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 Une petite discussion s'impose... [PV Gaël Rahl]

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MessageSujet: Une petite discussion s'impose... [PV Gaël Rahl]   Mar 11 Sep - 18:56
"Une petite discussion s'impose..."



[Vendredi 5 octobre, 16h00 environ]

Il était bien gentil, le Directeur, mais il n’avait sans doute pas réalisé quel était réellement l’état de santé dans lequel se trouvait Kathleen. Dans sa lettre, il avait écrit qu’elle devait aller le voir dans son bureau à la fin du dernier cours, mais se rendait-il compte que la rousse n’avait pas pu assister audit cours ? Savait-il qu’elle avait frôlé la mort ? Peut-être pas. Sans doute pensait-il qu’elle n’avait eu que des blessures superficielles et avait pu, tout comme ses camarades, quitter l’infirmerie le lendemain matin pour se rendre à ses cours du vendredi... Quoiqu’il en soit, elle avait été gardée en observation toute la journée.

Sa côte avait été réparée, mais elle restait douloureuse. Elle avait refusé catégoriquement que l’infirmière fasse disparaître les hématomes qui décoraient sa gorge, affirmant qu’elle voulait qu’ils s’en aillent d’eux-même et qu’ils serviraient ainsi à rappeler à tous et toutes ce que Luka Oz lui avait infligé. Il en était de même pour les immenses cicatrices qui décoraient l’intérieur de ses cuisses ; elles, contrairement à ce qu’elle avait sur son cou, elles n’allaient jamais disparaître avec le temps. Ça permettrait à son futur mari de se rappeler, à chaque fois qu’il la prendrait, qu’il avait presque tué sa propre fiancée.

Encore assez faible sur ses jambes et fatiguée bien qu’elle soit restée allongée toute la journée à passer de l’état réveillé au sommeil profond tandis que les heures avançaient, Kathleen avait tenu à quitter l’infirmerie, présentant à la sorcière vêtue de blanc la lettre écrite de la main du Directeur en guise de justification pour s’échapper de l’endroit où elle était retenue contre sa volonté. Elle, elle voulait faire passer sa douleur autrement qu’à l’aide de potions ou de sortilèges. Traversant les couloirs vêtues de vêtements propres, elle croisa sur son chemin les quelques élèves qui sortaient du cours d’études des runes anciennes.

Pendant tout son trajet, la Préfète des Serpentards fut suivie par des chuchotements incessants. Elle avait senti plus d’une fois des regards peser sur elle. Kathleen avait l’impression d’être une bête de foire, mais elle s’en fichait. Que les autres parlent : qu’ils mentionnent encore et encore ce à quoi elle avait survécu... Ça ne pouvait que lui être bénéfique : maintenant, tout le monde saurait qu’il n’est pas aussi simple qu’on le croit de se débarrasser de la rousse. Tous les élèves finiraient pas savoir qu’un jour seulement après avoir frôlé la mort, la Préfète se tenait droite sur ses jambes et la tête haute.

Avec toutes ces histoires, elle avait raté à nouveau une journée complète de cours... Comme si celles qu’elle avait ratées la semaine précédente ne lui avaient pas suffies ! Elle espérait simplement que l’entrevue avec le Directeur ne durerait pas trop longtemps, pour qu’elle puisse ainsi rejoindre sa Salle Commune et y travailler les cours qu’elle avait ratés. Réajustant sa jupe en arrivant devant la porte du bureau directorial, elle prit une profonde inspiration tout en se redressant et toqua finalement trois coups contre le panneau de bois.


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MessageSujet: Re: Une petite discussion s'impose... [PV Gaël Rahl]   Mer 12 Sep - 10:08
Une petite discussion s'impose...


La fin de l’après-midi venait de sonner lorsque Gaël, le nouveau directeur de Poudlard depuis maintenant deux mois avait pris ses fonctions. Il était arrivé relativement en avance pour éviter d’être en retard pour l’entrevue avec la jeune fille de la famille Sherwood. Depuis son arrivée, il avait bien eu à faire avec des élèves perturbateurs. Les consignes, et le respect des règles n’étaient plus les même par rapport à son époque, et il le regrettait amèrement. Mais avec l’ensemble des nouvelles législations, il était compliqué d’appliquer la même sévérité qu’à l’époque. La sonnerie ne devrait plus tarder à sonner.
Le directeur fit les cents pas en attendant l’heure de son rendez-vous. Que souhaitait il de cet entrevu. Il devait lui faire part d’un certain nombre d’information mais également de consigne. De plus, il savait qu’il devait affirmer toujours un peu plus qui il est pour être respecté. Mais aujourd’hui, il était plutôt de bonne humeur. Espérant que cela aller rester ainsi. Il finit par entendre trois coups à la porte. S’asseyant sur le bord de son bureau ; il ouvrit la porte en un geste, afin de laisser apparaitre la jeune serpentard. Du ne voix assez neutre, il lui dit :
 
- Mademoiselle Sherwood, je vous attendais, veuillez-vous asseoir s’il vous plait.

