendre de sa gorge à présent irritée. Puis, n’y voyant plus rien, il ressentit une force invisible les tirer vers le haut. Le sortilège Asciendo, bien trouvé, mais pas suffisant. Sous la force du geste, Vladislav prit une grande bouffée d’air de surprise juste avant de sentir le sort de têtenbulle éclater. Bon réflexe ! Ou sacré coup de chance ! Thanaël avait intérêt à assurer !

Bien entendu ce ne fut pas le cas. A deux, ils étaient trop lourd, trop lent. Ils n’atteignirent pas la surface et se faisaient déjà rattraper, quoi que ça Vlad’ ne pouvait le voir à cause des taches noires devant sa vision. Foutu flash ! Ce qu’il capta par contre, c’est leur ralentissement les amenant à être immobiles. Pas d’air, il comprit également qu’ils n’étaient pas arrivés à la surface. Pire encore, il sentit l’absence de mouvement du pouffy dont la poigne se faisait moins présente sur son poignet jusqu’à disparaître. Le garçon avait du perdre connaissance, il devait lui aussi être sans oxygène. Par chance, Vlad’ avait une plus grande réserve, assez pour ne pas flancher tout de suite. Trop tard pour réfléchir, il devait agir vite au risque de faire à nouveau affaire avec les sirènes ou les strangulots qui devaient sûrement être à leur basque. A peine comprit-il la situation que le russe passa son bras autour de la poitrine de Than pour le maintenir fermement contre lui avant de lancer le même sort que le pouffy précédemment. Pour maintenant, il n’avait pas d’autre solution. Il commençait à voir la lumière de la surface, sa vue commençant à s’améliorer. Bien le coup du flash, mais pas pour le coéquipier qui n’avait pu prévoir son action. Pointant donc la lumière qu’il apercevait et qui ne pouvait être que le monde terrestre, il lança à son tour le sort Ascendio, sentant à nouveau cette force invisible les tirer. Il eut peur une seconde d’à son tour faillir à leur sauvetage jusqu’à sentir autre chose sur son visage que de l’eau. De l’air, la chaleur du soleil ! Il prit une grande inspiration, ses poumons heureux de l’apport d’O2.

Trop loin du bord, le sort ne put les propulser en sécurité sur la terre ferme. Il fit alors de son mieux pour se maintenir hors de l’eau ainsi que Thanaël qui avait perdu conscience. Là, il espérait vraiment un miracle. Aveuglé, il ne voyait pas vers où lancer un sort pour rejoindre les berges du lac, même en plissant les yeux. Il essayait de voir, mais les foutus taches noires le poursuivaient où qu’il regarde. Que Merlin leur vienne en aide. Avec stupeur, il sentit une main agripper sa cheville. A vrai dire, c’était à prévoir, elles étaient rapide. Pas une ni deux, il leva sa baguette du quelle fila un rayon rouge pour signaler sa position tel un feu de détresse, espérant que les secours survolent déjà le lac à leur recherche, et poussa Thanaël vers le haut dans l’espoir qu’il flotte assez longtemps pour qu’on le repêche et priant pour que les sirènes le croient assez mort pour ne pas s’intéresser à son corps inerte. Avec tout ça, il ne put à peine reprendre sa respiration qu’il pointait sa baguette vers le fond de l’eau. Il jeta des sorts multiples pour que la créature le lâche, mais n’y voyant rien, c’était au petit bonheur la chance. Il dût finalement la toucher lorsqu’il lança par réflexe et par instinct un endoloris -merci Durmstrang- car il sentit la main le lâcher soudainement, lui laissant la possibilité de nager vers la surface. En espérant que les secours soient arrivés et que le poufesouffle était hors de danger. Il continuait de jeter des sorts à l’aveugle vers les profondeurs du lac pour gagner du temps et les empêcher de progresser. Puis à nouveau la surface et une grande goulée d’air dans ses poumons. Dites moi que Than était sauvé et que les secours était là, il commençait grave à fatiguer ! Où était-il ? Ou était le garçon ? Il chercha du regard, espérant discerner une tâche plus noires que celle devant sa vision. Que faire, que faire ? Il ne devait pas paniquer, sinon c’était fini, mais là, il était complètement paumé et aveugle au milieu d’un lac grouillant de vermines et il avait perdu Thanaël. Espérons que ce dernier, du moins son corps, ai servi de bouée de localisation. Alors le miracle, tu débarques ?



