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 Pas d'eau pour les braves! [PV - Meredith Crane - Luka Oz]

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MessageSujet: Pas d'eau pour les braves! [PV - Meredith Crane - Luka Oz]   Mar 11 Sep - 0:04


Pas d'eau pour les braves!









Samedi 6 Octobre, deux jours après la tentative de meurtre de Luka Oz.



Il y a quelques jours, Vladislav, au gré de ses footings, avait trouvé un petit coin idyllique méconnu même des préfets. Il faut dire que c’était assez éloigné de Poudlard. Il fallait marcher un peu et ça ne faisait pas parti du plan des rondes d’aller si loin. De plus, c’était une petite zone cachée par une végétation dense, il fallait vraiment tomber dessus. Imaginez une petite clairière, isolée par des arbres et des buissons denses, allant jusqu’à former un petit toit naturel pour être protégé des petites intempéries comme aujourd’hui. Une partie est légèrement dégagée, offrant un panorama sur le lac qu’il aimait tant. Un hamac était même accroché entre deux troncs solides, par les bons soins du russe. Lorsqu’il voulait être seul, surtout les week-end, il passait ses journées ici. Il avait donc très légèrement aménagé l’endroit. Aujourd’hui, il faisait gris, mais le genre de gris qui laissait des rayons de soleil percer par moment les nuages et miroiter sur l’eau, ainsi qu’ éclairer légèrement sa mini clairière en des petits points lumineux dû au feuillage des arbres. Par moment, une fine pluie tombait, offrant quelques arc-en-ciel. Cette journée pourrait être déprimante, mais Vlad n’y voyait que beauté et dégradé. C’est un tableau peint par le plus grand peintre de tout les temps, la nature. Vladislav était d’ailleurs en train de se bercer dans le hamac, une bouteille de vodka à la main, regardant avec sérénité le lac. C’est ce qu’il appelait avoir la belle vie. C’était son plaisir, c’était sa détente.

La veille, le serpentard sortait de l’infirmerie. La journée encore avant, il se faisait envoyer valdinguer contre un mur par Luka qu’il considérait alors comme son ami. Aujourd’hui, il ne savait plus quoi en penser. Une fois sortit de l’infirmerie, Vladislav avait tourné en rond. Il ne savait pas trop quoi faire. Il était tel un fauve rodant dans sa cage d’un air agacé de ne pouvoir dévorer les humains derrière les barreaux. Celle-ci était sa frustration face aux actions de Luka, ou à son manque d’actions. Il aurait pu l’aider, il ne comprenait pas pourquoi il n’était pas venu le voir. Ça l’énervait. Il s’était mis en mauvaise posture pour rien, passait pour un monstre pour rien ! Et pire que tout, Vlad’ doutait. Était t’il vraiment son ami ? Il avait l’impression d’avoir échoué, d’être inutile ! Le premier jour suite à sa sortie, il avait tenu bon à une envie qui le prenait. Il avait tenu aussi la journée d’aujourd’hui. Mais là, les gamins en week-end rajoutant de l'agacement chez le Wolkoff, il avait craqué. Il avait craqué, filé dans la salle commune de serpentard piquer une bouteille de vodka dans la planque que lui avait montré Luka et été parti dehors, laissant ses affaires de cours et sa robe de sorcier dans le dortoir, armé juste de sa baguette, de son foutu bandage autour de la tête et de son « sac à merveille » -dixit la bouteille y était planquée-.


Ce n’est pas qu’il voulait noyer un chagrin ou qu’il était alcoolique -quoi que peut être un peu- mais Luka l’avait mit sur les nerfs et foi de russe, il n’y avait rien de mieux pour se vider la tête qu’un peu de vodka ! Et il devait avouer que ce coin avait un petit bonus pour l’homme. La forêt dense autour offrait de l’obscurité à Noct’. Son compagnon bénéficiait d’assez d’obscurité pour venir le voir la journée. Et il était là, avec lui, accroché à sa chemise sur son torse et recouvert d’un petit pull noir par les bons soins du russe pour lui permettre de rester dans le noir. Il sentait sa chaleur sur son torse, ses petits pouces raflant légèrement sa peau et sa respiration lente. Il dormait sereinement contre son ami humain. Un vrai régale.

Il était tellement détendu et sûr de ne pas avoir de visiteurs qu’il ne fit pas attention aux craquements de branches derrière lui, signe que quelqu’un ou quelque chose approchait, ne prenant pas la peine de cacher la bouteille. En fait, il se moquait bien de se faire prendre avec de l’alcool. Pour lui ça en valait la peine. Bien qu’il préférait ne pas se faire attraper. C’est lorsqu’il vit un mouvement au coin de son œil qu’il tourna d’un geste sec sa tête, fixant d’un regard glacial le visiteur. C’est qu’il n’était pas partageur, il aimait cet endroit pour la solitude qui lui offrait. Et lorsqu’il reconnu Luka, son regard devin glacial. Il fallait que ce soit lui en plus qui pénétrait dans son endroit. Il se demandait si c’était par hasard ou s’il l’avait suivi. Têtu, Vladislav refusait de quitter cet endroit. Et puis il était curieux de voir ses réactions et ce qu’il pourrait bien dire après ce qu’il avait fait. Le russe détourna son regard vers le lac. Il se laissa retomber dans son hamac, ce qui le cachait du Serpentard d’où il était. A lui de voir s’il osait s’approcher. Le garçon put néanmoins voir le culot du la bouteille de vodka se lever, signe que Vlad’ en buvait une bonne gorgée, les jambes pendouillant dans le vide sans bouger. La discussion allait être drôle. Au dernière nouvelle, Luka l’avait regardé comme un traître. Et Vladislav se sentait humilié de son côté que Luka puisse penser une seconde qu’il était contre lui. Et si inutile. Il se moquait bien qu’il l’ai blessé physiquement, mais il n’acceptait pas ce qu’avait fait le serpentard. C’était tellement indigne de lui. Il but trois longues gorgées avant de reposer la bouteille sur sa cuisse droite, sa main gauche toujours libre pour Noct’, très protecteur envers son compagnon.Surtout avec Luka à côté. Qui sait si sa folie meurtrière n'allait pas ressurgir. Personne ne fait de mal à Noct'. 