Il ne bougea pas de sa place en attendant que la jeune fille se positionne. Il garde ainsi sa supériorité par sa taille. Il dévisage la jeune préfète pendant quelques secondes avant de finir par reprendre la direction de son siège. S’asseyant confortablement, Il se laissa à une posture quelque plus détendu mais toujours dans la position d’un directeur. Il continue de la dévisager ainsi pendant encore quelques secondes. Croisant ses jambes, il fit mine de réfléchir. Il devait se poser les bonnes questions. D’un geste, il fit déposer un paquet en face de la jeune fille.
 
- Je crois que vous avez oublié cela lors de votre dernière visite. Soyez plus prudente et attentive la prochaine fois jeune fille.
 
Comme à son habitude, Gaël avait une voix neutre. Aucun ton, aucune expression. Rien. Il se rémora l’ensemble des événements passé lors de ces deux mois. Il devait trouver les mots justes. Il avait montré un certain trait de caractère vis-à-vis de certain élèves et son opposé à d’autre. Le visage qui s’apprêtait à montrer à la jeune fille en était un troisième, manipulateur, vicieux, mais surtout enclin aux reproches. Savoir si la jeune fille se portait bien, si elle était devant lui, c’était que oui. Il n’allait pas perdre du temps avec cela. Non, c’est un autre sujet qui le chiffonnait depuis quelques temps. Il fallait qu’il comprenne les tenants et les aboutissants. Prenant un ton glacial et sanglant, il dit en fixant la jeune fille :

- Mademoiselle Sherwood, depuis combien de temps vous le savez ? Depuis combien de temps vous me dissimulez des informations capital ? Je vous sauve d’un renvoi tout tracé de cette école, et c’est comme cela que vous me remercier ? En me mentant et en dissimulant volontairement des données, cela m’a énormément dessus. Comme vous pouvez vous en doutez, j’ai dû prévenir vos parents de votre attitude. Et je crains qu’il soit été très blessé d’un tel comportement de votre part. Alors Miss Sherwood, à l’avenir lorsque vous apprendrez qu’un élève du nom de OZ est un animagus non déclaré, vous êtes prié de m’en faire part immédiatement. Sinon, je me verrais dans l’obligation que le message pénètre d’une autre façon. Je ne vous fais pas un schéma, mais si vous souhaitez avoir plus de détail, je vous conseille d’en discuter avec votre futur mari.

Gaël restait froid de visage. Il fallait que cette jeune fille comprenne qu’il y a des liens et des respects familiaux. Plus particulièrement, qu’elle aurait dû se douter qu’il était plus que proche de sa famille. Il n’avait pas décidé de punir la jeune fille outre mesure. Il se doutait bien que les parents de la jeune fille sauraient lui faire par des règles de décence qu’elle est censée tenir vis-à-vis du directeur de Poudlard. Ce n’est pas tout de protéger une personne, tout ce paie, tout à un coup. Le directeur finit par reprendre la parole :

- Vous comprendrez donc Miss Sherwood qu’il va falloir réparer vos erreurs, et qu’à partir de ce jour vous m’êtes redevable d’une part de ne pas vous avoir exclu de poudlard, mais d’une autre part de ne pas vous avoir dénoncé au ministère comme étant une personne cachant un animagus non déclaré. Vous savez la complicité dans ces affaires-là, est sévèrement punit. Mais passons, pour le moment. Tant que vous ferez ce que je vous demande, vous aurez ma grâce et ma protection. Mais attention que rien ne s’ébruite, car vous savez les murs ont des oreilles, et ils pourraient apprendre des choses accidentellement.