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MessageSujet: Re: Pétage de plomb post cours!   Jeu 20 Sep - 9:47





Pétage de plombs !  -PV Vlad et Thanaël -





Je venais de sortir de l'une de mes heures de retenue que j'avais eu je ne sais plus dans quel cours. Cela avait été long et fastidieux. J'apprécie donc la perspective de pouvoir aller me balader prêt du lac noir, enfin pas vraiment me balader comme un humain pouvait se balader. Non, je préfère ma forme animal pour cela. Personne étant au courant, les jeunes élèves auraient peur à la vue d'un loup blanc. Cette simple idée me faisait afficher un immense sourire. Comme je l'avais prévu, je m'éloigne assez rapidement du château. Arrivé au niveau de la lisière de la forêt interdite, je fais le choix de me transformer.


Après plus d'une heure de balade, je me met en tête d'aller faire un petit bain dans le lac noir. Là encore, c'était un lieu relativement peu fréquenté où je peux rester dans ma forme animal, et me dégourdir les pattes. Je fais tout de même un tour de loin pour m'assurer d'être seul. A ma surprise, je vois un élève qui semble relativement paralysé devant une scène qui se déroule relativement loin dans le lac. Qu'est ce qu'il fou là ? Je ne peux pas rester ainsi. Je m'éloigne afin de récupère le corps d'un élève de 6 eme année. Je me rapproche de nouveau vers cet élève. Je le regarde sans rien dire, il semble vraiment paralysé par la peur. Je me rapproche un peu plus de lui et essaie d'entamer la conversation :


- Salut ! Que regardes-tu ainsi avec autant d'insistance ?


Mais l'élève semblait incapable de parler. Il se contenta de pointer son doigt vers le centre du lac noir. Qu'est ce qu'il me montre ? Il n'y a rien ? Il ne peut pas y avoir une personne, il faudrait être complétement stupide de s'éloigner aussi loin de la berge. Mais, j'ai soudain un mauvais pressentiment, très mauvais. Je regarde les bouts de berge qui sont à proximité. Je vois des affaires, et ce qui semble être un balai. Il y a vraiment des gens qui sont assez stupide pour aller se baigner au centre du lac. J'espère qu'il ne leur arrivera rien. Je reporte mon attention sur cet élève. Il pointait toujours le centre du lac. Je décide alors de le bousculer un peu plus.


- Il y a des élèves dans le lac ? Si oui depuis combien temps


Mais là encore il répondit uniquement avec un hochement de tête positif. Il y avait bien des élèves. Et lui, il restait là comme un con sérieux. Je commence à réfléchir, à me dire qu'il faut peut être que je me rende dans le lac. J'hésite encore à agir. Mais soudain mon interlocuteur décide à parler. Enfin à me transmettre deux mots : Vladislav et strangulot. Putain, il pouvait pas le dire plus tôt cet abrutit. Enlevant avec précipitation ma chemise, je laisse à la vue de tous pour la première fois de ma vie mon dos meurtri par les années de violence de mon oncle. Mais étrangement, aujourd'hui, c'est le cadet de mes soucis. Il me faut une baguette. Il me faut une putain de baguette. Regardant mon interlocuteur, je lui ordonne de me donner sa baguette. Etrangement, il me la donne sans aucune résistance. Il faut que je réfléchisse. Malgré ma forme physique, ils sont relativement loin de la berge. Je ne suis pas sûr d'avoir assez de force pour revenir. Moi en tant qu'humain non, mais en tant que loup oui. Sans qu'il ne s'attende, je tape sur la tête de l'élève, il s'évanouit comme une merde. Je le rattrape pour ne pas qu'il se fasse mal en atterrissant. Après un sortilège de tétenbul, je m'élance dans le lac.