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MessageSujet: Re: Pas d'eau pour les braves! [PV - Meredith Crane - Luka Oz]   Mar 11 Sep - 11:12





Pas d'eau pour les braves !  -PV Vlad et Meredith -





Il s'était déroulé deux jours depuis l'incident dans les couloirs. Depuis ces deux jours tout le monde me fuyez comme la peste, chuchotant à mon égard des propos comme quoi je suis un monstre, une erreur de la nature, et qu'ils ne comprenaient pas comment il était possible que je sois encore dans cette école, que je devrais être enfermé à Askaban. Je vois que l'histoire a vite fait le tour de l'école. Plus personne n'osent me regarder. Mais si seulement ils savaient, la manière dont j'ai été puni est bien pire qu'un renvoi de l'école. Mais si je venais à raconter cela, je passerais pour un fou et le directeur aurait gagné. En même temps, il a déjà presque gagné, plus personne ne m'approche et même le peu d'ami que j'avais préfère m'éviter et se terrer dans le silence lorsqu'il me voit. C'est le cas de Vlad, ce jeune serpent avec qui j'avais partagé beaucoup de moment secret ses dernières semaines. Mais tout cela me parait si lointain. Au final, je me retrouve dans une prison dorée , seul renfermé, et ayant une épée de Damoclès de torture sur la tête pour chaque geste ou propos que je pourrais faire ou dire. Sans vraiment m'en rendre compte je m'étais particulièrement renfermé.



Je me trouve dans la salle commune lorsque je vois Vlad partir en escapade. Je ne sais même pas s'il m'a remarqué. Où il va ? Je le sais très bien, je l'ai suivi plus d'une fois, mais dans ma forme d'animagus afin d'être plus discret. Il avait réussi à se créer un havre de paix à sa manière. Je l'envie. En cette période particulièrement rude, putain que je l'envie. Je le regarde partir sans un mot, sans même un regard. J'ai un pincement dans le cœur, je me sens vraiment mal. Je reste la avachie dans l'un des fauteuils de la salle commune, je ne suis bon qu'à cela, devenir transparent, être seul. Et puis Merde !



Je décide d'attendre une dizaine de minutes avant de quitter à mon tour la salle commune. Je prends la direction de la direction de Vlad, je ne fais même plus attention à ne pas être suivit, tout le monde me fuit. Il me faut presque un quart d'heure pour atteindre l'endroit. Une fois sur place, je ne me montre pas immédiatement. Il est là tranquille dans son hamac entrain … Entrain de picoler ?! Sérieusement, il m'évite, il ne me parle pas mais va tout de même se servir dans la réserve. En même temps, il a bien raison. Qu'il profite de la vie. Je m'apprête à faire demi-tour, au final, je suis de trop, ce n'est pas ma place. Mais merde, on ne peut pas rester dans cette situation de non dit, je n'ai pas envie de rester un monstre aux yeux de mon ami ! Je n'en suis pas un ! Je veux bien avoir dépassé les limites, mais j'ai payé pour ça, et j'ai payé le prix fort, alors que Kathleen Sherwood, elle s'en sort blanc comme neige. Vlad ne semble même pas m'apporter d'attention plus que cela. Au mieux, j'ai eu un regard. Je m'assoie sans un mot a coté du hamac tout en plongeant mon regard dans le paysage. J'aurais tellement de chose à te dire Vlad, tellement de choses à t'expliquer. Mais tu ne comprendrais pas, au mieux tu me prendrais pour un fou. Je vois soudain la main ou le bras de Vlad pendre en dehors tu hamac tenant la bouteille de Vodka. Sans demander quoi que ce soit, je la lui prend et vide le reste de la bouteille cul sec. Le liquide me réchauffe le gosier. J'aurais dû commencé par la depuis plus longtemps. C'est agréable, doux, chaud. Il faut que trouve une autre bouteille. Cependant, je me sens les armes à essayer d'ouvrir le dialogue avec mon ami. Car c'est ce qu'il est toujours pour moi :



- Je crois qu'il faut que l'on parle Vlad


Mon cœur se serre en me souvenant des différentes scène. En me souvenant du regard glacial qu'il m'envoyait lorsque je m'en suis pris à Kathe. De l'état dans lequel il était par ma faute. Car oui, ne t'inquiète pas Vlad, je me rappel depuis ces deux jours que tu es à l'infirmerie et ce par ma faute. Je m'en souviens très bien et c'est dur à l'assumer je te l'assure. D'une voix assez hésitante, je décide tout de même de me lancer.



- Je n'ai pas pris le temps de te remercier pour ce que tu as fait l'autre jour. Je sais très bien que j'ai mal réagit sur le coup, je n'arrivais pas à voir le côté positif de ton acte. Mais le directeur a sus me ramener à la raison je t'assure. Je sais que j'ai dépassé plus d'une limite, et je comprends très bien que tu ne veuille plus avoir à faire à moi, mais laisse moi t'expliquer… Laisse-moi t'expliquer même si je suppose que tu penses que mon geste ne peut avoir de raison valable.



J' ai soudain envie de boire. Mais de vraiment boire. Je veux retrouver se doux breuvage avant de poursuivre ma conversation. Un petit sort d'attraction et hop j'aurais ma bouteille. Le problème, je n'ai toujours pas de baguette. Depuis plus d'une semaine j'essaie autant que je peux de ne pas le montrer. Mais mon dieu que c'est dur. Je n'arrive plus à gérer ce mensonge. Et la maintenant tout de suite j'ai envie de picoler. M'adressant de nouveau à Vlad :



- Vlad, il y a moyen que tu ramènes une nouvelle bouteille de Vodka ? Je n'ai pas ma baguette. La réalité, c'est que cela fait plus de deux semaines que je n'ai plus de baguette. Elle est cassée ( avec hésitation). C'est pas tout à fait cela. Tu te souviens, il y a environ une semaine et demi, deux semaines, j'ai été convoqué dans le bureau du directeur suite à une entrée dans la forêt interdite. C'est Kathleen qui m'a attrapé et qui a fait en sorte de me faire punir. Cela est la version que tout le monde doit connaitre, c'est sensé être la vérité. Mais que tu ne me crois ou non, la chose ne s'est pas déroulé tout a fait comme ça.



Je me souviens soudain des mots du directeur. Je sais que je prends un gros risque en parlant à Vlad en ce moment même. Mais je ne peux pas, plus garder tout cela pour moi. Alors quitte à passer pour un fou, que cela soit auprès d'un ami. Au pire, il me prendra totalement pour un fou et coupera court à toute conversation et relation avec moi. De tout façon, je pense que j'en ai trop dit pour ne pas attiser la curiosité. Du moins, je l'espère. Après avoir pris une grande inspiration, je finis par reprendre la parole :



- Ce soir là, je suis allée me balader dans la forêt interdite comme je le fais souvent. Ce jour là, Kathleen m'a surprit et a entamer une conversation. Durand ce moment, un corbeau est arrivé pour annoncer que nos familles ont décidé de nous fiancer. Apprenant cela, je m'en suis prit verbalement, et uniquement verbalement à Katheleen. Mais elle ne l'a pas entendu de cette oreille. Elle s'est servi de l'elfe de sa maison pour me torturer pendant de longue minutes. Mais si cela se sait alors elle serait exclu de l'école. Pour se protéger elle nous a fait nous déplacer vers le bureau du directeur où elle a tenu une histoire invraisemblable auprès du directeur qui n'a pas cherché à comprendre plus. Je me suis donc retrouvé dans une posture où je devenais le fautif alors que je n'ai rien fait. Le directeur n'est pas la personne que tu crois. Il est d'un sadisme avancé. Lors de mon entrevu avec lui, j'ai .. Il m'a dans un premier temps brulé la main à l'aide de l'anneau de fiançailles de Katheleen. Par la suite, je sais que cela va être improbable, mais il a décidé de briser ma baguette en mille morceau avant de me planté l'ensemble des bouts de ma baguette dans mon corps sous forme d'écharde. Je sais que tout cela parait fou, mais je t' assure que ce directeur est complétement fou. Par la suite il m' a forcé à manger le cœur de ma baguette..



