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 Stupeur et tremblement

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MessageSujet: Stupeur et tremblement    Ven 7 Sep - 15:45





Stupeur et tremblement !  -PV Gaël Rahl-



Le trajet jusqu’au bureau du directeur a été long et douloureux. Je ne m’attendais pas à ce qu’il débarque pour donner suite aux événements dans le couloir du première étage. Et en même temps, cela était d’une logique mathématique implacable. Le directeur déverrouilla l’accès à son bureau et me fit entrer. Tous les souvenir de la dernière nuit me revient. J’ai peur, j’ai réellement peur. Je ne suis même pas arrivé à son bureau que déjà il s’était à musé à me balancer comme une vielle chaussette d’un côté et de l’autre du couloir afin que je subisse chaque impacte contre un mur de manière symétrique sur les différentes parties de mon corps. Mes lèvres et mon nez s’étaient remis à saigner et je découvre sur mon corps de nombreuses petites écorchures dû aux différentes pierres abrasives des murs. Dans la pièce je vois la chaise sur laquelle je me suis déjà assis, et sur laquelle j’ai souffert pendant de très longues minutes. Mon calvaire va recommencer ce soir. Le directeur pose mon corps sur cette maudite chaise.  Il finit par se placer dans son foutu fauteuils et à m’observer. En un geste de sa part de retrouve des sensations dans mes jambes. Je ne suis pas particulièrement installé à cause de mes liens qui entravent toujours mes bras et mes mains dans le dos. J’ai l’impression de pouvoir de nouveau parler. Mais je préfère me taire. Le professeur finit par me demander des explications sur ce qu’il venait de se dérouler. Qu’est ce que je peux faire ? Lui mentir ? Cela serait ridicule ! Il y a plus d’un témoin qui pourrait affirmer sous sérum de vérité tout ce que j’ai fait. Et puis, comme on dit, faute avouée à moitié pardonnée. Lorsque je prends la parole ma voix est tremblante et relativement basse. La peur tiraille chaque centimètre de ma peau et de mon corps. Mais, il ne vaut mieux pas le faire attendre. Je commence la tête baissée :


- Je suis arrivé dans les alentours de 16h45 au niveau du première étage. Cela fait quelques jours que j’y pensais. Donc oui, s’était prémédité. Je suis arrivé dans le couloir avant que la cloche ne sonne la fin du cours des cinquième année. Je savais qu’il avait cours de sortilège. J’ai donc attendu la cloche. Lorsque celle-ci à sonnait, j’ai, … J’ai… J’ai attendu que mademoiselle Sherwood sorte de la salle de cours pour la prendre à partie. Je lui ai bloqué le passage en la… en la …  en la bousculant contre le mur avant  de l’empoigner violement, enfin avant de porter ma main sur sa gorge. Je… je.. je .. ; Je vous en prie monsieur, j’ai comprit la leçon de la dernière fois … Je … Je … Je l’ai é…é…étranglé comme cela pendant quelque seconde. Avant de m’en prendre à elle en la tabassant alors qu’elle était à terre. Je ne voulais pas la tuer, ni lui faire du mal, je voulais juste lui faire peur… Pour ce qui est de la suite…. Différents élèves sont intervenus les uns après les autres. Jusqu’à ce qu’un autre Pouffssoufle intervienne. Il avait également des différents avec Kathleen Sherwood, et lui a lancé le sort qu’il l’a blessé autant. Il disait qu’elle devait mourir. J’ai essayé de m’interposer, et une bagarre a éclaté. C’est dans celle-ci que j’ai pris plusieurs coups dont celui qui m’a fendu la lèvre. Le professeur Ostel est arrive peut après et m’a ligoté car mon comportement semblait suspect avant de soigné la jeune fille. Professeur, je sais que je n’aurais pas dû m’en prendre à elle. Je le regrette, je vous l’assure. Cela ne se reproduira plus je vous le jure.


Voila ! je venais de raconter toute l’histoire en n’effectuant pas certaine précisions volontairement car elle ne me semblait pas importante. De plus, le discours que je venais de tenir est plus que cohérent. Puisque je dis la vérité depuis le début, il n’y a aucune raison que le directeur pense que je mente. Puisque ce n’est pas le cas. Je n’ai pas de baguette, je ne peux donc pas faire de magie. Je me suis seulement servit de mes mains. J’espère que le directeur acceptera mes excuses et me laissera partir avec des sanctions classiques. Et puis, ce n’est pas que de ma faute. Elle a cherché Kathleen. C’est à cause d’elle que je me suis retrouvé ici la dernière fois alors que je n’avais rien fait. Aujourd’hui, j’ai toutes les raisons du monde d’y être. Je le mérite, je le sais. Mais je ne mérite pas d’être torturé physiquement et psychologiquement pendant des heures. Maintenant, il faut que j’attende les réactions du directeur de Poudlard qui ne devrait plus tarder à se faire attendre. J’ai réellement peur. J’ai peur de lui, de ce qu’il va me faire. Il a une dent contre moi, mais je ne sais pas pourquoi. Il faut que je me prépare psychologiquement au calvaire que je risque de subir. Je ne suis pas prêt.


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MessageSujet: Re: Stupeur et tremblement    Ven 7 Sep - 17:32
L'agresseur agressé.


En arrivant dans son bureau, Gaël força Luka Oz à prendre place sur la chaise qui se trouvait face à son bureau. Allant s’installer dans son fauteuil à dossier haut, le sorcier pointa sa baguette sur l’élève pour lui redonner l’usage de ses jambes et celui de la parole. Se mettant à faire tourner l’objet de bois entre les doigts de ses deux mains, il lui ordonna après l’avoir désigné de la pointe de sa baguette :

« Explications. »

Ce simple mot suffisait à faire comprendre au Serpentard qu’il attendait de lui qu’il lui narre les événements de cette fin d’après-midi. Ce que l’élève ne savait pas, c’était que le Legilimens avait, en le pointant de sa baguette, lancé de manière informulée le sortilège qui lui permettait de lire très clairement dans son esprit. Il voyait donc en pensée les images de ce qui était raconté par Luka Oz. Le début de son récit correspondait à ce qu’il voyait, mais quand vint le moment où les graves entailles que Kathleen Sherwood avait subies lui avaient été administrées, la vidant de son sang au point de l’amener à l’article de la mort, ce que Gaël entendait ne correspondait plus avec les images qui apparaissaient dans son esprit. Le Directeur écarta d’un geste las de la main les deux derniers phrases du Serpentard à la langue bien pendue. Il lui avait menti.