Je sens mon entrainement payer ses fruits. Je me retrouve rapidement au centre du lac, bien plus rapidement que ce que je le pensais. Cependant, je suis totalement essoufflé, et je manque de me faire toucher par l'un des sorts que mon ami semble envoyer à l'aveuglette. Ils sont deux, lui Vlad, et Than, l'élève qui m'avait mis une bonne droite l'autre jour. Il ne semble pas du tout en bonne position. Je ne sais pas si vlad me voit, mais j'essaie de lui faire comprendre de garder le silence. Thanaël est toujours évanoui heurement. Je décide enfin à prendre ma forme de loup. Mon rythme cardiaque est toujours important, mais je sens mon corps prendre en muscle. J'accroche alors les vêtements de Vlad par mes cros. Je fais en sorte de ne pas lui faire mal. Vlad, tu dois tenir Thanaël sur tout le retour. Je suis obligé de vous sortir en même temps. Le chemin du retour me parait horriblement long et fatiguant. Ma forme animal a en partie, du moins pour un petit temps fait fuir les strangulots. On est plus très loin, je dois y arriver. Je sens les vêtements de Vlad se déchirer. Je ne le retient plus. Je me précipite vers lui et cette fois je lui attrape le bras complet. Je ne plante pas du tout mes cros, j'essaie de caler le bras de mon ami dans ma gueule. Je nage tellement moins vite dans cette forme !


On finit par arriver vers la berge. L'élève de tout à l'heure est toujours évanouis, et Thanaël semble l'être aussi. Pour ce qui est de Vlad, je ne saurais dire dans quel état il est. Je tire tous les corps assez loin sur la berge pour être sûr de ne pas se faire attaquer de nouveau. En vérifiant que personne nous observent, je finis par reprendre ma forme humaine. Je suis épuisé. Mon souffle est court, et mon rythme cardiaque doit être proche des 220 battements minutes. Je suis trempé de la tête au pied. Je m'assois à coté de Vlad. Tors nu, mon jean trempé qui me colle la peau. Il était moins une. Mais encore une fois je me suis mis en danger. Sans rien dire, je finis par chuchoter à mon ami :


Voilà maintenant tu sais…


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MessageSujet: Re: Pétage de plomb post cours!   Jeu 27 Sep - 23:56


Pétage de plomb post cours!









Par chance, ma main agrippa les vêtements de Thanaël toujours inconscient. Merci Merlin, il n’avait pas coulé et n’avait pas été récupéré par les strangulots. L’agrippant fermement contre moi pour maintenir sa tête hors de l’eau, je continuais de jeter des sorts vers le fond du lac dans l’espoir de faire fuir les bestioles qui attendaient une ouverture pour les noyer. Ma vue revenait peu à peu. Du moins assez pour croire apercevoir Luka avant de voir distinctement un grand loup nager vers nous. J’eus un élan de panique. En plus des créatures aquatiques, un loup avait décidé de braver le lac pour des humains au dîner. Mais à peine cette idée me vint à l’esprit que je compris que ce n’était pas logique. Un loup ne sautait pas dans un lac infesté de créatures agressives pour manger un humain, qui soit dit en passant, ne faisait pas partie de sa chaîne alimentaire. Il y avait assez de lapin pour remplir son estomac. Et en plus, les loups n’approchaient pas de ce territoire. Je me souviens alors de Luka. Finalement, ce n’était peut-être pas un mirage de désespoir de recevoir de l’aide. Peut-être que ce loup n’en était pas un. De toute façon, je commençais à être épuisé et n’aurais peut-être pas eut la force de me débattre contre un loup. J’étais humain, j’avais mes limites. Et l’animal ne montrait aucun signe d’agressivité. C’est pourquoi, bien qu’avec une extrême méfiance, je laisse le loup agripper mes vêtements avec ses crocs sans lâcher ces derniers d’un regard acéré, prêt à réagir s’il avait plutôt l’idée de le manger. Le regard et les gestes de l’animal montraient une grande intelligence, bien plus que l’on attendrait d’un animal, aussi incroyable soit-il. Ce qui confortait mon idée que ce mammifère était peut-être un bipède. En résumé, un animagus dont le nom humain serait Luka. Son ami l’impressionnait de jour en jour. Je ressens une pointe de fierté d’être l’ami d’un tel sorcier. Moi je n’ai pas autant de talent, je suis même bien humble à côté de lui.