Plus je raconte mon histoire, plus je me rend compte que la seul position possible est de me prendre pour un fou. Que seul un fou peut inventer une telle histoire. Mais je ne suis pas fou ! Putain je ne le suis pas, loin de là. Je décide de continuer de m'enfoncer dans une folie imaginaire.



- Je sais que cela peut paraitre fou, je ne pense pas qui tu puisse me croire, mais je t'assure que je ne lui suis pas. C'est ce qu'il veut que je devienne fou. Mais je t'assure que je ne suis pas du tout. C'est pour cela que je me suis attaquer à Kathleen. C'est à cause d'elle que j'ai vécu et était torturée. Oui, j' ai dépassé les limites, je le reconnais , mais je t'assure qu'elle le mérite. Mais ne t'inquiète pas, une nouvelle fois, j'ai reçu une sanction digne de notre très chère directeur. Pour m'en être pris à Kathleen Sherwood, et plus particulièrement à un sang pur j'ai vécu pendant dix longue minutes le sortilège doloris. Je t'assure que je ne vais pas m'amuser de nouveau à m'en prendre à quelqu'un. De plus, il a fait en sorte que Naeva ne me parle plus. J'ai été forcé d'écrie une lettre particulière contre mon grès. Je sais que tu vas me prendre pour un fou. Et notre très chère Directeur aura gagné, mais au moins, j'aurais finit par en faire part à quelqu'un cela fait du bien.



Maintenant, il fallait juste que je prie pour que le Directeur de Poudlard ne soit pas mis au courant de cette conversation , car les conséquences seraient désastreuse tant pour moi, que pour Vlad. Je ne supporterais pas que Gaël Rahl s'en prenne à lui. J'attends silencieusement la réaction de mon ami. J'epère qu'il finira par comprendre mon geste.


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MessageSujet: Re: Pas d'eau pour les braves! [PV - Meredith Crane - Luka Oz]   Mar 11 Sep - 15:51


Pas d'eau pour les braves!









Samedi 6 Octobre, deux jours après la tentative de meurtre de Luka Oz.


Il avait entendu Luka s’asseoir à côté du hamac. Il savait qu’il n’était pas ici juste pour se détendre comme deux amis. Dans la possibilité où leur amitié n’était pas une blague finalement, le russe savait que Luka regrettait ses gestes et qu’il refuserait de perdre son ami sans réagir. Qu’il voudrait lui parler, lui expliquer, lui faire comprendre une chose incompréhensible et inhumaine. Attenter à la vie d’une personne n’est pas excusable, qu’elle qu’en soit les raisons. Face au silence qui s’éternisait, Vlad’ roula des yeux et laissa son bras pendre dans le vide, bouteille de vodka au bout de ses doigts. Il aurait presque eu un sourire en sentant Luka s’approprier la bouteille et la vider d’une traite. Il était prévisible, du moins aux yeux de Vladislav. Ramenant son bras contre lui, pliant une jambe dans le hamac pour n’en laisser qu’une pendre, malgré la présence de Luka, le russe gardait un visage serein, neutre, fixant les paillettes de lumière entre les feuillages, se balançant légèrement en bougeant sa jambe d’avant en arrière.

- Je crois qu'il faut que l'on parle Vlad.


C’est parti ! Vladislav avait vu juste et la vodka déliait enfin la langue de Luka. Il écouta en silence, sans bouger, tout ce que le sixième année voulait bien lui dire. Au final, il vida son sac, lui expliquant tout ce qui s’était passé et qui l’avait amené à agir ainsi envers Kathleen. Le russe l’écouta sans réagir. Il ne montra rien, aucune expressions, continuant de fixer les lumières en se balançant. En vérité, à l’intérieur de lui, il en était tout autre, mais il refusait de le montrer. Il fut heureux d’entendre Luka dire qu’il comprenait pourquoi Vladislav avait agit « contre » lui en apparence. Il refusait que Luka devienne un meurtrier, il n’avait pas eu le choix que de sauver Kathleen, pour son ami. Il ne dit rien de ce qu’il pensait, laissant Luka tout lui dire, et aussi pour continuer à le faire regretter ce qu’il avait fait. Il ne lui en voulait pas spécialement, ne le voyait pas comme un monstre ou un fou comme le serpentard semblait le penser, mais se serait trop facile et trop gentil de sa part que de le rassurer dans l’immédiat.


- Vlad, il y a moyen que tu ramènes une nouvelle bouteille de Vodka ?

Vladislav aurait presque esquissé un sourire. Bien-sûr qu’il le pouvait, c’était un russe, ne le sous estimait pas. Il avait sa planque personnelle d’urgence. Il ne tapait dedans que lorsqu’il n’avait pas le choix, d’où le fait qu’il préférait piquer les bouteilles dans la salle commune. Sauf que ça se méritait, alors il ne bougea pas pour le moment. Surtout que Luka avait repris ses explications.

Vladislav écouta le récit. Il fronça les sourcils en apprenant ce qu’avait fait Kathleen. Plus il en apprenait sur elle, plus il se posait des questions. C’était comme si elle avait de multiples personnalités. Elle était vraiment bizarre. Son acte l’étonnait et en même temps pas vraiment. Elle était cinglée, ça il le savait déjà, mais il avait l’impression qu’elle n’était pas ce qu’elle paraissait être. Elle était trop instable, quelque chose l’avait rendu comme ça ou l’obligeait à agir ainsi. On agissait pas ainsi à son âge sans raison. Peut-être était-elle juste une psychopathe. Il se ferait son propre avis sur le sujet avec le temps. Mais si l’elfe de maison de sa famille exécutait ce genre d’ordre, c’est qu’il y avait un soucis au cœur même de la famille. Vladislav était sûr que le problème venait de là, que c’était ce qui avait rendu la préfète aussi cinglée. Cinglée mais intelligente. Elle savait comment se protéger. Mais Vladislav se demandait comment elle avait bien pu tromper le directeur. Il ne semblait pas être un esprit faible. Et au vu de la punition qu’il avait fait subir à Luka, il se demandait s’il n’y avait pas un lien entre le directeur et Kathleen. Vladislav se rendait compte à quel point son instinct l’avait alerté à la bibliothèque. Cette fille était plus que dangereuse, il allait devoir faire très attention avec elle. Et en même temps il voulait se donner le défi secondaire de percer sa vraie personnalité, découvrir son vrai visage. Visiblement, elle bénéficiait de la protection du directeur. Lui qui appréciait l’homme au premier coup d’œil commençait à douter. Ce n’était pas digne d’un directeur d’agir ainsi. Même à Durmstrang, on ne punissait pas ainsi, surtout pour si peu. Quelque chose n’allait pas. Quelque chose disait à Vlad de ne pas approcher de cet homme. Il se demandait qu’elles étaient ses réelles intentions. Il était trop louche ce type. Évidemment, Vladislav ne pensa pas un instant à douter de la parole de Luka. Il en fallait bien un dans cette histoire. Mais il comprenait qu’il ne puisse en parler. Qui le croirait ? Gaël était trop intelligent pour se faire avoir aussi facilement. Tout comme Kathleen, il prenait ses précautions. Preuve est qu’il avait réussi avec Luka.