D’un coup de baguette, il lui enleva à nouveau sa capacité à s’exprimer verbalement. Il avait besoin de silence pour réfléchir. Se levant de son fauteuil, il s’approcha de son chaudron et fit comme s’il était seul, terminant tranquillement sa préparation. Une fois le liquide transvasé dans une petite fiole transparente, il remplit d’un coup de baguette la récipient d’eau qu’il fit bouillir. Il se trouvait face à un élève qui s’enfonçait peu à peu dans la noirceur, à tel point qu’il en était presque venu à commettre un meurtre. En soit, c’était une bonne chose, car Luka Oz avait prouvé qu’il était assez puissant pour mettre une sorcière douée quasiment hors d’état de nuire, mais le problème résidait dans le fait qu’il ne s’attaquait pas encore aux bonnes personnes. Par la torture, Gaël Rahl l’avait rendu mauvais. Maintenant, il devait apprendre à l’élève à diriger sa haine vers ses véritables cibles.

Regardant l’eau venir à ébullition, le Directeur n’adressait pas le moindre regard à son otage, mais il le surveillait tout de même dans le cas où le Serpentard aurait la fabuleuse idée de tenter de s’enfuir. S’il se levait de sa chaise, Gaël n’aurait pas de peine à l’y renvoyer. Une fois qu’il jugea l’eau assez chaude, il éteignit le feu magique qui était allumé sous le chaudron. Retournant à sa place, il prit la parole de sa voix grave :

« Vous semblez avoir oublié, monsieur Oz, qu’il fallait mieux éviter de me mentir. Je sais que vous avez vous-même entaillé votre camarade. Il faudrait également que vous cessiez de vous en prendre aux membres de la famille Sherwood. A vrai dire, cessez de vous en prendre aux sorciers qui sont dignes d'être appelés ainsi. Finalement, vous devriez apprendre à garder pour vous certaines choses... Par exemple le fait que Kathleen vous a torturé dans la Forêt. Je sais que vous l'avez dit à Naeva. N’avez-vous rien retenu de notre dernière entrevue ? Je croyais avoir été assez clair en vous disant que vous étiez désormais seul. Mais peut-être dois-je vous raviver la mémoire ? Quoiqu'il en soit, laissez-moi d’abord essuyer votre visage couvert de sang... »

D’un coup de baguette, il envoya l’eau brûlante qui se trouvait dans son chaudron droit sur le visage de l’élève. Le liquide n’était plus bouillant, mais tout de même assez chaud pour brûler au premier degré le visage du Serpentard. Aucun son ne put sortir de sa bouche, mais la douleur, elle, était bien là. Tandis que l’eau dégoulinait sur l’élève, le Directeur s’empara d’un parchemin, d’une plume, et se mit à écrire une lettre.

« Chère Naeva,

Aujourd’hui, je t’ai menti. Je t’ai dit que ta cousine m’avait torturé à l’aide de l’Elfe de Maison de sa famille, mais ce n’était pas vrai. J’ai dit cela sous le coup de la colère et parce qu’il me fallait une raison valable pour justifier mes actes.

La vérité est que Kathleen n’a fait que son devoir de Préfète en me surprenant dans la Forêt Interdite et en m’envoyant chez le Directeur. Elle se devait d’agir ainsi, mais je trouvais cette manière de procéder injuste. C’est pour cette raison, et uniquement pour cette raison, que je m’en suis pris à elle après le cours de Sortilèges.

Je suis navré de t’avoir menti, j’espère que tu me le pardonneras.


Luka Oz. »


Le Serpentard s’étant sans doute remis de ses émotions, le Directeur sortit un parchemin qui semblait, à première vue, être un bout de papier comme les autres ainsi qu’une grande plume noire, très mince et pointue. Se levant après avoir déposé l’exemple de lettre, le parchemin vierge et la plume devant Luka, Gaël alla se placer devant l’une des fenêtres, fixant l’extérieur tout en donnant les consignes à l’élève qui s’apprêtait à être puni en profondeur.

« Vous allez prendre cette plume et écrire sur le parchemin vierge la lettre que Miss Evans recevra dès demain. Libre à vous de rajouter ce qu’il vous plaît, mais gardez en tête que la moindre phrase ou le moindre mot qui ne me convient pas sera effacé. Oh hum... Il vous faudra recommencer à plus d’une reprise, je crois, parce que ce papier-là a la mauvaise manie d’absorber l’encre à chaque fois que vous terminez votre lettre. Pour ce qui est de la jolie plume noire qu’une amie m’a offerte et que j’ai légèrement modifiée, vous n’aurez pas besoin d’encre ! Et ne pensez pas que vous pouvez y échapper, je saurais quand le message sera rentré... »

Se retournant, il libéra l’élève de ses liens et le força, d’un Impero, à s’emparer de la plume et à se mettre au travail immédiatement. Luka ne pouvait toujours pas parler, mais Gaël savait que, très vite, l’arrière de la chemise blanche de l’élève laisserait apparaître des lettres ensanglantées. Il s’agirait en réalité de l’écriture du Serpentard lui-même ; la plume qu’il utilisait absorbait son propre sang et finirait pas lui marquer la peau après plusieurs copies. Il fut environ 18 heures lorsque le parchemin cessa de faire disparaître l’encre. Le message avait dû entrer profondément, au vu du nombre de fois que Luka dût écrire la lettre. Après l’avoir libéré de l’emprise du sortilège impardonnable et du sortilège de mutisme, Gaël s’empara, satisfait, de la lettre écrite de la main  et, surtout, du sang du Serpentard. Après avoir pris soin de ranger la lettre, le Directeur posa son regard sur l’élève qui, il en était sûr, souffrait tant du visage que du dos.

« Avez-vous quelque chose à dire, Monsieur Oz ? »


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MessageSujet: Re: Stupeur et tremblement    Ven 7 Sep - 18:34





Stupeur et tremblement !  -PV Gaël Rahl-



Je regarde le directeur de Poudlard sans bouger. En même temps je ne peux rien faire d’autre. J’essaye de nouveau de parler, mais une nouvelle fois aucun mot de sort de ma bouche. Putain, mais quel lâche se mec ! Il en a pas marre d’utiliser ce sort. Il en connait qu’un ou quoi ! Je dois rester calme et faire profil bas le plus longtemps possible. Avec un peu de chance cela durera moins longtemps que la dernière fois. En tout cas je prie pour cela. A voir le comportement de Gaël Rahl, je crois qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Ce n’est pas son genre n’ignorer complètement sa victime. Non, je l’ai bien vu, il apprécie leur montrer son sadisme et son indifférence. J’essaie de me défaire de mes liens durant le temps où il me tourne le dos. Sérieusement, ils ont quoi à me ligoter comme un animal. Je ne représente plus un danger. Que pourrais-je faire contre professeur, rien ! Alors pourquoi il ne me laisse pas libre de mes mouvements un peu. Mon cœur continue à s’emballer, ce silence est plus qu’oppressant. Je n’arrive pas à savoir ce qu’il pense, ce qu’il souhaite me faire, ce qu’il va me dire.  Je reste stoïque, calme et j’attends. Je ne sais pas combien de minute s’étaient écoulés avant qu’il décide de revenir en face de moi.