La jeune fille était prévenue. Il faudra qu’elle veille à bien respecter les choix du directeur. Gaël maintenait un regard direct. Il finit par le rompre et se positionner juste à côté de la jeune fille en étant accoudé contre son bureau. Il s’amusait alors de la surplombé de sa grande taille, avant de prendre une dernière fois la parole, d’un ton sec, direct, ne demandant aucun commentaire :
 
- Vous vous en prendrez à Miss Evans , je veux que Oz souffre, alors faites en sorte que le serpent sorte une nouvelle fois de sa cachette. Et je ne doute pas qu’en vous en prenant à Miss Evans, il reste très longtemps caché. Mais attention, sa dernière morsure n’est rien par rapport à ce dont il est capable. Mais cela vous devriez déjà le savoir.
-
 
Le directeur attendit patiemment. Il attendait que la jeune fille accepte et lui dise qu’elle avait compris ce que le directeur voulait. Il savait que cela serait une double punition. Il forçait la jeune fille à s’en prendre à sa propre cousine. Mais elle devait comprendre que l’on ne dissimule aucune information au directeur de Poudlard.







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MessageSujet: Re: Une petite discussion s'impose... [PV Gaël Rahl]   Mer 12 Sep - 20:04
"Une petite discussion s'impose..."


Kathleen s’était installée sans un mot, se tenant droite malgré ses côtes douloureuses. Elle avait retrouvé sa posture noble : celle qu’elle adoptait lors des repas qu’organisaient les riches familles sorcières que sa famille côtoyait. Son regard planté dans celui de l’homme, elle devint physiquement aussi impénétrable que sa chère mère. Il était impossible pour quiconque de savoir ce qu’il se passait dans sa tête sans pénétrer dans son esprit. Lorsque Gaël Rahl déposa à l’aide de la magie un paquet devant elle, sur le bureau, elle le suivit des yeux avant de replonger son regard perçant dans celui de son interlocuteur. Elle l’écouta sans l’interrompre, attendant qu’il ait terminé son discours pour répondre à tout ce qu’il lui avait dit.

Kathleen ne montra aucune gratitude lorsqu’il lui rappela qu’elle était encore à Poudlard grâce à lui, aucune crainte lorsqu’il lui fit des menaces à peine voilée, et aucune surprise lorsqu’il lui demanda de s’en prendre à sa cousine. Laissant un long silence s’installer, elle continuait de le fixer. A la voir ainsi, on aurait pu croire qu’elle s’était endormie les yeux ouverts. Même au fond de ses pupilles, il n’y avait pas la moindre trace d’émotions. Pas la moindre trace de vie. Elle ressemblait en tous points à une poupée de porcelaine. Brisant finalement le silence sur un ton neutre, mais d’une voix douce, elle répondit :

« Premièrement, je vous remercie d’avoir conservé ce paquet pour moi jusqu’à maintenant. J’aimerais cependant vous rappeler que, si je ne l’avais pas récupéré lors de notre dernière entrevue, c’était simplement parce que Luka Oz était présent et que je voulais éviter qu’il ne m’interroge après coup pour connaître le contenu de ce paquet. Non pas que je n’aurais pas su lui cacher la vérité, mais lorsque je peux éviter de me retrouver face à un interrogatoire, je le fais. Ensuite... J’avoue. Je sais que mon fiancé est un Animagus depuis notre dernière entrevue. Vous dites que je vous ai menti, mais... A quel moment, monsieur ? Il est vrai que je vous ai dissimulé cette information, mais je pensais qu’un grand Legilimens comme vous n’allait avoir aucune peine à pénétrer dans l’esprit de Luka Oz et tomber sur cette vérité fort accablante. D’autant plus que je ne savais pas encore, à cette époque-là, que mon camarade ne s’était pas déclaré aux autorités. Je l’ai appris il y a peu, à vrai dire. »

Kathleen n’était pas censée savoir que Gaël Rahl était Legilimens, mais elle le savait. Elle avait senti l’esprit de l’homme frôler le sien lors de leur dernière entrevue. Le fait qu’elle rapporte immédiatement son regard sur lui avait suffi à lui faire comprendre qu’elle l’avait senti et il s’était par conséquent immédiatement retiré. Apparemment, il respectait assez la famille Sherwood pour ne pas se permettre d’entrer dans la tête de l’un de ses membres. Ou peut-être était-ce la famille Rowle qu’il respectait ? Il était vrai que le côté maternelle de la famille de Kathleen était bien plus connu des Anglais. Ne laissant pas le silence se réinstaller, la demoiselle poursuivit immédiatement.