Vladislav était triste et en colère d’entendre tout ça, d’imaginer tout ce que Luka avait subit. Le russe ne supportait pas l’injustice. D’où son comportement à ne prendre que son propre parti. Il se sentait inutile pour Luka. Que pouvait-il fasse à un tel homme que Gaël Rhal ? Mais surtout, il en voulait à Luka de ne lui avoir rien dit. Il aurait put l’aider, pas le protéger de l’homme, du moins physiquement, mais mentalement d’être un soutien. De l’empêcher de jouer au jeu de cet homme, de céder à la folie. Il aurait put protéger son âme. Lorsque Luka termina son récit, Vladislav resta immobile, réfléchissant à ce qui venait de se dire. Il ne montrait toujours rien de ce qu’il ressentait jusqu’à froncer les sourcils. Il gigota pour remonter dans le hamac en essayant de ne pas trop déranger Noct’, posant une main protectrice sur son ami. Il finit à coup de tête par faire passer cette dernière au dessus du hamac, regardant froidement son ami.

«  Pourquoi tu me dis ça maintenant ? »

Sa voix était aussi glacial que son regard, accentué par la couleur claire de ses yeux. Il ne laissa pas le temps à Luka de répondre, ce dernier devait se demander quoi.

«  Pourquoi tu n’es pas venu me voir avant ? »

Sa voix était devenu agressive. Il était visiblement en colère contre son ami. Il ne le rassura pas. Ses deux questions étaient suffisantes pour montrer à Luka que Vlad’ le croyait et ne le prenait pas pour un fou. Sinon il l’aurait juste traité de cinglé avant de partir en l’invitant à aller se soigner. Mais bien qu’il « comprenait » son ami, bien qu’il n’adhérait pas à ses choix, il n’était pas un tendre. Luka était assez âgé pour se défendre et faire ses choix, aussi dur soit le contexte. Vladislav avait grandi dans le froid glacial de la Russie avec une mère cinglée, son cœur en était tout autant dur. La pitié ? Il savait ce que c’était, mais ça ne l’adoucissait pas pour autant, c’était pas comme ça que l’on réglait les choses, en plaignant la victime. Lui préférait secouer les choses que de rester pacifique. C’était pas son truc de juste faire des câlins avec des gentilles paroles pour rassurer. Il avait de la peine d’entendre tout ça, mais ça n’excusait pas tout. Luka avait la chance d’avoir un ami avec un tel mental. Il savait comment pensait Vladislav. Il aurait dû venir le voir. Il aurait pu être son phare.


« Bon sang merde quoi ! C’est quoi ton problème ?! Tu ne pouvais pas venir me voir ? Je croyais que nous étions amis toi et moi. Certes je ne suis qu’un ado de quinze ans, je ne peux rien fasse à un tel homme, mais j’aurai pu te soutenir, protéger ton esprit des folies de ce monstre ! T’empêcher d’agir ainsi et de faire à nouveau face à lui ! »


Son ami était visiblement très en colère contre lui. Et pas pour les raisons que Luka pensait. Il était en colère uniquement parce qu’il n’était pas venu lui demander de l’aide ou au moins lui en parler. Il était juste inutile pour Luka. Il n’en dit plus, ne se voyant pas étaler tout le reste. Il se réinstalla brutalement dans son hamac. Sentant Noct’ bouger, il se calma soudainement, telle une douche froide. Il glissa une main sous le pull pour caresser la chauve souris, s’excusant et le rassurant par ce geste. Puis, il sortit sa baguette et d’un accio informulé, fit venir à lui une bouteille de vodka. Celle-ci sortit du lac. En bon russe qu’il était, lorsqu’il avait aménagé ce coin, Il était aussi question de se faire une petite planque digne de ce nom. Il avait planqué une caisse dans l’eau, dans une petite crevasse sur la berge, camouflé par des grandes herbes tombantes, des racines et des branches typiques des berges. L’eau n’étant pas assez profonde, les créatures aquatiques ne pouvaient l’atteindre, comme ci ça les intéressaient de toute façon. De plus, il avait jeté des sorts de camouflage pour la rendre invisible et indétectable. Basique, mais si on ignore son existence, on ne pouvait la trouver. Surtout vu le coin paumé, fallait vraiment le savoir. Vlad ouvrit la bouteille et en but une gorgée, mais ne la passe pas à Luka. Fallait la mériter celle là. Il commençait à se rendre compte que l’alcool commençait à faire effet légèrement, chauffant ses joues. Il était peut-être russe, mais il était humain. Vu tout ce qu’il avait déjà bu, ce n’était pas étonnant qu’il commence à en ressentir les effets. Mais il bénéficiait d’un très bon contrôle pour sa part, du moins s’il le voulait. Il pouvait aussi choisir de se laisser aller.


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MessageSujet: Re: Pas d'eau pour les braves! [PV - Meredith Crane - Luka Oz]   Ven 14 Sep - 11:27





Pas d'eau pour les braves !  -PV Vlad et Meredith -




Je viens de me livrer à cœur ouvert à mon ami, je ne comprends pas son attitude vis-à-vis de moi.  Il croit quoi ?  Que c’est facile, de débarquer et dire : «  hey écoute, je suis tellement faible que je me fais torturer par la moindre personne qui me croise, et toi comment vas-tu ? ». Sérieusement Vlad, je sais que tu es loin d’être con, mais là je ne comprends pas. Je ne comprends pas à quoi tu joues, l’origine de tes reproches. Je ne suis pas venue te parler ok, mais il faudrait peut-être que tu comprennes que ce n’est pas le plus simple de parler de ces choses-là. Et puis, tu ne sais pas toutes les menaces qu’il m’a proféré pour ne pas que je parle. Tu ne te rends pas compte des risques que je prends en le livrant à toi en cette journée. Mais je ne peux pas t’en vouloir. Et puis merde ! Donne moi cette putain de vodka ! Il n’y a pas que toi qui a le droit de picoler aujourd’hui. Je me lève et sans rien demander je récupéré la bouteille dans les mains de mon ami. Je bois quatre longues gorgées avant de la lui rendre et de reprendre ma place assis par terre à côté du hamac.
 