J’écarquille grand les yeux à la première phrase. Comment ? Comment il a su sans être là ? Je veux bien que ça soit le directeur mais tout de même. Je sans que je ne vais pas apprécier la suite. Depuis quand un directeur fait une ségrégation sur le sang. Il doit être impartial ; Et puis, j’ai beau avoir été élevé dans l’éducation du sang pur, je ne suis pas en accord avec cette pensée-là. Toutes personnes douées de magie doivent pouvoir apprendre à s’en servir. Ce n’est pas le sang qui détermine qui a le droit ou non de s’en servir. C’est une pensée ringarde qui date du 17 -ème siècle. Il faut évoluer un peu merde. C’est quoi cette mentalité pourrit. En même temps, cela n’est pas étonnant d’une personne dérangée comme lui. Comment il sait pour Naeva ? Putain !  Mais quel con je fais ! Il n’y a qu’une seule explication ! Ce fou furieux est un légilimens. C’est bien ma vaine ça ! Et qu’est ce que ça peut lui faire que j’en parle avec Naeva , ça reste dans la famille il devrait être contant. Oui je me souviens très bien de notre soirée monsieur. Et je tenu parole, je n’ai rien dit à propos de vos pratiques plus que douteuse. Je sais très bien que vous souhaitez me persuader que je suis seul. Mais mettez vous bien ça dans le crane une bonne fois pour toute ! Vous pourrez me le répéter des milliards de fois, je sais que je suis ! et je sais très bien que je ne suis pas seul. Je suis navré que cela vous contrarie monsieur.  Doit il me ravivez la mémoire ? Non pas particulièrement ! Ne pouvant prononcer le moindre son, je fais un non avec ma tête. Quand soudain, je me rends compte qu’il y a un problème avec sa dernière phrase. Elle est beaucoup, mais vraiment beaucoup trop gentil de sa part. J’ai à peine le temps de faire les yeux, que je sens l’eau bouillante sur mon visage. Je hurle ! Je hurle de douleur, j’explose mes poumons tellement j’ai mal. Putain mais pourquoi à la fin ! J’ai mal, je sens toutes les cellules de mon visage me bruler. Je n’ose même plus ouvrir mes yeux. J’ai envie de partir, laissez-moi partir s’il vous plait. Les larmes de douleurs me viennent, lorsqu’elles coulent sur mon visage brulé , elles accentuent la douleur.  Je finis par rouvrir totalement les yeux. J’ai l’impression que cela l’amuse mais en quoi est ce amusant, en quoi est ce rigolo de torturer une personne pour le plaisir ? Maintenant, il écrit une lettre ! A quoi vais-je encore avoir droit.



Au bout de quelques instants, il sort une plume et un parchemin. Je lis la lettre qu’il vient d’écrire. NON !!!! NON !!! Non, je n’écrirais pas cela, jamais ! Je ne lui ferais pas cela ! Alors puisque vous pouvez voir dans ma tête enfoirée ! Je subirais ce que vous voulez, mais je n’écrirais pas cela ! Je ne ferais pas ce mal et cette trahison là à Naeva ! Pas après ce qu’elle a fait pour moi ! Non, je ne le ferais pas ! Je ne veux pas ! Sérieusement, j’ai le droit à copier des lignes comme sanction. Cela est vraiment étrange. Mais l’eau lui a peut etre suffit. Mais dans tous les cas je ne l’écrirais pas. Lorsqu’il libera mes liens pour que je puisse passer à la punition suivant, je m’empresse de pousser l’ensemble des affaires en signe de protestation. C’est à ce moment là, où je ressenti une drole de sensation. Mon cerveau ne me répond plus. Je suis incapable de bouger mes mains par moi-même. Je me saisie alors de la plume et du parchemin contre mon grès. Bordel ! J’ai mal à la tête. Non, je ne veux pas écrire cette fichu lettre. Mais je ne contrôle rien. Cette enfoiré à utilisé un sortilège impardonnable.  Je ne peux pas lutter


Je commence à écrire les premières lettres de la lettre, lorsque je ressens un picotement dans le dos. Je n’y prête pas plus d’attention que cela. C’est plus une sensation désagréable qu’autre chose. A la fin de l’écriture de la lettre comme me l’avait annoncé le directeur, le parchemin redevenu vierge. Sérieusement là ? Je fais comment pour écrire si le texte s’efface ? Le reprend la plume et recommence le début de la lettre, la petite douleur au dos fut plus saillante. Pendant près d’une heure et demi, chaque lettre que j’inscrit sur ce parchemin m’entaille un peu plus la peau du dos. J’ai mal, j’ai la sensation que l’on m’écrit cette lettre au cutter à chaque fois que j’ai le malheur de finir d’écrire un mot ou une lettre. Je sans mon dos saigner en formant une multitude de lège traçage de sang. Je pense, que le sang ne doit pas trop couler. Non, c’est plus comme une gravure que l’on inscrit dans mon dos millimètre par millimètre. Et à chaque fois que je relève la tête pour regarder le directeur ou essayer de faire une pause, le sortilège d’impéro reprend le dessus. Il m’est insupportable de tenir cette plume. Je suis trempé de sueur et ma chemise colle entre le sang et la transpiration. Chaque mouvement semple amplifier la douleur. J’ai l’habitude de se genre de torture lente et minutieuse. Mon visage tressaillit à chaque fois que la plume gratte le parchemin. Mais en dehors de cela je n’exprime rien. Je ne lui ferais pas ce plaisir pas cette fois. Lorsqu’au bout d’une heure et demi, le directeur m’annonce la fin, je me sens tout de même soulagé. Mon visage me fait moins mal, mais chaque mouvement de sourcil ou un rictus me rappelle l’état de ma peau. La torture s’arrête après 50 recopies de cette maudite lettre. Le directeur me fixe et me demande si j’ai quelque chose à dire. J’en aurais des chose à lui dire à ce batard ! Espèces de sang de bourbe , c’est toi qui mériterait de crevé seul et fou. Mais je ne peux pas. Je ne peux pas lui dire ce que je pense réellement. Je me contente d’un simple :


- Non monsieur, puis je retourner à mon dortoir ?


Sans vraiment attendre la réponse, je me lève, j’ai besoin de me dégourdir les jambes.  Penssant que tout cela était finit, je salut poliment le directeur et prend la direction de la sortie. Je ne resterais pas plus dans ce bureau.  


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MessageSujet: Re: Stupeur et tremblement    Ven 7 Sep - 21:31
L'agresseur agressé.