« Après... Si je peux me permettre, monsieur, je ne vous ai jamais demandé de m’éviter un quelconque renvoi. Je doute cependant que mes parents soient... Qu’avez-vous dit déjà ? Ah oui « blessés » par mon attitude. Il en faut bien plus, pour les blesser. Je pense plutôt qu’ils vont me tomber dessus pour avoir eu l’audace de ne pas me comporter à la hauteur de mon nom. Eux aussi savent comme s’y prendre pour faire en sorte que les messages qu’ils tentent d’inculquer aux autres « pénètrent », mais vous devez sans doute déjà savoir cela, n’est-ce pas ? »

La Préfète avait bien compris que Gaël Rahl connaissait ses parents. Elle l’avait compris à l’instant où il avait cessé de chercher à pénétrer dans son esprit, la fois passée. Elle avait alors su qu’il connaissait au moins sa mère. Seul un Légilimens qui savait de qui elle était la fille avait pu comprendre que Kathleen Sherwood en savait assez en Occlumancie pour ressentir les pénétrations mentales. La question qu’elle avait posée étant plus réthorique qu’autre chose, elle n’attendait pas de réponse à ce qu’elle venait de demander. C’est pour cette raison qu’elle poursuivit sans attendre que le Directeur prenne la parole.

« Je sais parfaitement ce qu’encoure quelqu’un qui « cache » un Animagus non-déclaré... Et j’imagine donc que vous ne me retiendrez pas si je vous annonce que je vais écrire dès ce soir au Ministère pour les avertir de ce que j’ai découvert, mh ? » Elle laissa un court silence s’installer avant de poursuivre de plus belle, empêchant de justesse Gaël Rahl de répliquer : « Et si vous me renvoyez, mon cher, je n’hésiterai pas à tenir le monde entier informé du fait que vous cachez dans ce château un Animagus non-déclaré... Et vous savez que la complicité, dans ces affaires-là, est sévèrement punie, n’est-ce pas ? »

Elle avait osé. Elle avait premièrement osé faire comprendre à Gaël Rahl qu’il ne pouvait pas la forcé à faire quoi que ce soit en invoquant le fait qu’il lui avait empêché le renvoi. Elle avait en second lieu osé l’appeler « mon cher ». Elle avait osé reprendre ses mots et les retourner contre lui. Finalement, elle avait osé le menacer. Venait-elle de signer son arrêt de mort ? Peut-être. Mais elle en doutait. Le Directeur se trouvait face à une personne qui réfléchissait comme lui : avec un esprit pervers. Il allait devoir s’y faire. L’ombre d’un sourire passa sur les lèvres de la rousse au regard provocateur. Elle décida de porter le coup de grâce en faisant comprendre à l’homme qu’elle n’obéirait pas à ses ordres par ces mots :

« Même si je le voulais, je ne pourrais pas m’en prendre à ma cousine. Je ne peux pas vous en confier la raison... Cela me tuerait. Je vous inviterais bien à pénétrer dans mon esprit pour comprendre, mais je crains que vous n’en ressortiez jamais, ou fou. »

Elle espérait que les premières paroles qu’elle avait dites lui suffiraient pour comprendre ce qui se tramait : elle ne pouvait pas en dire plus. Quant à sa mise en garde, elle était très sérieuse. Elle savait que son esprit ne réagirait pas bien à une attaque extérieure. Tout comme il s’était volontairement fait partir lui-même en vrille lorsque Vladislav Wolkoff s’était mis à lui poser des questions qu’il n’aurait jamais dû poser, Kathleen savait qu’il allait devenir incompréhensible pour une personne extérieure. Elle avait cette certitude qu’il se rendrait volontairement illisible, même si cela venait à rendre son hôte folle. Laissant le silence s’installer, elle attendit que son interlocuteur lui réponde, et ce, sans détacher son regard pénétrant du sien.


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MessageSujet: Re: Une petite discussion s'impose... [PV Gaël Rahl]   Mar 25 Sep - 11:53
Une petite discussion s'impose...