J’ai envie de répliquer aux propos de Vlad, mais j’en suis incapable. Je me sens comme un être stupide et faible.  Je perds  mon regard de nouveau dans la profondeur du paysage. Je suis incapable de me justifier, de prendre la parole pour expliquer mon attitude ou quoi que ce soit d’autre. Ce n’est pas facile d’expliquer la sensation que l’on ressent lorsqu’on se fait humilier de la sorte et puis je ne sais pas parler. Je ne sais pas exprimer ce que je ressens. Je n’ai jamais su le faire, on ne me l’a jamais appris. Au contraire, on m’a toujours dit de ravaler mes larmes, et d’être une personne fière. Les seuls mots que j’arrive finalement à prononcer sont les suivants :

 
- Je suis désolé mon ami
 

Désolé de n’avoir rien fait, désolé d’avoir était assez con pour te mettre en danger, désolé de te mettre en danger à partir de ce jour. Car j’ai une nouvelle fois agit de manière égoïste, je n’ai pensé que moi quitte à te mettre dans la merde ou à passer pour un fou juste pour mon propre bonheur. Et puis merde, en fait j’aurais rien dû dire. Cela a été une énorme connerie. Je n’ai jamais rien dit par rapport  à mon vécus jusqu’à présent alors pourquoi je commence. Je n’ai jamais eu besoin d’aide j’ai toujours tout encaissé alors pourquoi aujourd’hui serait différent d’hier ? Il n’y a aucune raison pour cela. Je suis juste un con ! Et je reste la inerte, à fixer un putain de paysage pour rien ! Mais merde à la fin ! J’aurais jamais rien dû dire ! Alors pourquoi je reprends la parole ?
 

- Je peux comprendre que tu sois en colère, mais ce n’est pas si évidant de parler ! Je te mets en danger en le faisant. Ce n’est pas qu’une question de douleur physique ou mentale. Sur une simple missive, je peux me retrouver à Askaban ! Il a de quoi m’envoyer dans cet endroit pour le reste de mes jours. Et Kathleen Sherwood aussi je suppose. Le directeur est un légilimens, il saura forcément que je t’ai parlé de tout. Je vais surement en payer les conséquences mais qu’importe. J’ai l’habitude de la douleur. Tu ne le sais peut être pas, mais il n’est pas si facile de m’atteindre psychologiquement. J’ai été surpris de vivre autant de violence ici également. Mais comment dire j’ai plus que l’habitude, je suis le défouloir de mon oncle depuis mon jeune age.
 

Voilà pourquoi je ne laisse jamais personne me voir tors nue. Cela éveillerait beaucoup trop les curiosités. Et je n’ai absolument pas envie de répondre  aux questions d’inconnu. Après de mon ami, il pourrait me poser toutes les questions qu’il souhaite je lui répondrais avec sincérité. Mais en effet, pour la première fois de ma vie j’ai réellement peur, pas de la douleur, pas des coups, pas des attaques psychologique ou autres torture en tout genre. Non aujourd’hui, j’ai peur pour mes amis, car oui je crois que je peux dire pour la première fois également que j’ai des amis. Ce n’est pas facile pour moi de le reconnaitre, mais j’ai des amis, et il faut que je l’accepte. Il faut que j’apprenne à faire avec. Je ne sais pas comment on fait.
 

- Ce n’est pas que je n’ai pas confiance en toi Vlad, mais.. C’est pas forcément évident à dire. Mais malgré une certaine popularité, je ne sais pas ce que c’est avoir des amis, je ne sais pas comment on doit faire se comporté. Je ne sais pas comment il est possible d’avoir confiance en une personne. Cela me terrorise. Et en même temps, on ne m’a jamais permis d’avoir des amis. Et aujourd’hui, c’est une nouvelle fois le cas. La preuve, le fait de te parler à cœur ouvert te met en danger. Je suis sensé resté seul. C’est peut-être la meilleur des choses. Comme cela je ne ferais souffrir personne et je ne souffrirais pas non plus. C’est peut être égoïste de ma part et tu aurais surement raison. Mais je ne sais pas , je ne sais pas comment on fait avec les gens, avec les amis. Je suis désolé
 



J’ai l’impression de ne jamais avoir été aussi sincère avec une personne. Cela me fait du bien, mais j’ai une peur étouffante grandissante dans mon cœur et dans mon âme.


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MessageSujet: Re: Pas d'eau pour les braves! [PV - Meredith Crane - Luka Oz]   Sam 15 Sep - 0:18


Pas d'eau pour les braves!








Samedi 6 Octobre, deux jours après la tentative de meurtre de Luka Oz.


Vladislav continuait de se balancer dans son hamac, le regard toujours fixé vers les feuillages. Il écoutait son ami avec un visage si paisible. En réalité, en écoutant Luka, il comprenait pourquoi il ne lui avait rien dit, mais en même temps des souvenirs revenaient en lui, d’où ce regard lointain. Il comprenait qu’ils avaient deux points de vue différents de ce qu’était l’amitié. Luka le protégeait, le pensant trop faible pour survivre à Gaël Rahl ou bien même à Kathleen. Lui savait le bénéfice de ne pas être seul face aux épreuves et qu’un ami servait justement à passer les obstacles. La vérité, c’est que Luka avait peur. Pas uniquement pour ses amis, mais aussi sur son sort. Et justement, il l’aurait empêché de faire ces bêtises s’il lui en avait parlé. Il aurait empêché Gaël d’avoir une nouvelle arme de pression sur Luka. Il ne le plaindrait pas. Oui, il comprenait que Luka se soit sentit débordé et qu’il ai cédé à la panique de ce qu’on pourrait lui faire, mais il avait choisi d’agresser sciemment Kathleen dans un couloir bondé, qu’attendait-il en retour ? Des fleurs ? Évidemment qu’il risquait la prison, il devrait même y être. Il aurait préféré qu’il y soit. Puisqu’il avait fait le mauvais choix, qu’il l’assume plutôt que de laisser cet homme avoir une emprise sur lui. Il avait était stupide d’agir ainsi, évidemment que le directeur allait lui retomber dessus. Finalement, il se demandait si son ami n’était pas masochiste. Il y avait des méthodes de vengeance bien plus discrète qu’une attaque en publique ! A croire qu’il l’avait cherché. Si ce n’était pas pour finir à Azkaban, pourquoi avoir agit ainsi ? C’était purement et simplement stupide et illogique ! Lorsque l’on a peur d’un homme, lorsque l’on avait peur de souffrir, on se fait discret normalement non ? On se fait oublier. Non, Vlad’ ne comprenait pas du tout son acte. C’était purement suicidaire ou auto destructeur. En fait, il avait beau comprendre en un sens ce que disait Luka et pourquoi il avait agit ainsi, comprenant ce qui l’avait motivé, en même temps il ne comprenait pas. Depuis le temps qu’il servait de punching ball… Vladislav préférerait mourir en combattant que vivre dans la souffrance et la peur en courbant le dos. Il avait une fierté de russe après tout. Et quand on étudiait l’histoire anglaise, ça semblait normal d’agir ainsi chez eux. Encore une fois, les différences culturelles étaient bien visibles. Il avait laissé Luka boire dans sa nouvelle bouteille. Après un long silence, il se décida de lui expliquer à son tour sa façon de penser. Cela devenait une habitude entre eux de se partager les points de vue pour mieux appréhender le monde. Sa voix était lointaine, perdu dans les souvenirs, se balançant lentement, une main presque maternelle caressant Noct ‘ sous le pull noir.