Tout au long de la sanction, Gaël n’avait pas été une seule seconde dans le silence complet. En plus du grattement incessant de la plume contre le papier, il entendait les pensées de l’élève. Elles concernaient pour la plupart le fait que Luka ne voulait pas écrire la lettre et que les picotements dans son dos se faisaient de plus en plus intenses au fur et à mesure que le temps s’écoulait et que la plume écrivait. Sa main crispée sur l’outil d’écriture, cette douleur-là ne fit que s’ajouter aux autres.

Une fois le Serpentard délivré du sortilège qui le forçait à faire tout ce que le Directeur lui avait ordonné, ses pensées se firent plus agressives. Il l’insultait mentalement entre autre de bâtard, de fou et de Sang-de-Bourbe. Il savait pourtant : il savait que ses pensées ne lui étaient plus personnelles. Gaël, n’ayant jamais mis fin au sortilège qui lui permettait de sonder l’esprit de son otage, l’avait appris : Luka avait compris qu’il avait affaire à un Legilimens.

Alors que le Serpentard s’apprêtait à partir, le Directeur leva sa baguette, le figeant alors qu’il était en train de lui tourner le dos. S’approchant de lui, il se plaça devant l’élève immobile. Le regard de l’homme n’avait jamais été aussi noir. Sa mâchoire crispée, ses poings serrés, il pointa sa baguette sur la poitrine du Capitaine de Quidditch qui ne pouvait ni bouger ni parler et il se mit à lui hurler dessus :

« DIS-LE !!! Dis-le de vive voix si tu oses !!! »

C’était la première fois que le Directeur se laissait emporter. D’un coup de baguette, il lança un sort qui projeta Luka à l’autre bout de la pièce, lui redonnant la possibilité de parler et bouger après avoir touché le mur. Il ne lui avait pas laissé le temps de répondre. Le Serpentard était au sol et, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, Gaël avait parcouru les quelques mètres qui les séparaient pour le relever.

« Tu me prends pour un Sang-de-Bourbe hein ? Et est-ce que tu crois qu’un Sang-de-Bourbe ferait ÇA ?! »

Il avait commencé à parler doucement, coinçant contre le mur et de tout son corps l’élève encore sonné par sa chute, mais le dernier mot fut prononcé avec plus d’aplomb. Reculant, il pointa sa baguette sur le jeune homme et lui lança sans hésiter un Endoloris. Il en lança encore une demi-douzaine avant de s’arrêter, le souffle court. Le supplice avait duré en tout une dizaine de minutes. Une dizaine de minutes pendant lesquelles Luka avait souffert au sol.

Son calme retrouvé, il s’approcha du Serpentard toujours allongé par terre et s’accroupit à côté de lui. De la pointe de sa baguette, il souleva une mèche de cheveux collante du garçon. Il l’observait, comme s’il regardait un chien qu’il avait tenté d’éduquer mais qui venait de le décevoir. Après un instant de silence complet, instant durant lequel Gaël ne pensa même pas à sonder l’esprit du jeune homme, il prit la parole sur un ton calme et posé :

« Quoi que vous fasse un sorcier digne de ce nom, vous ne vous vengerez plus jamais. Certains sangs ne doivent pas couler... Vous comprenez ? Certains sangs sont trop purs pour être gâchés. Vous devriez avoir honte, Monsieur Oz, car vous avez oublié un fait essentiel. Je détiens sur vous une information qui vous mènera droit à Azkaban si cela se sait, et bientôt Miss Sherwood apprendra que vous n’êtes pas un Animagus déclaré ; elle aura donc sur vous autant de pouvoir que j’en ai moi... Vous auriez donc dû éviter de vous la mettre à dos. Je ne doute pas que sa famille se vengera comme il se doit, mais en attendant, je veux être sûr que vous ne vous confierez plus jamais comme vous l’avez fait cet après-midi avec Naeva Evans... »

Gaël avait retrouvé l’usage du vouvoiement. Son emportement l’avait mené à tutoyer Luka Oz, mais maintenant qu’il avait réussi à se recentrer sur lui-même, il s’était remis à vouvoyer l’élève. La fatigue et le stress éprouvés suite aux événements de l’après-midi avaient sans doute un rôle à jouer dans son pétage de plomb. Mais ça, c’était une autre histoire.

Pointant sa baguette sur le front de Luka, il prononça en murmurant la formule qui lui permettait de lire les pensées, intentions et souvenirs du jeune homme. Il était à la recherche d’une seule information : celle qui lui ferait comprendre que son message était bien passé et bien intégré par le sorcier : il ne devait plus avoir l’imprudence de faire part de ses soucis à qui que ce soit.


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MessageSujet: Re: Stupeur et tremblement    Ven 7 Sep - 23:26





Stupeur et tremblement !  -PV Gaël Rahl-



Je pensais à tort que tout allé être terminé. Qu’après une attaque directe sur mon visage et une heure et demi d’auto torture, je pensais que tout allé être finit et que j’allais pouvoir rentrer tranquillement. J’arrive quasiment au niveau de la porte lorsque je sens mon corps entier se paralyser. Sérieusement, il ne connait que ce sort, il ne sait pas utiliser autre chose qu’un sort immobilisation et de mutisme. Qu’est-ce que j’ai fait encore pour qu’il m’arrête ? J’ai été poli, j’ai du oui à tout, je me suis soumis comme il voulait en me taisant, alors quoi ? Qu’est-ce que j’ai fait encore, merde. Bien sûr, je n’ai pas dû attendre longtemps pour le découvrir. Je vois le directeur se placé devant moi, sa baguette à la main. Mon cœur s’emballe de nouveau, le stresse revient. Non, putain, laissez-moi une bonne fois pour toute. Je ne vous ai rien fait merde, alors pourquoi ? pourquoi me pointer une nouvelle fois sa baguette contre moi. J’entends alors le directeur hausser hautement la voix. J’ai peur, il me demande de répéter et d’assumer. Je sais de quoi il parle, mais cela relève de mes pensées ! C’est mon domaine personnel merde ! Il n’a pas le droit de faire cela ! il n’a pas le droit de violer mon intimité de la sorte. Oui ! Oui je lui ai dit que c’était un sang de bourbe. Et en vue de son énervement je vais vraiment finir par le croire. Bien sûr, étant paralyser de tous mes membres, je ne peux pas lui répondre. En même temps heureusement, car je crois que j’aurais bien eu le courage de le lui dire en face. Puis, un instant plus tard, je me sens voler, je viens de planer d’un bout de la pièce à l’autre. Mon dos tape violemment le mur. J’en ai la coupe soufflée, je mais, j’ai du mal à me relever. Je n’arrive même pas à me mettre à quatre pattes pour retrouver mon souffle. Je me sens me faire relever et plaqué le dos contre le mur froid. Je dois avoir des larmes de douleurs de nouveau sur mon visage également amoché. Qu’est ce qu’il essaie de me faire dire ? La puissance n’a rien à voir avec le sang, oui, oui des sangs de bourbes peuvent faire ça, oui des sangs mêlés le peuvent aussi. Il n’y a pas que les sangs purs qui ont cette puissance.