Gaël était assis sur un coin de son bureau afin de surplomber la jeune préfète de Serpentard. Il avait été claire et directe dans ses propos. Il n’y avait selon lui aucune matière à discuter. Mais comme, il semblerait tous les élèves de Serpentard semble être bavard avec lui. Il gardait un visage stoïque et ne dégager aucune émotion. La jeune fille en face de lui oser la défié en direct. Les bras croisés, il attendit qu’elle finisse ses menaces, avant d’un geste rendre la jeune fille muette. Oui, il adorait ce sort et l’utilisait à tord et à travers.  Ce concentrant sur l’ensemble des propos de la jeune fille, il ne répondit pas immédiatement, au contraire. Il se leva de sa place et commença à se balader dans l’ensemble de son bureau, ignorant totalement son invitée. Il avait besoin de réfléchir. Un tel affront devait être puni. Mais de quelle manière ? S’attaquer à elle, serait trop simple et vraiment peu amusant. Lui retirer son colis, intéressant, mais pouvant entrainer des implications trop importante et longue à gérer.  Il s’en prendrait aux parents, il allait s’en prendre directement aux parents de Kathleen. Se sont eux qui paieront le prix de l’insolence de leur fille. Mais, il verrait cela plus tard, ce n’est qu’une pauvre idiote qui n’a pas conscience de ses actes. Et pourtant, ses parents auraient dû la museler un peu, ils sont bien placés pour connaitre l’impact des mots. Gaël se demandait encore ce qu’il allait faire de cette jeune arrogante.  Il devait faire une action qui la marquerait une bonne fois pour toute. Il finit par se lever et se mettre dans le siège de son bureau. Il dévisagea alors la jeune fille en positionnant ses mains sous son menton. Après quelques instants, il finit par prendre la parole :

- Mademoiselle Sherwood, il vous faudra apprendre par la suite à vous taire sérieusement. Vos propos n’ont aucun sens. De plus, j’aurais attendu bien plus de politesse de votre part mais surtout de subtilité. Menacer directement un directeur est bien peu subtil. Pour ce qui est de vos menaces, réitéré les une nouvelle fois et vous perdrez votre statut de préfète. De plus, vous vous verrez attribué un piètre immédiatement à vos prochains travaux. Mais heureusement, je vous proposerais des travaux dirigés pour rattraper votre retard scolaire. Ainsi, à partir de ce soir et ceux jusqu’à à la fin du mois d’Octobre vous serez privé de sortie et vous devrez vous rendre en salle d’étude à partir de 18h et y rester jusqu’à une heure du matin. Vous avez vraiment besoin de travailler.  Vous aurez uniquement le droit de vous rendre à Prés au lard le samedi 29 septembre cas vos parents souhaitent vous voir. De plus, afin que le message soit bien compris par vos parents également, le prix de votre scolarité vient de doubler. Vos parents vont devoir payer de nouveau votre scolarité pour sauvez vos petites fesses d’insolente.

Gaël fit une pause dans ses propos, il n’attendait aucune réaction de la part de la jeune fille. Il la laisserait justifier l’ensemble des ses sanctions à ses parents, qui il n’en doutait pas, sauraient également sanctionner leur progéniture. Du moins, il l’espérait. Enfin, il devait pouvoir finir cet entretien en la maitrisant un peu plus :

- Envoyé donc une lettre  au ministère vis-à-vis de Monsieur Oz, mais vous comprendrez qu’en contrepartie, je me verrais obligé d’envoyer une lettre au ministère pour leur faire part de votre statut, et leur faire part que vous êtes un danger pour vous et la communauté. Vous risqueriez de suivre votre fiancé, je le crains.

Gaël se releva et finit par rendre la parole à la jeune fille, il s’approcha d’elle telle un prédateur sur sa proie. Il avait une drôle d’idée derrière la tête. Il fit en sorte d’avoir une posture où il imposait sa stature à la jeune fille. D’un geste, il fit partir l’ensemble des tableaux du bureau, et baissa les lumières. Il prit une voix très douce et calme. Un sourire sadique se dessinait sur son visage ; Il chuchota alors à la jeune fille :

- Pour ce qui est dû service que je vous ai demandé vous allez le faire. D’une part parce que si vous ne le faite pas vous serez exclu de cette école et que vous ne pourrez vous inscrire dans aucune autre école. D’une seconde part, si vous ne le faite pas, vos parents seront envoyés à Askaban pour leur appartenance au seigneur des ténèbres.

Gaël se posa un peu, fixa la jeune fille. Il pénétra alors son esprit. Elle était une occulumens, certes, mais il était l’un des meilleur legilimens du pays. Prenant au sérieux les anciens propos de la jeune fille, il avait particulièrement bien protégé son esprit. Il ne voulait pas attaquer la jeune fille. Juste lui montrer une image. L’image d’une personne se faisant torturer de manière atroce pendant de longues minutes et heures. La laissant avec cette image dans l’esprit, Gaël se retira et reprit la parole :

- Voila se qu’il arrivera à vos parents à Azkaban, et ceux par votre faute. Enfin, dans les cas où aucun de ses arguments ne vous semble valable, je me verrais contraint d’employer un petit sortilège qui vous obligera à le faire. Je suis sur que vous savez  du quel je parles.