« Tu sais, … bien que Durmstrang ne soit pas divisé en quatre maison comme à Poudlard, nous avons nos… clans. Des clans stupides mais bien réelles, les conséquences avec. Les professeurs ne font rien pour les dissoudre, trouvant que c’était bon pour forger l’esprit. En gros marche ou crève, c’est clairement la loi du plus fort. Si tu ne l’est pas, alors tu n’es bon qu’à mourir ou à servir. »

Vladislav se dit que Luka devait être perdu. Il ne devait pas bien comprendre de quoi il voulait parler. Il but une gorgée et laissa la bouteille pendre pour que Luka y ait accès. Puis il reprit ses explications.

«  Des sortes de groupes d’affiliations, que ce soit d’un statut social, ou par type de personne…. Pour t’expliquer, il y a par exemple le groupe des sportifs. Des tas de muscles qui n’ont pas vraiment la cervelle qui va avec. De par leur manque de jugeote, quand ils ne savent pas répondre, ils s’énervent très vite et usent facilement de leurs poings. Ils n’aiment pas le manque de respect. Il faudrait s’allonger devant eux et les laisser nous marcher dessus pour qu’ils ne salissent pas leur pompes. Et que tu sois d’une bonne famille comme moi ne change rien. De par mon côté asocial, loup solitaire, ils ne m’ont jamais piffré. Ça m’allait parfaitement, ils m’écœuraient. Bien que sportif, je bénéficie d’un cerveau moi et je n’adhère pas à ce comportement de soumission. Je n’appartenais pas vraiment à un groupe mais je me retrouvais souvent à aider les plus faibles, quitte à me prendre des coups. Va savoir pourquoi, ça m’énervait de voir ça sans agir. »

Ce qui expliquait son intervention la dernière fois avec Kathleen.

«  Leurs victimes préférées, les intellos bien-sûr, et les faibles, ceux trop timides pour garder la tête levée. Ils les frappaient et les menaçaient s’ils ne bossaient pas pour eux. Comme ça moins de temps à travailler les devoirs, plus de temps à faire mumuse au stade ou à la salle de sport. A force, un groupe s’est naturellement formé pour se soutenir contre ces mecs aux avantages nombreux car ils étaient la fierté de l’école du point de vue Quidditch. Ces élèves « faibles » ont appris que seul, ils restaient une proie facile. Ensemble, c’était plus difficile de s’attaquer à une meute. Même s’ils prenaient des coups, moi avec même si je ne passais pas spécialement de temps avec eux, la leçon en restait qu’ensemble, c’était plus supportable. On se soignait, on se soutenait. Aucun n’étaient mes amis, mais on avait un but commun : se battre contre l’injustice. Et puis c’était très riche comme leçon de vie finalement, alors je les laissais me soigner et ils me laissaient les défendre de temps en temps sans trop m‘en demander. Ils savaient que je pouvais les envoyer bouler pour leur apprendre aussi à se défendre seul entre eux. Après tout ils ne pouvaient pas toujours trouver de l’aide, ils devaient apprendre à s’unir et à se battre ensemble. J’ai bien fait puisque aujourd’hui, ils sont seul face à eux. Dommage, j’aimais bien chercher ces tas de muscle, c’était très drôle de les voir rougir à chercher comment répliquer et ça en valait les quelques coups.  »

Il allait trop loin dans les souvenirs là, revenons à l’histoire principale. Il gigota pour pouvoir fixer Luka, se penchant sur son hamac en soutenant Noct’ pour qu’il ne tombe pas de son torse penché dans le vide.

« J’en ai rien à foutre que tu me cause des ennuis car tu es mon ami et je pense sincèrement que tu en vaux la peine. Tu ne mérite pas de vivre tout ça, mais seul, tu n’y arriveras pas. J’ai grandi dans un monde où seul, tu meurs, à plusieurs, tu survis. Quelque soit le prix, c’est mieux de se battre que de se soumettre, et à plusieurs, on a bien plus la force et le courage de rester debout. Sans ma grand-mère, je serais mort dès mes premiers jours. Sans ces gamins qui se sont unis pour être moins faible, je serai défiguré et méconnaissable. Regarde cette belle gueule, ça aurait été dommage non ? »

Petite touche d’humour, mais il espérait faire comprendre à Luka où il voulait en venir.

«  Luka, une guerre ne se gagne pas seul. La liberté ne se gagne pas sans sacrifice. Mais c’est un choix que nous faisons. Quitte à souffrir, autant que ce soit de notre propre volonté de vouloir vivre libre. Nous avons tous le choix. Se cacher, se battre, laisser les autres faire. Lorsque tu choisis de te battre, que se soit pour toi ou pour les autres, tu sais dans quoi tu t’embarques. La vie n’est pas simple, quel que soit le choix que l’on fait. Alors laisse moi choisir. Ne décide pas pour moi. C’est très louable de ta part, mais c’est à moi de choisir ce que je veux faire, et je veux te soutenir, te protéger au mieux, t’empêcher de donner de nouvelles armes à ceux qui te veulent du mal. C’est mon choix, et uniquement le mien, pas le tiens. »

Il récupéra la bouteille et bu à nouveau plusieurs gorgées. L’alcool rendait difficile la discussion. Trouver ses mots devenaient compliqué. Il espérait que Luka avait compris ce qu’il essayait de lui expliquer, sa vision des choses. Il se réinstalla dans le hamac, recommençant son balancement d’une jambe, l’autre replié dans le tissu suspendu.

 


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MessageSujet: Re: Pas d'eau pour les braves! [PV - Meredith Crane - Luka Oz]   Mer 3 Oct - 17:56
Meredith parcourait les couloirs depuis des minutes entières pour essayer de se débarrasser de cette voix. Cette voix qui était insupportable. Cette voix qui disait n’importe quoi. Mais malheureusement, cette voix qui la suivait partout depuis maintenant au moins deux bonnes heures. Elle n’en pouvait plus, elle ne pouvait même pas répondre, on l’aurait prise pour une folle. Mais en même temps elle en avait marre d’écouter ce discours sans queue ni tête dans lequel elle ne comprenait des fois qu’un mot sur deux.