Lorsque le directeur s’éloigne et enlève donc son emprise je tombe au sol. Je suis agenouillé, j’ai très peur. Je ne veux pas rester ici. Que va-t-il faire encore. Je suis fatigué, je suis déja bien abimé, il n’a pas besoin d’en rajouter encore et toujours une couche. Je veux juste partir. L’impacte contre le mur à refait saigner mes ressentes cicatrices. Je vais m’excuser comme ça je pourrais partir tranquillement. Je veux partir, me cacher, rester à un endroit où il ne pourra pas m’atteindre. Quand soudain, je ressens une douleur extrême, je n’ai jamais ressenti ça. Mon corps chauffe et me brule. J’ai l’impression que tous les os de mon corps me fait mal. Je ne pourrais pas définir ce que représente cette douleur. Mais putain qu’elle est atroce. J’essaie de résister mais je n’arrive pas, je me mets à hurler comme jamais j’ai hurlé dans ma vie. J’ai l’impression que mes os se déforment, qu’ils se brisent. J’ai l’impression que mon corps va dans le sens opposé. Mes bras et mes jambes se retournent dans tous les sens. Je hurle, j’ai mal. J’essaie de trouver le regard du directeur pour le supplier d’arrêter. Je ressens tout dans une dimension bien plus conséquente. Je ne maitrise plus rien dans mon corps. Je n’arrive pas à savoir quelle partie de mon corps ne me fait pas mal. J’ai l’impression que mon genou est en train de se plier vers l’intérieur. Puis tout s’arrête. J’arrive tout juste à reprendre mon souffle que tout repart. La douleur, les transpiration, les hurlements, l’envie de supplier. Douze fois, c’est le nombre de fois que Gaël va s’amuser avec moi avec le sort de doloris. Je ne sais pas combien de temps c’est écoulé. Je suis épuisé.


Mon visage est un mélange de peau moite dû à la brule, de transpiration, de sang et de larme. Je suis incapable de bouger, je respire tout juste. Mes cotes me font mal, mon dos me fait mal. Et voilà que maintenant le directeur reprend la parole. Il annonce haut et fort que je ne devrais plus m’en prendre à la famille Sherwood, ni à des sangs purs et que je n’aille pas me confier à qui que se soit. Mais pourquoi moi ? Qu’est ce que j’ai fait pour qu’il s’acharne ainsi sur moi. Putain ! Mais dit moi ce que je vous ai fait pour que vous vous acharniez autant sur moi et sur mon entourage. Dit moi pourquoi je n’aurais pas le droit d’avoir de la famille, des amis, des gens avec qui je peux parler, avec qui je peux me confier. Pourquoi veux t-il à se point là m’isoler de tous. Non, non, je n’ai pas envie d’accepter ses propos, ce n’est pas ma vision des choses, je n’ai rien fait pour mériter cela. Je sais très bien que la famille Sherwood se vengera quand, je ne sais pas mais je sais que je vais devoir leur rendre des comptes. Alors pourquoi faire ça. Vous pouvez ne pas vous salir les mains alors pourquoi vous le faite.


Je finis par sentir de nouveau la baguette du professeur sur mon corps et plus particulièrement sur mon front. Que va-t-il faire encore. J’ai mal à la tête, je suis fatigué. La seul chose que j’arrive à prononcer est la phrase suivante :


- Je suis désolé monsieur… Mais pourquoi …. Putain répondez moi pourquoi ? Qu’est ce que j’ai fait


A la suite de cette phrase je m’évanouis. Je perds connaissance. Je suis étalé par terre inerte. J’ai mal partout, je n’ai plus aucune force nulle part. je me laisse allé, je me laisse partir. Au moins, inconscients j’espère avoir une forme de protection ou en tout cas j’espère que cela calmera Gaël dans ses excès.


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MessageSujet: Re: Stupeur et tremblement    Sam 8 Sep - 0:46
L'agresseur agressé.


Gaël sut. Il sut qu’il était arrivé au but qu’il s’était fixé ce soir-là : Luka Oz avait compris qu’il ne devait plus s’en prendre à des Sang-Purs, sans quoi les représailles allaient être de taille. Il n’avait pas encore la certitude qu’il respecterait cette volonté, mais il ne pourrait plus dire qu’il n’avait pas été prévenu. L’élève ne cessait de s’interroger mentalement afin de savoir ce qu’il avait fait pour mériter tout cela. Le Directeur avait bien conscience de ce questionnement incessant, mais il ne lui fit pas le plaisir d’éclairer sa lanterne. Non, il le laissa patauger dans son ignorance, savourant intérieurement l’instabilité mentale dans laquelle il avait réussi à le faire plonger.

L’élève était faible. Gaël le sentait et il comptait les secondes qui s’écoulaient avant qu’il s’évanouisse de douleur. C’était parfait. Le Serpentard avait beau croire qu’il était moins sensible à la douleur que les autres, il n’en restait pas moins un être humain, dans un corps qui ne pouvait pas supporter certains chocs, peu importe à quel point sa force mentale était élevée. Le sorcier ne s’attendait tout de même pas à ce qu’il parvienne à prendre la parole. Il avait réussi à aligner plusieurs mots jusqu’à former des phrases. Certes avec peine, mais il avait réussi. C’en était remarquable. Luka Oz perdit finalement connaissance.

Se redressant, le Directeur resta là, à observer le jeune homme inerte. Il n’était pas mort, ni même sur le point de mourrir, il le savait. Le Capitaine de Quidditch avait tout simplement préféré s’engouffrer dans la paix sans douleur que lui offrait l’inconscience. C’était compréhensible. C’était humain. Cela restait cependant, aux yeux de Gaël, la solution de facilité. Prenant une profonde inspiration, il fixait le visage de l’enfant qui semblait être endormi. Se détournant de lui, il se dirigea vers la fenêtre pour admirer la vue. Il profita du fait qu’il n’était pas entendu pour répondre :

« Tu es né. »

Il venait de donner la réponse à la question qui lui avait été posée. Il ne l’aurait sans doute pas balancée ainsi si Luka avait été conscient. D’ailleurs, il n’allait pas lui redonner cette réponse une fois qu’il aurait retrouvé ses esprits. Restant figé face à la fenêtre, l’homme observa le soleil se coucher. Ce ne fut qu’aux alentours de vingt heure trente qu’il sortit de sa torpeur. Il avait laissé le corps inerte du Serpentard couché à même le sol deux heures durant. Se détournant de la vue qui s’offrait à lui, il alluma d’un geste assez de bougies volantes et de torches contre le mur pour illuminer le lieu comme en plein jour.