Gaël finit par se positionner de nouveau dans son fauteuil. Il fixait la jeune pour être sûr que le message soit bien compris. Sinon, il devrait sévir, et il n’est pas sûr qu’en vue de la faiblesse de la jeune fille, elle s’en sorte vivante.





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Dernière édition par Gaël Rahl le Sam 29 Sep - 15:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une petite discussion s'impose... [PV Gaël Rahl]   Mar 25 Sep - 22:54
"Une petite discussion s'impose..."


Kathleen, n'ayant à aucun moment tenté de prendre la parole, ne remarqua même pas qu'elle avait perdu sa capacité à communiquer de manière verbale. Elle avait écouté ce que lui disait le Directeur sans broncher. Elle n'avait pas semblé impatiente d'obtenir des réponses à ses questions, ni le moins du monde surprise par la silhouette imposante du sorcier qui la surplombait. Aucune crainte n'était visible sur son visage, pas même après le flot de menaces qu'elle reçut. Après avoir longuement attendu que le sorcier lui laisse la possibilité d'en placer une, elle répondit d'une voix douce et dénuée de toute émotion :

« Je suis navrée, Monsieur, d’avoir cédé à la panique. Au final, nous nous ressemblons beaucoup, vous et moi... Dès que nous nous sentons en danger, nous nous mettons à menacer nos interlocuteurs. Au vu de votre réaction qui, cela dit en passant, est tout à fait compréhensible, je ne peux que m’excuser de vous avoir menacé comme je l’ai fait. Je n’aurais pas dû. Je le regrette. J’imagine qu’il est cependant trop tard pour que je puisse retirer mes paroles. J’ignore pour quelle raison vous tenez à ce que Luka Oz reste au sein de Poudlard, mais j’imagine que vous avez vos raisons. Je me retiendrai donc de contacter les employés du ministère pour les informer de ce que j’ai appris concernant mon camarade. J’espère cependant que vous savez que je ne suis pas réellement un danger pour les autres et pour moi-même... Du moins, pas tant que je continue à prendre ça. » lâcha-t-elle en désignant le paquet qui lui avait été remis par le Directeur.

« J’imagine que vous savez également que le fait de doubler mes frais de scolarité n’aura pas de grand impact sur la fortune de mes parents, mais je respecte cependant votre choix de sanction. Vous pouvez me retirer mon titre de Préfète si vous jugez cela utile. Vous pouvez aussi m’interdire de me rendre à Pré-au-Lard. Vous pouvez également détruire mon parcours scolaire. Je me rendrai tous les soirs dans la Salle d’études, ratant ainsi les dîner servis dans la Grande Salle. Au final, vous pouvez tout à fait mettre fin à ma scolarité dans cet établissement et m’empêcher d’être admise dans une autre école, ou encore envoyer mes parents à Azkaban, mais vous ne pouvez pas me forcer, quoi que vous disiez et quoi que vous me fassiez, à m’en prendre à ma cousine. Je vous ai déjà dit que je ne pouvais pas la blesser, et je ne vois pas comment vous faire comprendre la situation autrement qu’en vous affirmant, sans exagération, que j’en mourrais. »

Lorsque Gaël Rahl avait pénétré dans l’esprit de Kathleen, cette dernière s’était rapidement rendue compte qu’il ne tentait pas d’y voir quoi que ce soit. Au contraire, il semblait plutôt être entré dans son esprit pour y délaisser quelque chose. Aussi détraquée soit la rousse, elle parvint à ne pas se laisser aller à la folie simplement pour se protéger, cette intrusion n’étant clairement pas une tentative d’attaque. Elle n’avait pas semblé être peinée par l’image qui prenait forme dans sa tête. Elle semblait au contraire y attacher très peu d’importance, comme si cela ne l’affectait pas.