Elle finit par arriver devant la porte d’entrée, qui lui apparut soudain comme une sorte de salut. Après cette porte, il y avait le parc. Et le parc, c’était la tranquillité, le calme, le silence. Ce que sa mère aurait appelé une « bulle d’auto considération », c’est-à-dire un endroit où tout est tellement silencieux qu’on n’a rien d’autre à faire que se remettre en question et s’interroger sur le sens profond de la vie.

Ah le parc, les oiseaux qui chantent… Et la voix, encore et toujours là… La pauvre Serdaigle commençait à en avoir l’esprit embrumé. L’impression que la voix résonnait en écho dans son crâne était, de plus, fort désagréable, et même un peu éprouvante. Elle n’avait qu’une envie, se coucher dans l’herbe qu’elle espérait un peu fraîche et dormir en espérant que ça passe.

Mais voilà, Meredith Crane ne pouvait pas se coucher dans l’herbe, car cela l’aurait fait passer pour faible. Elle essaya de se demander ce que ferait son père, le grand Ichabod Crane, à ce moment-là. Et la réponse fut simple, rien. Son père n’aurait rien fait, sinon demander conseil à sa mère. Ou alors il aurait simplement attendu que ça passe. Et c’est ce que Meredith allait faire, attendre que ça passe… Mais tout en espérant que ça passerait vite, car sinon la petite Serdaigle dont peu de personnes avait entendu la voix en 6 ans allait être bien plus bavarde que d’habitude.

Pensant soudain que retourner dans le château serait finalement une bonne solution, elle se retourna brusquement. A cet instant la voix se tut, mais ce ne fut que de courte durée. Elle reprit, inlassablement, son blablatage inutile et exaspérant. Tant et si bien qu’à un moment, Meredith se dit que peut-être que si elle répondait, cela arrêterait le flot ininterrompu de vomi verbal.

Oui. Sûrement.

Mauvaise idée, l’une des plus mauvaises idées qu’elle ait eu dans sa vie, et Dieu sait qu’elle en avait eu beaucoup. Mais là, c’était quand même le pompon. Elle continua d’avancer, espérant, de manière totalement absurde, distancer cette voix…. Ou du moins l’atténuer. Mais rien ne fonctionnait, et elle se rendit vite compte qu’elle avait atterri dans un lieu qu’elle ne connaissait pas.

Alors qu’elle s’avançait, elle vit une espèce de mini-clairière cachée dans la lisière de la forêt qui longeait la rive du lac, et d’où sortaient…. Des voix…. Bordel encore des voix. Mais des voix masculines. En s’avançant de quelques pas en plus, elle se rendit compte qu’elle connaissait l’une d’elles. C’était la voix du gars qui avait frappé Kathleen Sherwood, et devant qui Meredith s’était légèrement ridiculisée. L’autre voix lui sembla familière aussi bien que plus vaguement, peut-être quelqu’un qui avait pris part au conflit, elle n’en était pas sûre.

Face à la situation, à savoir deux garçons dans un petit bosquet ma foi bien trop près d’elle, Meredith n’avait pas d’autre choix. Elle revint promptement vers la voix. Enfin du moins vers sa propriétaire, derrière laquelle elle se cacha. Elle regarda sa camarade, l’air totalement paniquée.

Hey… Y a des garçons là-dedans !

Drôle de façon de parler pour Meredith Crane, mais il faut dire que l’alcool qu’elle avait consommé en compagnie de l’autre élève en début d’après-midi n’avait pas du tout aidé. Autre élève qu’elle regardait d’ailleurs avec des yeux suppliant, espérant que celle-ci lui dirait de faire demi-tour. Malheureusement, elle savait que Kathleen Sherwood ne voudrait pas faire demi-tour, alors elle ferma les yeux fortement, attendant que le couperet fatidique tombe.



Dernière édition par Meredith Crane le Lun 22 Oct - 11:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pas d'eau pour les braves! [PV - Meredith Crane - Luka Oz]   Mer 3 Oct - 17:57
"Pas d'eau pour les braves."



Samedi 6 Octobre

Toute sa matinée du samedi, Kathleen l’avait passée à rattraper les cours qu’elle avait loupés la veille. Elle était encore fortement affaiblie par le périple qu’elle avait vécu. Ce n’était pas tous les jours que l’on frôlait la mort de si près ! Alors que l’après-midi battait son plein, elle était dans son dortoir, à ranger ses bouquins. Bien qu’elle n’ait pris que peu de pauses durant son travail acharné, elle n’avait pas réussi à rattraper tous les cours qu’elle se devait de refaire de manière autonome. Tant pis. Elle s’en occuperait dimanche, en plus des devoirs à rendre pour le lundi. Malgré sa fatigue, elle ne voulait pas aller faire une sieste réparatrice. Elle voulait oublier. Elle voulait oublier sa fatigue, ses maux, voire même ce qu’elle avait vécu deux jours seulement plus tôt. Et quoi de mieux, pour oublier, qu’un breuvage qu’aucune potion ne pouvait égaler : l’alcool ?

S’il y avait bien une chose dont Kathleen s’était souvenue, au cours de son été, c’était que les valises des élèves n’étaient jamais contrôlées. A vrai dire, ce qu’ils possédaient n’était jamais fouillé, si bien qu’il était fort simple de faire pénétrer au sein du collège des breuvages qui n’auraient pas dû passer l’enceinte du château. Le vrai défi n’était donc pas dans le fait de posséder une bouteille d’alcool, mais dans le fait de la boire. Il était très complexe, pour ne pas dire impossible, de trouver un endroit assez loin de tout pour boire en paix. Cependant, en tant que Préfète, la rousse savait parfaitement quels étaient les endroits où les rondes ne se faisaient pas... Typiquement, les alentours du lac n’étaient pas quadrillés dans leur totalité par les sorciers portant des insignes sur leur cape.

La demoiselle avait beaucoup changé, au cours de ses vacances d’été, et c’était pour cette raison-là qu’elle ne se comportait pas comme une Préfète digne de ce nom aurait dû le faire... Elle ne sanctionnait pas par un retrait de points les gens de sa maison lorsque ceux-ci enfreignaient le règlement (parce que gagner la coupe était bien plus important), elle se permettait elle-même de ne pas respecter quelques règles et, finalement, elle favorisait très clairement les Serpentards au détriment des autres maisons. La Kathleen qu’elle était durant ses quatre premières années n’aurait jamais agi de cette manière, mais, comme je vous l’ai dit, les dernières vacances d’été l’ont transformée. Elle avait d’ailleurs pensé, lorsqu’elle avait préparé sa malle la veille de son départ à Poudlard, à y glisser quelques bouteilles et flasques, juste au cas où.