« Wingardium Leviosa. » murmura-t-il en pointant sa baguette sur Luka.

Le corps s’éleva dans les airs et fut guidé par la baguette du sorcier jusqu’au bureau directorial. L’élève se retrouva couché sur le bois et les quelques parchemins qui trainaient là. Pendant une demi-heure environ, Gaël s’affaira autour du corps, le nettoyant à l’aide de sortilèges informulés. Il lança également quelques enchantements dont l’effet était d’apaiser les plus grandes douleurs. Bien évidemment, il ne retira pas les gravures qui s’étaient faites dans son dos, mais il les dissimula de la même manière qu’il avait dissimulé les blessures de l’élève la fois passée.

Après une courte hésitation, il décida de lui soigner son visage ébouillanté. C’était sa façon à lui de faire comprendre à Luka Oz qu’il lui faisait confiance pour la suite : il croyait en sa capacité à tenir sa langue et ne plus s’attaquer qu’à ceux qui le méritaient vraiment. Pour ce qui était des hématomes qui commençaient à apparaître sur le corps du Capitaine, le Directeur les rendit elles aussi visibles uniquement aux yeux du jeune homme et aux siens. Après avoir rendu sa blancheur à la chemise de l’élève, il pointa une dernière fois sa baguette sur lui et prononça :

« Revigor. »

Se détournant immédiatement du jeune sorcier qui n’allait pas tarder à retrouver son énergie, Gaël retourna se poster devant la grande fenêtre, tournant ainsi le dos à son bureau et, par conséquent à Luka. Croisant les bras sur sa poitrine, il resserra un peu son emprise sur sa baguette magique. Il ne se retourna pas pour faire face à l'adolescent qui n’allait sans aucun doute pas tarder à se mettre en position assise. Il attendit simplement qu’il fut assez conscient pour comprendre ses paroles et obéir à ses ordres. Il lâcha alors de sa voix grave :

« Allez-vous en. Mais n’oubliez pas. N’oubliez rien de ce que je vous ai dit. Vous avez bien évidemment l’interdiction de dire à Miss Evans que vous ne pensez rien de ce que vous lui avez écrit. Maintenant, partez. »


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MessageSujet: Re: Stupeur et tremblement    Lun 10 Sep - 9:41





Stupeur et tremblement !  -PV Gaël Rahl-



Je viens de sombrer dans l’inconscience la plus total. Je suppose qu’un ensemble de pensée fusent dans ma tête, mais je n’arrive pas à y mettre de l’ordre non. Non, je profite juste du plaisir de ne plus rien ressentir, de ne plus rien chercher à comprendre. Je ne ressens plus aucune douleur, plus aucune goutte de transpiration. Je ne ressens vraiment plus rien. Je prends juste du plaisir, du plaisir à être là étalé sur le sol. Je ne comprends pas ce qu’il m’arrive. Tout était bien partie pourtant. Une nouvelle année à Poudlard loin de toute cette violence, un havre de paix. Alors pourquoi ? Pourquoi mon paradis est-il devenu un enfer ? Je n’ai pas envie de chercher à comprendre maintenant, je préfère rester là comme endormit. Mon corps me fait mal dans un certain sens, mais je n’ai pas assez de force pour en prendre assez conscience. Je suis comme endormit dans un profond sommeil dont je n’ai pas envie de me réveiller, je n’ai qu’une envie rester dans cet état le plus longtemps possible. Soudain, j’ai l’impression de sentir mon corps flotter, je dois rêver ou halluciner, je ne sais pas vraiment, mais que cela soit l’un ou l’autre peu m’importe.


Mais cette paix ne dura qu’un temps, je me senti revenir à la réalité. Je lutte pour ne pas y retourner, mais une force magique m’y en empêche. Même évanouis je ne peux pas être tranquille. Lorsque j’ouvre les yeux, je ne me trouve plus sur un sol froid, mais sur le bureau du directeur. Étrangement, mon corps ne me fait plus autant souffrir, je ne ressens plus ma chemise collé sur mon dos arrachant le sang fraichement sec des gravures. J’ai du mal à me repérer dans l’espace et dans le temps. Mes idées et mes souvenirs sont flous. Que s’est-il passé ? Qu’est-ce que je fais ici déjà ? Puis tout me revient, la plume, le parchemin, l’insulte, le sortilège Doloris, la lettre. J’aurais préféré oublier cette lettre comment vais pouvoir expliquer cela à Naeva sans que le directeur soit au courant ? Et comment pourrait-elle me croire maintenant ? Je cherche d’autres éléments dans le décor. Je finis par voir le directeur qui me tourne le dos en regardant par la fenêtre. J’ai tout juste le temps de me relever, lorsqu’il m’autorise à quitter ce bureau des horreurs tout en une nouvelle fois me menaçant. Je ne comprends toujours pas pourquoi. Etrangement, j’ai envie de partir de ce bureau, mais tant de question me taraude l’esprit que je prends une nouvelle fois une décision que je vais surement regretter par la suite. Mais j’ai besoin de savoir. J’ai besoin de comprendre. Je me lève donc du bureau pour me positionner, sur la chaise, enfin ma chaise de torture. Je suis prêt mais j’ai besoin de réponse, j’ai besoin de comprendre. Alors la tête baissé et d’une petite voix, j’entreprends de parler au directeur :


- Monsieur, vous venez de me torturer pendant des heures une nouvelle fois, je l’ai surement mérité selon votre jugement, mais pourquoi vous apprenez vous à moi avec une telle violence ? Pourquoi voulez-vous tant me séparer de mes amis ? Je ne dirais rien par rapport à nos rendez-vous, vous avez ma parole. Mais pourquoi vouloir m’isoler de la sorte ? Pourquoi me forcer à envoyer une lettre à laquelle je ne crois pas et dont vous savez qu’elle est fausse ? Vous êtes un légilimens monsieur, n’est-ce pas ? Alors pourquoi m’avoir autant sanctionné la dernière fois alors que vous connaissiez la vérité ? Je reconnais qu’aujourd’hui, j’ai nettement dépassé les limites et je m’en excuse. Mais pourquoi une telle ségrégation envers les sangs ? N’êtes-vous pas censé être impartial vis-à-vis de votre posture ? Et pourquoi vouloir ainsi protéger la famille de Kathleen Sherwood alors qu’elle est en tort également ? Et pourquoi ainsi mettre en avant la nécessité de protéger le sang des sorciers purs et faire couler le mien ? Qu’attendez-vous de moi Monsieur ?