Raffermissant ma prise autour du torse de Thanaël, je sentis le loup nous tirer vers la berge. Un bras toujours libre, je laissais le loup nous guider à l’aveugle, préférant surveiller un quelconque mouvement, signe d’une nouvelle attaque des créatures aquatiques. Apparemment, la présence du loup avait suffit à les refroidir. Du moins c’était à espérer car je sentis alors les crocs du loup se refermer sur mon bras. La panique me prit, me demandant si je ne m’étais pas trompé. Peut-être était-ce un vrai loup affamé finalement. N’ayant aucun bras de dispo pour me défendre sans risquer de perdre Than’, je regarde le loup avec des yeux dans lesquels devaient transparaître la panique. Mais lorsque je remarque que les crocs ne se reserrent pas, je me calme légèrement, essayant de faire fit du léger pincement que procurait la prise de la gueule du loup sur mon peau. Il ne serrait pas assez fort pour percer la peau, mais il devait tout de même mettre une certaine pression pour nous tirer sans perdre prise. Lorsque je sens la terre sous mes pieds, je tente de me redresser comme je peux pour marcher et alléger le loup, mais ce dernier continue de me tirer vers la berge, ne m’aidant pas à reprendre mon équilibre, trébuchant. Une fois sur la terre ferme, je m’éloigne en tirant Thanaël comme je peux de peur de nous faire ré-agripper par des tentacules. A l’abri, je m’écroule et lâche le garçon évanoui. J’essaie de me traîner en gigotant pour me dégager du poids du corps inerte du garçon avant de me laisser tomber, reprenant mon souffle. J’étais épuisé, mon corps me faisait mal de partout. On pouvait voir des ronds sur ma peau à cause des tentacules des strangulots et trois points rouges sur ma gorge, cadeau du trident de la sirène. Mes lèvres tremblaient sans mon accord. J’étais resté bien trop longtemps dans ce lac et mon corps réclamait de la chaleur. Mais pas le temps de se laisser aller à l’inconscience bien méritée, ce qui serait une très mauvaise idée tant que son corps ne s’est pas réchauffé. En fait, je ne pense ni au loup-Luka, ni a m’occuper de moi-même. Je n’ai qu’une chose en tête : Thanaël est-il en vie ? Je me redresse à quatre pattes et me poste à côté du garçon de manière précipitée. Je prends son pouls. Son cœur bat toujours mais c’était presque imperceptible. Le garçon devait avoir bu la tasse. Grognant en espérant qu’il ne me frappe pas, je pince son nez et me penche pour lui faire du bouche à bouche jusqu’à ce qu’il recrache l’eau qu’il avait avalée et qui s’était logée dans ses poumons. Le laissant tout recracher, je me recule et m’assois. C’est alors que Luka murmura près de moi. En fait, il se trouvait à présent derrière moi, trempé mais sous forme humaine. Je n’avais plus aucun doute sur l’identité du loup. Fatigué, je profite de la position assise de Luka pour me laisser tomber sur ses jambes comme si c’était un oreiller. Les bras croisés contre moi, je lutte pour ne pas fermer les yeux, les fixant sur mon ami pour m’aider. Puisque Than’ était réveillé, pour toute réponse, j’adresse un clin d’œil au serpentard avec un sourire complice. Vladislav savait tenir sa langue et sa réaction montrait qu’il ne voyait rien de mauvais dans le fait que Luka était un animagus. En plus, il les avait sauvés.

«  Merci mon ami. »

Je m’adresse à lui à voix basse à mon tour, bien que c’était difficile de chuchoter en claquant des dents.

« Luka, y a urgence, on est sûrement en train de faire de l’hypothermie. Tu aurais pas un petit sort pour arranger ça ? Auquel cas, aide-moi à me lever, il faut que je cours mais je n’arrive plus à bouger. Et il faut je suppose qu’on aille à l’infirmerie. »

En effet, entre Thanaël qui avait bu la tasse,leur combat et leur état physique, ce serait bien de ne pas traîner dans le coin, de se réchauffer et d’être soigné. Mais tout ce qu’arrivait à faire Vlad, c’était grelotter, le corps crispé sur lui-même. Il n’aurait pas dû s’asseoir. Être loin de son pays le ramollissait. C’était une question de survie de ne jamais s’immobiliser quand on faisait de l’hypothermie. Bouger, toujours bouger. Mais sur le moment sa priorité avait été le pouffy et lui ne pouvait pas bouger donc dans tous les cas, y avait urgence pour les deux. Les lacs d’Écosse n’étaient pas aussi glacials que les eaux de Russie, mais assez pour les refroidir comme il faut.