Au vu de ce qu’elle avait enduré, il lui était nécessaire de se purger, d’une manière ou d’une autre. Quoi de mieux que l’alcool pour l’aider à oublier ce qu’elle avait vécu ? Rien, sans doute. C’est donc après avoir rangé ses bouquins dans l’armoire de son dortoir qu’elle s’assura qu’elle était seule dans la pièce. Après avoir verrouillé la porte d’un informulé, elle ouvrit sa malle qui semblait être vide, retira le faux fond, et s’empara de deux bouteilles : l’une de vin, l’autre de rhum. Fourrant l’alcool dans son sac, elle remit le fond de sa malle, referma cette dernière et s’en alla, ignorant dans le couloir deux élèves de première année qui lui demandaient si elle pouvait leur indiquer le chemin à prendre pour aller à la bibliothèque.

Tout en traversant le Château, elle se rendit compte qu’elle ne voulait pas vraiment être seule. Malheureusement pour la rousse : elle n’avait pas d’amis vers qui se tourner. Certes, plusieurs élèves étaient intervenus lorsque Luka Oz s’en était pris à elle, mais ils n’avaient pas tous pour seul but de la sauver. A vrai dire, ils avaient tous des motivations bien différentes de celle-ci. Naeva l’avait fait par devoir, Thanaël par envie d’être le seul à s’en prendre physiquement à Kathleen, Monsieur Ostel parce que son titre de Professeur l’y obligeait presque, et Vladislav parce que... Parce que... Pourquoi était-il intervenu, lui ? La demoiselle l’ignorait. Pensant un instant à trouver sa cousine pour l’inviter à la suivre, elle changea d’avis, se disant que la jaune et noire n’accepterait pas de voir sa cousine noyer sa douleur dans l’alcool.

Alors qu’elle descendait les marches de marbre menant au hall, elle vit un peu plus loin devant elle une Serdaigle qu’elle connaissait déjà : Meredith Crane. Pourquoi ne pas l’inviter elle ? Après tout, la Préfète ne savait que peu de chose au sujet de cette élève, alors autant en profiter pour faire plus ample connaissance ! D’ailleurs, la bleu et bronze n’ayant pas pu répondre favorablement à la proposition qu’elle lui avait faite pour la dédommager du temps qu’elle passait avec elle à lui donner des cours privés de métamorphose, décrétant qu’elle n’avait pas gardé ses notes de l’année précédente, Kathleen pourrait la faire venir en lui rappelant qu’elle lui devait quelque chose. Elle la rattrapa donc, lui saisit le bras et lui dit :

« Suis-moi sans poser de questions, et tu ne me devras plus rien pour le coup d’main que je te file en métamorphose. » La relâchant, elle la dépassa, dévalant les quelques marches qui restaient avant de lancer par dessus son épaule : « Alors, tu viens ? »

Bien sûr qu’elle venait ; après tout, elle n’avait pas vraiment le choix si elle voulait continuer à progresser en métamorphose. Pendant une dizaine de minutes environ, les deux filles s’éloignaient du Château en se promenant au bord du lac. Kathleen parlait encore et encore, tentant de faire passer ses maux en insultant le responsable : Luka Oz. Elle l’insultait sans confier les faits à Meredith. Sa rancoeur se dirigea ensuite vers certains Professeurs de Poudlard qui n’avaient pas été très compréhensifs face à son état de santé. Une fois qu’elle s’était assurée qu’elle et la Serdaigle étaient assez loin de tout pour se mettre à boire, elle sortit la bouteille de vin et l’entama, buvant directement au goulot. Elle n’invita pas réellement sa camarade à la joindre, car elle ne lui en laissait pas le choix, glissant entre ses mains et l’incitant à boire.

Alors qu’il restait encore un tiers du vin, la Serpentard extirpa de son sac la bouteille de rhum, passant ainsi à l’alcool fort avant sa camarade. Les deux filles continuèrent à marcher et, Kathleen, à parler. Meredith avait intérêt à finir rapidement cette bouteille de vin pour se joindre à la rousse. Les deux alcools, ayant été subtilisés dans le bar de William, étaient de très bonne qualité. Le genre de breuvage qui offrait tous les plaisir de l’ivresse avec un minimum des inconvénients qui faisaient leur apparition le lendemain. Continuant à parler encore et encore, la rousse vit au loin quelque chose sortir du lac et se diriger vers la lisière de la forêt. L’objet était bien trop gros pour qu’il s’agisse d’une libellule ou d’un quelconque autre insecte et s’était déplacé bizarrement, comme s’il avait été attiré par un sortilège.

Se taisant, la rousse invita Meredith à la suivre en direction de la forêt. Elle la fit passer devant, au cas où il s’agissait d’une créature magique féroce qui désirait s’en prendre aux deux élèves. La Serdaigle semblait succomber gentiment mais sûrement aux effets de l’alcool, car elle ne semblait pas outre mesure étonnée par le mutisme dans lequel Kathleen s’était terrée. Elles avancèrent ainsi jusqu’à se retrouver face à deux Serpentards : Luka Oz et Vladislav Wolkoff. La Serdaigle s’adressa pour la première fois à la Préfète. Elle parlait étrangement, comme une enfant. La rousse ne put que sourire face au spectacle. Apportant le goulot de sa bouteille de rhum entre ses lèvres, elle but une grande gorgée avant de prendre la parole, s’adressant à Luka :

« Bon... Je d’mande une trêve. Juste pour aujourd’hui. Juste pour quelques heures. On oublie tout, on s’bourre la gueule, pis dès demain on s’ignore jusqu’à c'qu’on se souvienne pourquoi on se hait. Et en guise de bonne foi, Dieu Oz le tout puissant, j'vous offre... Ditch !» De sa main libre, la sorcière ivre s’était emparée du poignet de Meredith et l'avait forcée à avancer après n'avoir pas réussi à prononcer son nom à cause de son taux d'alcoolémie. La Serdaigle tituba un peu en marchant. Lui ordonnant dans un murmure de s’asseoir à côté de Luka, Kathleen laissa sa camarade s’installer à ses pieds avant d’aller elle-même se placer non loin du nouveau. « Salut Vladislav. Vous parliez de quoi ? » lâcha-t-elle comme si elle venait de rejoindre un groupe d’amis et qu’elle se renseignait simplement sur le sujet de discussion. Attendant la réponse à sa question, elle but une gorgée de son rhum, fixant son camarade de ses yeux aux pupilles dilatées. Elle ne semblait pas être outre mesure effrayée par la présence du Serpentard qui avait tenté de la tuer quelques jours seulement auparavant.


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Pas d'eau pour les braves! [PV - Meredith Crane - Luka Oz]

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