Ma voix est calme et posé. Je ne cherche pas à agresser mon professeur, mais juste à comprendre. Il s’est mis dans une rage noir lorsque je l’ai insulté de sang de bourbe. Pourquoi ? S’il est vraiment un sang pur, il ne devrait pas être atteint par de tel propos. Alors quoi ? qu’ai-je de particulier pour que vous fassiez le choix de vous défouler sur moi ? Pourquoi sui je votre bouquet mystère. Prenez une personne impure ou indigne du sang de sorcier pour cela. Alors pourquoi moi ? Pourquoi suis-je censé garder des traces indélébile sur mon corps. Pourquoi choisir ce genre de torture ? Je sais que vous cherchez à m’isoler, je ne peux pas dire que je n’en ferais rien monsieur, non, je tiendrais parole quand à vos tendances sadiques. Mais Naeva a le droit de savoir que sa cousine est complétement folle. Et puis qu’entendez-vous par le fait que sa famille se vengera ? Si elle ne sait rien elle ne pourra rien faire. Si vous ne leur dites rien monsieur, il ne se passera jamais rien. Alors je vous en prie, laissez nos familles en dehors de tout cela. Puisque vous êtes légilimens, vous savez ce qui va m’arriver si cela s’apprend à l’extérieur du château. Pour nous préserver tous, il faut que je parle à Naeva, pour qu’elle évite d’ébruiter tout cela. Monsieur, je vous en prie.


- Monsieur, j’ai besoin d’elle, j’ai besoin de Naeva, pourquoi cherchez vous à me l’enlever ? Elle est de la famille de Sherwood, elle est une sang pur, et vous savez que je ne lui ferais pas de mal, alors pourquoi me l’enlever monsieur ?



Je regarde mes poignets et ma main encore rougit par les cordes et la corvée d’écriture. Je sais que mes propos risque de ne pas plaire à mon directeur alors je me tiens prêt. Prêt à recevoir de sa main un nouveau châtiment. Mais qu’importe, il semble que cela soit mon nouveau quotidien, je le subirais sans rien dire, mais j’aurais la réponse à mes questions.



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MessageSujet: Re: Stupeur et tremblement    Lun 10 Sep - 21:19
L'agresseur agressé.


Dans la vitre qui lui fait face, Gaël peut très distinctement voir le reflet de son invité. Oui bon... Invité... Otage, appelez-le comme bon vous semble : vous avez bien compris qu’il s’agit de Luka Oz. Il se lève, fait quelques pas, puis s’arrête. Mais pourquoi ? Que va-t-il faire encore ? Resserrant un peu plus sa main sur le manche de sa baguette, le Directeur s’attend au pire et se prépare par conséquent à se défendre si cela s’avère nécessaire. Il ne cherche pas à sonder l’esprit du jeune sorcier, aimant parfois le goût du risque : être constamment conscient de ce qu’il se passe dans la tête des autres, ce n’est, à la longue, plus très amusant. C’est pour cette raison que le Legilimens apprécie se retrouver face à des Occlumens : ça l’oblige à rester sur ses gardes. En bref : ça lui met un peu de piment dans sa vie. Et... N’oublions pas que l’élève est désarmé, il ne lui reste « que » sa capacité à se transformer en loup !

Ecoutant sans bouger ce que lui dit le Serpentard, le Directeur ne laisse rien paraître sur son visage figé dans une expression dénuée de tous sentiments. Il fixe le jeune homme, ou plutôt son reflet, et ne peut que constater que ce dernier semble s’être un peu replié sur lui-même. C’est un bon début. Sa voix est faible et ses paroles de sont qu’un résumé des questions qu’il se pose. Pour avoir sonder son esprit avant de s’en prendre une énième fois à lui, Gaël connaît déjà les interrogations qui tourmentent Luka, mais l’entendre les dire de vive voix change bien des choses. Le pouvoir des mots est parfois plus grand que celui des sortilèges. D’ailleurs, mots et sorts ne sont ils pas fondamentalement liés, l’un ne pouvant vivre sans l’autre ? Quoi qu’il en soit, la finalité est que le sorcier se questionne ou, plutôt, questionne le Directeur. Ce dernier se retourne et s’approche du Serpentard, le fixant de sa hauteur. Plaçant ses bras derrière son dos, il s’empara de sa main libre du poignet de celle qui tenait sa baguette.

« Je ne dis pas que je ne répondrai jamais à vos questions. » répliqua-t-il après un soupir. « Je vous dis juste que vous aurez des réponses le jour où vous serez prêt à les entendre. Pour cela, il vous faudra faire vos preuves. A commencer par tenir votre langue. Pas un mot. A qui que ce soit. Pas même à Naeva. Pour quelqu’un qui vous est cher, vous en savez bien peu à son sujet... Votre amie n’est pas de Sang-Pur. Maintenant, sortez, mais n’oubliez pas : gardez tout pour vous. J’ai bien dit ‘tout’. »

Gaël pensait certes que Luka avait déjà subi assez de chose pour cette soirée-là. Il s’était déjà infligé à lui-même bien des blessures en donnant des coups de poings dans le mur comme il l’avait fait, dans le couloir. Ce que le Directeur lui avait fait subir par la suite suffisait donc à satisfaire son objectif. Cependant, s’il se remettait à le provoquer, ou s’il s’avérait qu’il n’avait pas compris la leçon, il n’aurait pas d’autres choix que celui de sévir à nouveau. Oh, pas que cela lui déplaisait, loin de là, mais à force, il allait finir par y passer, le gamin... Ce qui serait, en soit, une bien grande tragédie. Ou juste un dommage collatéral qui sera bien vite oublié ; au choix. Afin de dissuader le Serpentard de reprendre la parole, le Directeur fit un bref geste de sa baguette, ce qui retourna brusquement le fauteuil sur lequel Luka était assis, le mettant ainsi face à la porte par laquelle il avait intérêt de sortir avec les idées claires... Projetant son esprit vers le sien, il s’en assurerait.

Le Capitaine de Quidditch des verts et argent avait tout intérêt à ne pas refuser une fois de plus l’offre que lui faisait Gaël, car il y avait de fortes chances qu’à leur prochaine rencontre il lui coupe le sifflet dès l’instant où il mettrait un pied dans son bureau, et ce, jusqu’à ce qu’il le quitte. Le Legilimens était en effet fatigué par les longs monologues souvent rébarbatifs que lui servait Luka. En temps normal, c’était lui qui s’engageait dans des discours sans fin et non pas la personne avec qui il s’entretenait, donc se retrouver face à quelqu’un qui, sur ce point-là, ne lui ressemblait que trop l’agaçait au plus haut point. Il espérait voir le jeune sorcier se lever, s'approcher de la porte, l’ouvrir, la passer, et s’en aller, et tout cela dans le silence des plus complets... Mais entre les rêves et la réalité, il y avait bien (trop) souvent une différence malheureusement non négligeable. Il lui fallait donc attendre de voir à quelle point cette différence-là allait être ou non marquée.