« Non pas que je doute de votre capacité à lancer un sortilège d’Imperium, Monsieur, mais le fait est que ce qui me lie à ma cousine dépasse de loin ce que ce sort pourra faire. Je ne parle bien évidemment là pas de liens familiaux, mais de ce qui m’empêche de m’en prendre à elle. J’ai bien compris que votre but, dans tout cela, était de faire souffrir mon camarade. D’ailleurs, cette finalité me plaît plus que je ne saurais vous le faire comprendre, et bien que je ne saisisse pas réellement pour quelle raison vous ne le livrez pas à Azkaban en divulguant son Animagie non-déclarée, je vais vous prouver que je ne vous mens pas en vous proposant une alternative à la torture de Naeva. Luka Oz est, je n’en doute pas, fort attaché à d’autres élèves de cette école. Si je parvenais à trouver quelqu’un d’autre dont la souffrance pourrait affecter mon... fiancé, comptez sur moi pour m’en prendre personnellement à ce sorcier ou cette sorcière. »

Elle prit une profonde inspiration. Retenant un instant l’air dans ses poumons, elle tenta, par le regard, de juger si l’homme qu’elle avait en face d’elle était digne de confiance ou non. Ce qu’elle s’apprêtait à dire pouvait être très mal perçu et pouvait, éventuellement, lui attirer des ennuis si elle les disait à une personne qui pensait tout le contraire de ce qu’elle s’apprêtait à débiter. Après un instant, elle en vint à la conclusion que Gaël Rahl devait avoir les mêmes idées politiques qu’elle. C’est du moins ce qu’elle espérait. Après une courte expiration, elle reprit la parole :

« Je tenterais bien évidemment de trouver une personne appréciée par Luka Oz qui ne soit pas un descendant ou une descendante d’une famille de Sang-Pur, cela va de soit... Nous sommes bien trop précieux pour commencer à nous en prendre les uns aux autres. J’essayerai donc de concentrer mes recherches sur les Sang-Mêlés ou, mieux encore, les Sang-de-Bourbes. Je suis certaine que Luka en apprécie quelques-uns plus qu’il n’apprécie ma cousine. Quoi qu’il en soit, vous pouvez compter sur moi pour mener à bien ces recherches... Du moins, si elles vous semblent être une bonne alternative à votre idée de base qui, j’espère que vous le comprendrez, ne peut pas être réalisée à travers moi, même si je le voulais et même si vous usiez d’un sortilège impardonnable. Oh et... S’il y a quoi que ce soit que je puisse vous offrir afin de vous faire oublier mon impolitesse d’il y a quelques instants, faites-le moi savoir, car, si cela est possible, j’aimerais réellement éviter les nombreuses sanctions que vous avez mentionnées. »

Un sourire poli étira les lèvres de la demoiselle. Elle avait radicalement changé de discours. Elle était passée d’une défense agressive à une défense passive. Ayant déjà de la peine à maintenir des notes aussi bonnes que celles qu’elle avait obtenues les années précédentes, elle ne pouvait pas en plus se permettre de se coucher tous les soirs à une heure du matin avec le ventre vide. La belle sorcière espérait que son minois attachant suffirait à faire oublier la menace à peine voilée qu’elle avait adressée à Gaël Rahl.


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MessageSujet: Re: Une petite discussion s'impose... [PV Gaël Rahl]   Mar 25 Sep - 23:35
Une petite discussion s'impose...


Gaël continuait à regarder attentivement la jeune fille. Il fit mine de se détendre un peu. Mais resta tout de même sur ses gardes. Il écouta d’une oreille attentive l’ensemble des propos de la jeune fille. Il l’a cru lorsqu’elle lui dit qu’elle ne pouvait pas s’en prendre à Naeva. Cela dérangea quelques instants, mais apprécia la réactivité de la jeune fille. Elle avait du répondant, cela lui plaisait. Il reconnaissait bien la famille Sherwood. Ils pouvaient être fière. Mais, ils devraient tout de même faire attention aux propos qu’elle tien devant certaine personne importante. Gaël laissa un silence s’installer. Il avait besoin de réfléchir. La proposition était intéressante, mais à voir de quoi elle était capable. Il finit par reprendre la parole :

- 5 jours. Dans 5 jours maximum, vous devrez mettre à exécution vos engagements. Dans cinq jours, je veux voir Oz dans mon bureau entrain de me supplier d’arrêter. Si ce n’est pas le cas Mademoiselle Sherwood, je vous assure que vous me supplierez d’arrêter. Alors soyez à la hauteur de vos engagements.

Gaël avait été particulièrement direct dans ses propos. Il n’avait laissé aucun moment à la jeune fille de répondre. Il n’y avait pas de discussion à avoir. Elle avait un rôle à jouer, elle devait le tenir. Si ce n’était pas le cas, elle pairait la conséquence de ses actes. De plus, pour ce qui est de sa demande de suppression des sentences, il ne fallait pas le prendre pour un idiot non plus. Il finit tout de même par reprendre la parole pour mettre les choses aux claires :

- Pour ce qui est de votre requête, elle ne sera pour le moment pas retenue. Je pourrais envisager de la revoir en fonction de vos actes mademoiselle.