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MessageSujet: Re: Pétage de plomb post cours!   Sam 29 Sep - 16:34
Pétage de plombs


L'air reprenait sa place alors qu'il était insufflé de nouveau dans mes poumons et chassait l'eau qui s'y étai infiltrée après ma perte de connaissance. Le cycle opéré par Vlad permettait de relancer le système respiratoire. Je toussais plus fort qu'un fumeur asthmatique en me roulant sur le côté et crachais non pas mes poumons mais la flotte qui y était contenue. Je voulais me redresser et montrer aux autres que j'allais bien mais c'était impossible. Ils étaient deux, en tout cas c'est ce que j'avais plus ou moins perçu, et j'essayais d'apparaître dans un meilleur état que je ne l'étais réellement ; sauf que ce plan se déroulait aussi bien que celui visant à sauver le Serpentard. J'étais à bout de force, et chaque fois que je prenais appui sur les mains ou les genoux c'était pour retomber sur le sol. Les quintes de toux n'arrangeaient rien, mais au moins j'étais en vie.
Après une période qui me paraissait avoir durée une éternité, je réussissais finalement à ramener mes jambes sous moi et me soulevais un peu. Désormais à quatre pattes, le souffle court et les bronches en feu, je n'arrivais toujours pas à articuler deux mots. J'abandonnais l'idée de me lever rapidement et gardais la tête baissée. Les yeux fermés, je me concentrais sur ma respiration et m'arrangeais pour lui faire retrouver un rythme normal. C'est là que je m'apercevais du second problème : le froid. L'esprit désormais un peu plus tranquille, j'avais l'impression de renouer le lien avec le restant de mon corps. Et mon corps me faisait bien comprendre que j'avais fais le con. Un grand frisson me parcourait l'échine et il se répercutait dans tous mes membres. Je claquais des dents sans pouvoir contrôler quoi que soit. Je détestais ce sentiment d'impuissance, où je me voyais et me savais incapable de faire quelque chose.



- Merde… Plus un râle qu'un vrai juron, j'en aurais ri si je n'avais pas été si mal. Thanaël, ou comment aller sauver quelqu'un et y laisser sa peau au passage. Je relevais finalement la tête et cherchais du regard les autres personnes présentes au bord du lac. Je ne voyais que Vlad et un autre serpy. Je recouvrais un peu d'énergie, à peine de quoi réussir à me redresser un peu plus. J'y avais mis autant de volonté que de forces, et au même moment une partie de mon esprit comprenait que j'avais vraiment failli y passer. Mais j'étais trop engourdi et fatigué pour y penser…


Désormais à genoux, j'enlevais ma chemise et la jetais plus loin. Enfin vu mon état, le lancer laissait à désirer et le vêtement retombait jute à coté de moi. Elle était trempée et me refroidissait plus qu'elle ne me gardait au chaud, et il lui manquait maintenant quelques boutons : mes doigts étaient tellement gelés que je n'avais pu tous les défaire correctement, et j'avais préféré tier un bon coup dessus plutôt que de perdre du temps à me battre avec. Tout ce que je portais sur moi était à la température des eaux du lac et il fallait y enlever ou y sécher au plus vite, mais j'avais tellement froid que le moindre mouvement était une épreuve. Les bras croisés sur le torse, je tentais tant bien que mal de me réchauffer. 

Mon attention se portait soudainement sur le reste de mes affaires. Ce que j'avais laissé au pied de l'arbre devait encore y être -de toute façon je ne pouvais plus faire grand-chose pour y récupérer- et la seule chose qui me manquait était ma baguette. Affolé à l'idée de la savoir maintenant au fond du lac, je me retournais précipitamment et la cherchait frénétiquement, prêt à arracher chaque brin d'herbe des environs pour la retrouver. J'étais soulagé de la voir au bord de l'eau, et en même temps inquiet de savoir que j'allais devoir retourner à portée des êtres aquatiques pour la reprendre… J'avais dû la garder entre mes doigts pendant toute la nage, et elle m'avait échappé une fois hissé sur la terre ferme. Je m'approchais lentement du morceau de bois et la récupérais du bout des doigts avant de rapidement battre en retraite en rampant plus vite que jamais vers les autres élèves. Ma dernière visite en profondeur du lac m'avait refroidi de recommencer à nouveau…



Mon regard se posait sur les deux Serpentards. Ils se connaissaient, avaient même l'air d'être assez proches. Je ne me rappelais pas avoir nagé jusqu'au rivage, et avec le bouche-à-bouche de du russe il était évident qu'il m'avait trainé jusque là avec l'aide de son ami. J'articulais un simple "merci", incapable d'en dire plus. Je me recroquevillais sur moi-même. J'avais si froid… Il fallait bouger, mais je ne pouvais plus rien faire. Rien à part sourire doucement et fermer doucement les yeux. 

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