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MessageSujet: Re: Stupeur et tremblement    Mer 12 Sep - 16:58





Stupeur et tremblement !  -PV Gaël Rahl-






Putain ! Mais pourquoi ? Pourquoi il ne me donne aucune réponse ? C’est quoi son problème à lui. Qu’est-ce qu’il en a foutre de gueule ? Et son visage glacial comme s’il s’en foutait de tout. Il commence a vraiment me taper sur le système lui. Sérieusement quand je serais prêt à entendre les réponses mais je suis prêt. Je suis prêt à savoir pourquoi se batard s’acharne sur moi. Et je n’en ferais qu’à ma tête tant que je n’obtiendrais pas les réponses ! Tu veux que je me taise ? Et puis quoi encore ! Je m’en contre fiche de tes menaces à la con, si tu le savais. Tu veux me torturer ? Et bien vas-y ! Tu ne seras pas le premier et je suppose par le dernier non plus ! Alors qu’est-ce que tu attends ? Que je dise amen à tous tes vœux comme un vulgaire clébard ? Tu peux rêver ! Tout me monde saura qui tu es et ce que tu fais subir aux élèves ! Tu ne t’en sortiras pas comme cela je te le promets. Que crois-tu pauvre idiot ? Que par ta posture, tu peux choisir de tout.
 
Je bouillonne intérieurement. Certes je sens encore tous les sévices sur mon corps dont l’écriture gravé dans mon dos. Je me rends compte à quel point l’ensemble des sanctions et paroles ne sont qu’humiliation. Et moi, comme un con, je ne dis rien ! La douleur ce n’est rien, ce n’est que dans la tête. Une fois le cap passé, il est possible de subir bien des choses. Alors non, je ne me laisserais pas faire. Je sentis soudain le fauteuil se tourner et pointé vers la sortie. Je n’avais pas encore réagit verbalement en tout cas. Une multitude de chose me vienne en tête. Mais je suppose que pour aujourd’hui, il a fini de faire joue-joue avec moi donc il me pousse vers la sortie. Au moins, la torture ne sera plus de mise pour ce soir. Cela me laissera le temps de me rendre au chevet de Vlad et de Naeva. Il faut que je les vois, il faut que je leur explique les tenants et les aboutissants. Je ne peux pas laisser la situation se pourrir ainsi. Je finis par me lever du siège et prendre la direction de la porte. Chaque séance sera moins difficile à supporter. J’en suis sûr ! Tout est une question d’habitude.
 
Je marche tranquillement vers la porte. Les insultes à l’égard du directeur fusent dans ma temps. Je n’ose pas, je n’ai pas le cran de lui dire en face. Une forme de lâcheté ? Surement ! Je n’ai aussi pas envie de passer ma nuit en sa compagnie. Non, je l’ai déjà bien assez vue comme cela. Je ne sais même plus quelle heure il est. J’ai l’impression d’y avoir passé plus d’une journée. Une sensation de liberté, et de tranquillité me submergera lorsque je passerais cette porte je le sais. Les douleurs sont encore très vives malgré les soins qu’il m’a prodigué quelques instants avant. S’il pense que je vais le remercier pour cela, une nouvelle fois il reve ! Il faut vraiment que j’aille à l’infirmerie me faire soigner, ou du moins récupérer une potion contre la douleur. Je ne supporterais pas la situation bien longtemps encore. Et le tout sous un masque invisible aux autres. Espèce de lâche ! Vous n’assumez même pas vos actes.
 
J’ai la main sur la poigné de la porte. Je le tourne. Ma liberté est proche, je le sens. Finit pour ce soir tout cela, toute cette mascarade. Même si l’incompréhension est toujours aussi intense. La porte s’ouvre. Je fais un pas vers l’extérieur. Et sans vraiment m’en rendre compte, et comprendre le pourquoi du comment, je chuchote un :
 
- Allez-vous faire foutre


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MessageSujet: Re: Stupeur et tremblement    Mar 25 Sep - 19:53
L'agresseur agressé.


Ne pouvant s'empêcher de projeter son esprit vers celui de Luka, il suivit de loin le file de ses pensées, sans réellement y prêter une grande attention. Comme il s'y attendait, l'adolescent était déboussolé et jurait à son encontre. Malgré l'envie qui le rongeait de l'intérieur, le jeune sorcier parvint tout de même à se retenir de vider son sac de manière verbale, mais Gaël ne manquait pas une miette des insultes qui lui étaient adressées en pensée. S'il osait, s'il finissait par laisser la moindre insulte franchir ses lèvres, alors le Directeur lui ferait comprendre à sa manière qu'il ne laissait personne s'en prendre ainsi à lui, et surtout pas un jeune puceau dans ce genre-là... Et il osa. Après avoir ouvert la porte et avoir fait un pas à l'extérieur de la pièce, Luka Oz se permit de lâcher une phrase qui ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd.

Se retournant vivement, Gaël Rahl brandit sa baguette et, sans le moindre mot, propulsa le Serpentard en avant. Le jeune sorcier avait très certainement percuté le mur de la cage d'escalier. Il était même probable qu'il ait dégringolé les marches, mais le Directeur ne voulut même pas profiter du spectacle. Il avait, d'un second sortilège murmuré, fait claquer la porte qui se verrouilla par la suite. Son visage sombre n'affichait qu'un agacement contenu qui venait de jaillir. Baissant la tête en avant, il se pinça l'arrête du nez entre son pouce et son indexe et soupira. Le travail allait être plus long qu'il ne l'avait pensé... Reprenant rapidement ses esprits, il se retourna et alla s'asseoir dans son fauteuil, fermant les yeux un instant.

"Ne pensez-vous pas que vous y êtes allé un peu fort, Monsieur ?"

C'était le portait d'un ancien Directeur qui s'était adressé à lui. Contrairement aux autres tableaux, ceux-ci étaient doués d'une certaine conscience. Gaël savait qu'il était usage de peindre durant l'exercice de leurs fonctions les directeurs de poudlard et, qu'une fois les portraits terminés, les directeurs les enfermaient dans un placard pour leur apprendre à se comporter et à agir comme eux. Retenant un soupire, l'actuel Directeur se leva et, après avoir agité sa baguette tout autour de sa tête, se réinstalla sur son fauteuil. Il venait de faire oublier aux portraits la scène à laquelle ils venaient d'assister, comme il le faisait à chaque fois qu'une entrevue prenait une tournure qui était loin d'être éthique.


Fin du RP pour Gaël

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Stupeur et tremblement

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