Gaël finit par se lever de son bureau et faire les cent pas dans la pièce. Il savait que la jeune fille était manipulatrice et que les propos qu’elle lui tenait pouvait être là uniquement pour lui faire plaisir. Elle devrait faire ses preuves si elle ne voulait pas se retrouver dans la même position que son fiancé. Elle devra savoir rester à sa place et écouter les personnes au-dessus d’elle. Mais il savait qu’elle saurait être à la hauteur de sa famille. Il prit le paquet posé sur le bureau et le tendit à la jeune fille afin qu’elle le prenne une bonne fois pour toute. D’un geste il l’invita à se diriger vers la sortie. Mais avant qu’elle ne franchisse le seuil de la porte, il dit :

- N’oubliez pas mademoiselle, vous avez 5 jours, pas un de plus. Sinon, je me verrais dans l’obligation d’aggraver les sanctions que vous avez déjà. Je vous souhaite une bonne fin de journée, et je vous dis à demain 18h

Gaël attendit que la jeune fille sorte de la pièce. Il espérait sincèrement qu’elle était plus intelligente que son collègue, et qu’elle prendrait la porte dans un silence de mort. Elle n’avait pas à dire quoi que ce soit en même temps. Il repartit à son bureau et entreprit d’écrire une lettre à la destination des parents de Kathleen Sherwood afin de les informer du comportement déplacé de leur fille, mais surtout pour leur rappeler le rendrez vous qui devait avoir lieux le dernier week-end de septembre.






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MessageSujet: Re: Une petite discussion s'impose... [PV Gaël Rahl]   Dim 7 Oct - 20:45
"Une petite discussion s'impose..."


Kathleen avait su trouver les mots pour détourner l'attention du Directeur de sa cousine. C'était en soit une victoire à elle toute seule. Cependant, il n'avait pas levé la sanction concernant les heures de colle et il était toujours probable que ses parents aient à payer pour qu'elle ne soit pas virée de Poudlard. Elle avait toutefois la certitude qu'elle parviendrait à faire ce qui lui avait été demandé : s'en prendre à une personne appréciée de Luka Oz dans les cinq prochains jours. Encore fallait-il qu'elle trouve quelqu'un qui était assez cher aux yeux du jeune homme. Elle avait entendu dire qu'il avait été vu avec Vladislav Wolkoff, le nouveau tout droit venu de Russie. Kathleen allait, pour des raisons évidentes, éviter de s'en prendre à un fils de Mangemort. Il fallait qu'elle trouve quelqu'un d'autre. Luka ne pouvait pas avoir qu'un seul ami au sein du Château... Si ?

"Vous pouvez compter sur moi." Lâcha-t-elle en se levant de la chaise. Elle fit une brève révérence puis se dirigea vers la sortie lorsqu'elle se souvint subitement d'un détail dont elle fit part en se retournant : "Cependant, Monsieur Rahl, je ne pourrai pas être présente demain soir à 18h00. Madame Pomfresh a insisté pour que je passe deux nuits en observation ; elle m'a menacée de venir me chercher dans mon dortoir si je ne me rendais pas à l'infirmerie pour y dormir... Sur ce, je vous souhaite donc un bon week-end. A lundi, Monsieur."

L'infirmière de Poudlard avait beau respecter comme il se doit le Directeur, elle n'hésiterait pas à contacter des sorciers haut-placés si elle apprenait que Gaël Rahl empêchait une élève de recevoir les soins dont elle avait besoin et qu'il la gardait éveillée tard dans la nuit alors qu'elle venait de subir des maux inimaginables et qu'elle avait frôlé la mort de près. Kathleen le savait, et elle ne doutait pas qu'il en était de même pour le directeur. C'est pour cette raison qu'elle se permit de la saluer une dernière fois d'un simple geste de la tête avant de quitter les lieux. Après tout, ce n'était pas par volonté d'échapper à quelques nuits blanches qu'elle n'allait pas pouvoir se rendre le lendemain en salle de retenue, mais bien parce qu'il était clair que Madame Pomfresh veillerait à ce qu'elle dorme à l'infirmerie. Kathleen Sherwood descendit avec peine les escaliers en colimaçon, car elle avait encore mal partout, même si elle n'en montrait rien.

[Fin du RP]


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Une petite discussion s'impose... [PV Gaël Rahl]

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